Actionnariat salarié : un (futur) bénéficiaire averti en vaut deux !

La saga de l’actionnariat salarié, épisode 4. Une fois les outils nécessaires à votre opération d’actionnariat salarié sélectionnés, il vous faut désormais communiquer auprès des futurs bénéficiaires. Points importants, pièges à éviter, on vous dit tout dans ce nouvel épisode.

La communication en amont du projet, un enjeu de premier plan

Convaincre les salariés…

C’est une évidence : il ne peut y avoir d’actionnariat salarié sans une triple volonté du chef d’entreprise, des actionnaires… et des salariés eux-mêmes ! Comment entraîner le maximum de collaborateurs dans un projet d’ouverture du capital ? Comment vaincre les réticences de ceux qui n’apprécient guère les mots « capital », « action » ou « dividende » et intéresser ceux qui n’y connaissent rien (ou si peu) ?

Une chose est sûre : on peut avoir conçu le meilleur schéma envisageable, parfaitement adapté à ses objectifs, si on ne le met pas en valeur, on jette cette valeur par les fenêtres. De fait, le volet communication/pédagogie est capital dans la réussite d’une opération d’actionnariat salarié. D’autant que la précision clinique de la documentation réglementaire peut en rebuter plus d’un.

Tout l’exercice pour l’employeur consiste donc, non seulement à faire comprendre l’enjeu du projet pour l’entreprise et les salariés, mais aussi à rendre le sujet accessible, sans le tronquer.

… tout en leur expliquant les risques encourus

Quelles que soient les aides et garanties proposées dans le schéma d’actionnariat salarié, investir en actions, qui plus est en actions d’une seule entreprise est doublement risqué. Si les exemples de sinistres sont peu nombreux et que le gain moyen pour les salariés est élevé, des déconvenues ont déjà été observées dans certains secteurs comme celui des télécoms ou de l’industrie.

Pour s’éviter des conséquences sociales potentiellement néfastes, il est indispensable de veiller à la bonne information des salariés quant à ces risques, ainsi qu’à l’importance de conserver une diversification suffisante et adaptée à leur surface financière (en proposant, si possible, des investissements réguliers, des possibilités de sécurisation des plus-values ou en plafonnant les versements).

Des moyens de communication multiples

Il n’y a pas de dispositif de communication idéal. La meilleure façon de diffuser l’information est de passer par les canaux habituels de l’entreprise, avec au moins deux canaux distincts afin de maximiser l’impact. On peut ainsi citer l’intranet/réseau social d’entreprise, le journal interne, les réunions de managers, la grand-messe avec intervention du chef d’entreprise, les tutoriels vidéo…

Il faut cependant veiller, le cas échéant, à ajuster le discours aux différentes typologies de salariés. Dans les sociétés avec plusieurs sites et/ou disposant de filiales à l’étranger, l’entreprise aura tout intérêt à s’appuyer sur un réseau pérenne de relais locaux (RH, managers) pour une explication de texte adaptée à la population concernée.

Les entreprises ayant une forte culture d’actionnariat salarié sont passées maîtres dans cet art de la communication. Certaines multiplient ainsi, à chaque opération, les moyens de communication, des plus simples aux plus sophistiqués : mails, campagnes d’affichage sur sites, ateliers, roadshows, supports vidéo, webinaires ou encore simulateurs sur tablettes numériques… Les possibilités sont innombrables !

Une communication en aval à ne pas laisser de côté

Communiquer avant l’opération d’actionnariat salarié ne suffit pas à assurer la réussite de l’opération sur le long terme. Il faut également penser à l’après, notamment par une communication régulière sur les résultats et la stratégie de l’entreprise. Cet aspect est essentiel pour que les salariés concernés se sentent pleinement actionnaires.

Il l’est toutefois également pour que d’autres (dont les nouveaux embauchés) aient envie de rejoindre l’aventure par le biais de futures opérations. D’où l’intérêt de cultiver un réseau de correspondants/référents locaux. Beaucoup de sections syndicales et, là où elles existent, les associations d’actionnaires salariés, contribuent largement à la circulation des informations utiles.

Certaines entreprises vont même encore plus loin – y compris dans le non coté – en proposant à leurs collaborateurs des serious games, à savoir des sessions de jeu en présentiel ou en e-learning pour les initier à la gestion d’entreprise, à l’épargne salariale et aux fonds d’actionnariat salarié.

Eres au service de la réussite de votre projet

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Retrouvez les autres articles de notre saga de l’actionnariat salarié

Episode 1 : savoir quand se lancer.
Episode 2 : partir de ses objectifs et non pas des outils.
Episode 3 : de la bonne utilisation de la boîte à outils.
Episode 5 : un art d’exécution.
Conclusion : un dispositif qui réconcilie travail et capital.

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