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Du fonctionnement à la mise en place

L'essentiel de
l'assurance vie

L’assurance vie est un contrat proposé par une compagnie d’assurance qui permet de placer de l’argent dans le temps. Le souscripteur peut effectuer des versements selon ses possibilités et choisir comment son épargne est répartie entre différents supports d’investissement. Le contrat précise également les règles relatives aux retraits, à la fiscalité des gains et à la transmission du capital aux bénéficiaires désignés.

Qu'est-ce que l'assurance vie ?

L’assurance vie est un produit d’épargne à long terme qui permet de placer des sommes d’argent sur des fonds sécurisés et des unités de comptes plus dynamiques, en fonction des objectifs de l’épargnant. Ce contrat offre également des règles encadrées pour le retrait des sommes et pour la transmission du capital, avec des dispositions fiscales spécifiques après plusieurs années de détention. 

Ce mécanisme offre ainsi une combinaison de gestion de l’épargne, de flexibilité et de planification patrimoniale. 

Le + de l'Assurance Vie

Après 8 ans : un abattement sur les gains

Avec une assurance vie, l’imposition des gains dépend notamment de la durée de détention du contrat, mais aussi de la date et du montant des versements. Après huit ans, un abattement annuel peut s’appliquer sur les gains retirés : 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Au-delà de cet abattement, les gains peuvent être soumis à l’impôt sur le revenu ou au prélèvement forfaitaire, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux, selon les règles fiscales en vigueur.

Sommaire

Un équilibre entre sécurité et rendement

L’assurance vie permet de placer son épargne sur différents types de supports. Les fonds en euros offrent une sécurité du capital investi, car l’assureur garantit que les sommes versées ne diminueront pas. Les unités de compte, en revanche, dépendent de l’évolution des marchés financiers et peuvent voir la valeur de l’épargne augmenter ou diminuer. Cette organisation permet à chaque souscripteur de choisir comment répartir son argent en fonction de ses objectifs et de son horizon d’investissement.

Comment fonctionne une assurance vie ?

L’alimentation du contrat

Le contrat peut être alimenté par différents types de versements (appelés primes). Le souscripteur peut effectuer des versements ponctuels à tout moment, ou mettre en place des versements programmés selon une périodicité définie. Le montant minimum des versements peut être fixé par l’assureur dans les conditions du contrat.  

Les primes versées sur une assurance vie peuvent prendre différentes formes : 

  • Prime unique : un seul versement au moment de la souscription ; 
  • Primes périodiques : versements réguliers (mensuels, trimestriels, annuels) tout au long de la durée du contrat ; 
  • Primes libres : versements effectués selon la convenance du souscripteur, sans obligation de régularité. 

Les supports d’investissement 

Les sommes versées sur un contrat d’assurance vie sont investies sur différents supports financiers proposés par l’assureur. La répartition de l’épargne entre ces supports peut être définie lors des versements ou modifiée au cours de la vie du contrat. Les supports disponibles se répartissent généralement en deux catégories principales : les fonds en euros et les unités de compte. 

I- Les fonds en euros 

Les fonds en euros se caractérisent par une garantie du capital investi par l’assureur. Ils bénéficient également d’un effet cliquet”, ce qui signifique que les intérêts crédités chaque année sont définitivement acquis et ne peuvent pas être remis en cause. Le rendement est déterminé annuellement par l’assureur, selon les conditions du contrat. 

Ce type de support présente certaines caractéristiques spécifiques. La valeur du capital investi ne peut pas diminuer, hors frais prévus par le contrat, et l’évolution du capital repose sur les intérêts attribués chaque année. En contrepartie, le rendement observé peut être inférieur à celui d’autres supports financiers. Selon les contrats, l’accès au fonds en euros peut également être conditionné à un investissement partiel sur d’autres supports. 

II. Les unités de compte 

Les unités de compte correspondent à des supports d’investissement dont la valeur dépend de l’évolution des marchés financiers. Les sommes investies peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse. 

Ces supports peuvent être investis dans différents types d’actifs financiers, tels que des actions, des obligations, des fonds d’investissement ou des supports immobiliers comme les SCPI ou les OPCI. 

Les unités de compte permettent d’accéder à une diversité d’actifs financiers et peuvent présenter un potentiel d’évolution différent selon les marchés. Toutefois, la valeur des investissements peut varier dans le temps et le capital investi n’est pas garanti. Les performances dépendent notamment de l’évolution des actifs financiers auxquels ces supports sont liés. 

La durée du contrat

Un contrat d’assurance vie ne comporte pas de durée maximale obligatoire. Il peut rester ouvert tant que le souscripteur souhaite le conserver. La durée de détention peut toutefois avoir une incidence sur les règles fiscales applicables lors des retraits. 

Le contrat prend fin en cas de rachat total ou au décès de l’assuré, entraînant alors le versement du capital aux bénéficiaires désignés, selon les conditions prévues. 

