Dans la nouvelle édition de son étude, Eres mesure, pour la deuxième année consécutive, la performance sur 5 ans des opérations d’actionnariat salarié initiées par les entreprises du SBF120. Le périmètre d’analyse a été élargi et intègre désormais les opérations collectives réalisées entre 2006 et 2011.

Hier, nous avons appris que pour 100€ investis, entre 2006 et 2011, en titres de leur entreprise, les salariés du SBF120 ont réalisé un gain moyen un gain moyen entre 85% (décote et dividende compris, hors abondement) et 574% (avec un abondement de 300%) (cf. post du 20/09/2017).

Mais quelle est la fréquence de gain pour les salariés actionnaires ? L’étude d’Eres répond à cette question et révèle que :

Les salariés ayant souscrit à une opération d’actionnariat salarié (augmentation de capital réservée ou cession d’actions), réalisée par les entreprises du SBF120 entre 2006 et 2011, ont été gagnants dans 78% des cas avec le dividende et la décote (sans tenir compte de l’abondement) alors qu’un actionnaire normal aurait été gagnant dans 68% des cas seulement.

  • Avec un taux d’abondement de 100%*, les salariés auraient été gagnants dans 95% des cas au bout de 5 ans.
  • Abondement et décote permettent de limiter sensiblement le risque pris par les salariés.
  • Ces résultats sont conservateurs dans la mesure où ils partent du principe que le salarié cède ses actions au bout de 5 ans alors que rien ne l’y oblige.

eres

* Taux moyen d’abondement dans les PEE (source : Eres, Baromètre du Partage du Profit)

Méthodologie de l’étude

  • Elle est basée sur des données publiques (documents de référence, communiqués de presse) et des informations issues de la FEAS (Fédération Européenne de l’Actionnariat Salarié).
  • L’analyse ne porte que sur les opérations d’actionnariat salarié « collectives » (proposées à l’ensemble des salariés, au moins en France) et non pas aux opérations ciblées.
  • L’historique est mis à jour en fonction de l’évolution de l’indice SBF120.

Echantillon et méthodologie de la partie sur la performance de l’actionnariat salarié

  • L’étude analyse 149 augmentations de capital réservées aux salariés ou cessions d’actions existantes, réalisées entre 2006 et 2011 par 45 entreprises du SBF120. Seules les opérations classiques (FCPE investi à 100% en actions sans effet de levier) ont été analysées.
  • Nous avons comparé le prix de souscription (avec décote) au prix de l’action 5 ans plus tard.
  • Dans le calcul des gains (pertes), nous avons intégré les dividendes (cash/actions) versés aux actionnaires au cours de la période des 5 ans.
  • Le taux d’abondement n’étant la plupart du temps pas disponible, nous avons simulé les gains (pertes) en appliquant des taux allant de 25% à 300% (maximum légal).

Lire aussi :

Pour 100€ investis, entre 2006 et 2011, en titres de leur entreprise, les salariés du SBF120 ont réalisé un gain moyen de 85% (sans abondement)