Actionnariat salarié non coté à l’international : entre FCPE français et ESOP américain.

Le Groupe ALVEST, leader mondial du matériel aéroportuaire, a réalisé récemment une opération d’actionnariat salarié international conjuguant un FCPE français et un ESOP américain. Mais est-ce le premier programme de ce type dans le monde comme l’affirme leur communiqué ?

Actionnariat salarié non coté : entre FCPE et ESOP

En juin dernier, le Groupe ALVEST (société française non-cotée, CA 330 millions d’euros, 1 400 personnes à travers le monde) a réalisé une opération d’actionnariat salarié qui conjugue un FCPE français et un ESOP américain. Cette initiative a sûrement été lancée afin d’associer les salariés à l’opération de LBO réalisée en 2013.
L’opération d’actionnariat salarié, qui prévoyait un abondement de la part du Groupe au côté de l’investissement des salariés, comporte deux volets : un investissement à travers un FCPE ouvert à la plupart des pays où le Groupe est présent (France, Canada, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Emirats Arabes unis, Hong Kong, Singapour) et un investissement à travers un ESOP mis en place pour les salariés américains.

Quand les entreprises innovent…

Dans le communiqué publié le 12 juin 2014, ALVEST souligne « qu’il s’agit d’une double innovation en matière d’actionnariat salarié ». Le Groupe précise que « c’est en effet la première fois qu’une société non-cotée ouvre un FCPE international de façon aussi large et en particulier au Canada (nous félicitons ALVEST pour cette initiative !), et la première fois également qu’un FCPE est monté concomitamment à un ESOP ».
Sur ce dernier point nous avons quelques réserves. En 2008, Eres a réalisé le même type de montage (FCPE+ESOP) pour un de ses grands clients non-cotés (CA 160 millions d’euros, 1 000 salariés dans le monde). Le périmètre de l’opération a été plus réduit (3 pays uniquement) mais un FCPE a été ouvert aux salariés en France et aux Pays-Bas et un ESOP a été mis en place pour les salariés aux Etats-Unis. Les souscripteurs à l’offre ont bénéficié d’un abondement de 100% jusqu’à 1000 euros. L’opération a rencontré un fort succès puisque le taux de souscription s’est élevé à 50% (contre une moyenne de 44% dans les grands groupes cotés français, cf Panorama de l’actionnariat salarié Eres). Depuis les salariés ont revendu leurs parts en réalisant une très belle plus-value et ont souscrit à une deuxième opération en 2012.

Le succès au rendez-vous

Une première ou deuxième mondiale (sachant que même si le montage n’est pas très commun, d’autres opérations de ce type, n’ayant pas fait l’objet d’une médiatisation, peuvent exister), ce qui compte au final, c’est le succès de l’initiative du Groupe ALVEST : 38% des salariés éligibles ont choisi d’investir dans le programme. « Les salariés français, qui ont pu investir à travers leurs primes d’intéressement et de participation, ont largement contribué à ce succès, certaines filiales atteignant des taux de près de 80% » commente ALVEST dans son communiqué.

Retrouvez  notre saga de l’actionnariat salarié

Episode 1 : savoir quand se lancer.
Episode 2 : partir de ses objectifs et non pas des outils.
Episode 3 : de la bonne utilisation de la boîte à outils.
Episode 4 : un (futur) bénéficiaire averti en vaut deux !
Episode 5 : un art d’exécution.
Conclusion : réconcilier travail et capital.

Projet d’actionnariat salarié ? Les avantages du FCPE d’actionnariat.

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