Les retraits (rachats)

Le souscripteur d’un contrat d’assurance vie peut demander le retrait d’une partie ou de la totalité des sommes présentes sur le contrat. Dans le cadre de l’assurance vie, ces retraits sont appelés rachats. Les modalités de retrait, les délais de versement des fonds et les frais éventuels sont précisés dans les conditions du contrat. 

  • Un rachat partiel consiste à retirer une partie de l’épargne disponible tout en maintenant le contrat ouvert. Le capital restant continue alors d’être investi sur les supports sélectionnés. 
  • Un rachat total correspond au retrait de l’ensemble des sommes présentes sur le contrat. Cette opération entraîne la clôture du contrat d’assurance vie. 

Dans certains cas, l’épargne constituée peut également être transformée en rente viagère. Le capital est alors converti en un revenu versé de manière périodique à l’assuré, jusqu’à son décès, selon les conditions définies par l’assureur. 

Récupérer l’épargne placée sur un contrat d’assurance vie, en France, est possible de plusieurs manières, selon les besoins et les objectifs du souscripteur. La fiscalité s’appliquant aux intérêts à la sortie du capital dépend alors de l’âge du contrat.  

Les conditions de transmission

Un contrat d’assurance vie permet de désigner une ou plusieurs personnes appelées à recevoir le capital présent sur le contrat en cas de décès de l’assuré. Cette désignation est prévue dans la clause bénéficiaire, intégrée au contrat. Le souscripteur peut choisir librement les bénéficiaires et modifier cette clause au cours de la vie du contrat, selon les modalités prévues. 

La transmission des capitaux issus d’un contrat d’assurance vie est encadrée par des règles fiscales spécifiques. Celles-ci dépendent notamment de l’âge de l’assuré au moment des versements et du montant des primes versées sur le contrat. 

I- Les primes versées avant 70 ans 

Pour les primes versées avant l’âge de 70 ans, les capitaux transmis aux bénéficiaires peuvent bénéficier d’un régime fiscal spécifique. Les capitaux décès ne sont pas soumis aux droits de succession dans les conditions prévues par la réglementation fiscale. 

Chaque bénéficiaire peut bénéficier d’un abattement de 152 500 € sur les capitaux transmis. Au-delà de ce montant, les sommes peuvent être soumises à une taxation de 20 % jusqu’à 700 000 €, puis de 31,25 % pour la part excédant ce seuil, selon les dispositions fiscales en vigueur. 

II- Les primes versées après 70 ans 

Les primes versées après l’âge de 70 ans relèvent d’un régime fiscal différent. Les versements effectués bénéficient d’un abattement global de 30 500 €, tous bénéficiaires et tous contrats d’assurance vie confondus. 

Au-delà de ce montant, les primes versées peuvent être soumises aux droits de succession, selon les règles applicables et le lien de parenté entre l’assuré et les bénéficiaires. Les intérêts générés par ces primes ne sont généralement pas inclus dans l’assiette des droits de succession, dans les conditions prévues par la réglementation fiscale.

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Quels sont les avantages de l'assurance vie ?

La constitution d’un capital

Un contrat d’assurance vie permet de constituer une épargne dans la durée grâce aux versements réalisés par le souscripteur. Les sommes placées peuvent être destinées à différents projets, tels que la préparation de la retraite, le financement d’un projet immobilier ou encore les études des enfants. 

Des modalités de gestion flexibles

Après un versement initial réalisé lors de l’ouverture du contrat, le souscripteur peut effectuer des versements supplémentaires à tout moment, sous forme de versements libres ou programmés, selon les conditions prévues par le contrat. L’épargne peut être répartie entre différents supports d’investissement proposés par l’assureur et cette répartition peut être modifiée au cours de la vie du contrat. Des retraits peuvent également être réalisés selon les modalités prévues par le contrat, avec des règles fiscales qui dépendent notamment de la durée de détention. 

Un cadre fiscal spécifique

La fiscalité de l’assurance vie s’applique lors des retraits (rachats) et dépend de plusieurs facteurs : la durée de détention du contrat, le montant et la date des versements, ainsi que le ratio entre capital et gains. 

Lors d’un retrait, seule la part correspondant aux gains est imposable. Chaque retrait est ventilé au prorata du capital et des gains présents sur le contrat : on ne retire jamais 100 % de gains. Par exemple, si le contrat vaut 120 000 € dont 20 000 € de gains, un retrait de 12 000 € comprend 10 000 € de capital et 2 000 € de gains, et seule cette partie est soumise à l’imposition. 

Les règles fiscales varient selon la durée de détention du contrat : 

I- Contrat souscrit depuis moins de 8 ans

Pour un contrat détenu depuis moins de huit ans, les gains issus des rachats sont soumis à une imposition globale (PFU) de 30 %, correspondant au prélèvement forfaitaire unique. Ce taux comprend 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu (sauf option pour l’imposition selon le barème progressif) et 17,2 % de prélèvements sociaux. 

