Ce chiffre a été publié en mai dernier par la DREES* dans son étude sur les retraités et les retraites en 2015.

La pension de retraite moyenne brute progresse de 0,9% par rapport à 2014. En 2015, la revalorisation des pensions de retraite étant presque nulle (0,1%), la hausse provient du remplacement de retraités âgés ayant une retraite faible par des retraités plus jeunes avec une retraite plus élevée, c’est «l’effet de noria ».

Ce chiffre de 1 334€ n’intègre pas les rentes issues de régimes de retraite supplémentaire facultatifs qui restent très faibles. Ainsi, les pensions issues de ces régimes à la fois collectifs (PERCO, article 83, article 39, article 82 et PERE) et individuels (PERP, Madelin, PREFON) ne représentent au total que 1,9% des pensions issues des régimes obligatoires. A cela on pourrait ajouter une partie des retraits de l’assurance-vie et des livrets bancaires mais cette épargne n’est pas sanctuarisée avant la retraite et est donc volatile.

Tous les pays européens ont construit un système à plusieurs piliers : le régime de base obligatoire (équivalent de la CNAV pour les salariés du secteur privé), le régime complémentaire obligatoire géré de façon paritaire comme en France (ARRCO AGIRC) ou privé comme aux Pays-Bas ou en Suisse, les régimes supplémentaires facultatifs d’entreprise et les régimes supplémentaires facultatifs individuels. Sur ce point la France est très en retard puisque les cotisations à ces mêmes régimes restent eux aussi faibles, seulement 4,3% du montant des cotisations aux régimes obligatoires.

*Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques

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