II- Contrat souscrit depuis plus de 8 ans :  

La fiscalité dépend notamment du montant total des primes versées et de leur date : 

  • Pour les versements réalisés avant le 27 septembre 2017, les gains peuvent être imposés selon le PFU ou le barème progressif, avec des règles particulières par contrat et par souscripteur.  
  • Pour les versements réalisés après le 27 septembre 2017, les gains sont en principe soumis au PFU (12,8 % + 17,2 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif. 

Après 8 ans, un abattement annuel peut s’appliquer sur les gains retirés : 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, dans les conditions prévues par la réglementation. Au-delà de ces montants, les gains peuvent être imposés selon les taux applicables et en fonction des seuils liés aux primes versées. 

L’accès à différents supports d’investissement

Les contrats d’assurance vie permettent d’investir l’épargne sur plusieurs types de supports financiers, notamment des fonds en euros et des unités de compte. Cette organisation permet de répartir l’épargne selon le profil de l’épargnant et d’ajuster le couple rendement / risque. Les fonds en euros garantissent le capital et créditent des intérêts chaque année, tandis que les unités de compte peuvent évoluer à la hausse ou à la baisse en fonction des marchés financiers. La combinaison de ces supports permet de moduler la sécurité et le potentiel de rendement de l’épargne, selon les objectifs et l’horizon d’investissement de chaque souscripteur. 

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Quelles sont les limites de l’assurance vie ?

L’assurance vie présente également certaines limites liées aux frais appliqués, aux caractéristiques des supports d’investissement et aux règles fiscales applicables aux retraits. 

Des frais pouvant s’appliquer au contrat

Selon les contrats, plusieurs catégories de frais peuvent être appliquées. Il peut s’agir de frais prélevés lors des versements, de frais de gestion prélevés chaque année sur l’épargne présente dans le contrat ou encore de frais liés aux opérations d’arbitrage entre les supports d’investissement. Le niveau et la nature de ces frais varient selon les contrats et les assureurs. Ils sont précisés dans la documentation contractuelle remise au moment de la souscription. 

Des rendements variables selon les supports

La performance d’un contrat d’assurance vie dépend des supports d’investissement choisis. 

  • Les fonds en euros offrent une sécurité du capital : le capital investi est garanti et les intérêts sont définitivement acquis chaque année grâce à l’effet cliquet. Leur rendement est fixé annuellement par l’assureur et reste généralement faible à modéré. 
  • Les unités de compte, en revanche, présentent un risque plus élevé car leur valeur dépend de l’évolution des marchés financiers. Le capital investi n’est pas garanti, mais le potentiel de rendement peut être plus élevé que celui des fonds en euros. 

Cette distinction permet à chaque souscripteur d’ajuster son épargne selon son profil de risque et ses objectifs de rendement, en combinant les deux types de supports si nécessaire. 

Une fiscalité qui dépend de la durée de détention

Les règles fiscales applicables aux gains réalisés dans un contrat d’assurance vie varient notamment en fonction de la durée de détention du contrat. Les retraits effectués avant huit ans peuvent être soumis à une imposition différente de celle applicable après cette durée. Les conditions d’imposition dépendent également du montant des versements réalisés et des dispositions fiscales en vigueur au moment du retrait. 

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Qui peut souscrire à un contrat d’assurance vie ?

L’assurance vie est un contrat d’épargne accessible à toute personne physique, sous réserve des conditions prévues par l’assureur lors de la souscription. Elle peut être ouverte par un majeur pour lui-même ou, dans certains cas, au nom d’un mineur avec l’accord de son représentant légal. 

Ce type de contrat peut être utilisé dans différents contextes d’épargne. Certaines personnes l’utilisent pour constituer une épargne dans la durée, tandis que d’autres l’emploient dans le cadre de la préparation de projets futurs ou pour organiser la transmission d’un capital aux bénéficiaires désignés. 

La place de l’assurance vie dans l’épargne des Français

Dans cette vidéo, Caroline Cellard, Responsable de l’Expertise Juridique et Patrimonialedécrypte le fonctionnement de l’assurance vie, ses principales caractéristiques et son utilisation dans le cadre de la gestion de l’épargne et de la transmission patrimoniale. 

Comment mettre en place
un contrat d'assurance vie ?

Nous vous accompagnons dans la mise en place de votre contrat d’Assurance Vie Eres La Vie, qui prévoit différentes modalités de gestion et d’investissement.

L'Assurance Vie en 3 points

Pour résumer :

L’assurance vie permet de constituer une épargne dans la durée. Le contrat prévoit des modalités de versement, de gestion et de retrait de l’épargne, ainsi que des règles spécifiques en matière de fiscalité et de transmission du capital. 

La fiscalité dépend notamment de la durée de détention du contrat. Après huit ans, un abattement annuel peut s’appliquer sur les gains retirés : 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, dans les conditions prévues par la réglementation fiscale. 

Un contrat d’assurance vie peut proposer différents supports d’investissement, notamment des fonds en euros, dont le capital est garanti par l’assureur, et des unités de compte, dont la valeur dépend de l’évolution des marchés financiers et pour lesquelles le capital n’est pas garanti. 

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