L’actionnariat salarié reste performant dans les entreprises cotées en France.

Dans la nouvelle édition de son étude, Eres mesure, pour la cinquième année consécutive, la performance sur 5 ans des opérations d’actionnariat salarié initiées par les entreprises du SBF120. Le périmètre d’analyse a été élargi et intègre désormais les opérations collectives réalisées entre 2006 et 2014 (échéance 2011 à 2019).

L’actionnariat salarié séduit de plus en plus les entreprises et les salariés.

  • En 2019, 40 opérations collectives ont été menées par 36 entreprises du SBF120, sous forme d’augmentations de capital réservées aux salariés ou de cessions d’actions. Il s’agit d’un nouveau record.
  • 62 entreprises du SBF120 ont réalisé 313 opérations au cours des 10 dernières années.
  • En moyenne, les entreprises réalisent une opération tous les 2 ans.
  • En 2019, Plus d’1 salarié du SBF120 sur 3 est actionnaire de son entreprise.

Performance : gain moyen et fréquence de gain

Si l’actionnariat salarié est fortement plébiscité, c’est parce qu’il est performant.

Gain moyen pour les actionnaires salariés

Le Panorama de l’actionnariat salarié d’Eres s’intéresse depuis plusieurs années à la performance des opérations collectives d’actionnariat salarié (augmentation de capital réservée ou cession d’actions) réalisées par les grandes entreprises cotées en France.

Les derniers résultats montrent que :

pour 100€ investis, entre 2006 et 2014, en titres de leur entreprise, les salariés du SBF120 ont réalisé un gain moyen entre 111% (décote et dividende compris, hors abondement) et 300% (avec un abondement de 100%).

Il est important de noter que ce gain est en plus exonéré d’impôt sur les plus-values grâce au régime dérogatoire du PEE.

Fréquence de gain pour les salariés actionnaires.

Les salariés ayant souscrit à une opération d’actionnariat salarié (augmentation de capital réservée ou cession d’actions), réalisée par les entreprises du SBF120 entre 2006 et 2014, ont été gagnants dans 81% des cas avec le dividende et la décote (sans tenir compte de l’abondement) alors qu’un actionnaire normal aurait été gagnant dans 77% des cas seulement.

  • Avec un taux d’abondement de 100%*, les salariés auraient été gagnants dans 93% des cas au bout de 5 ans.
  • Abondement et décote permettent de limiter sensiblement le risque pris par les salariés.
  • Et la régularité des opérations lisse encore le risque de perte au final sur plusieurs opérations cumulées.
  • Ces résultats sont conservateurs dans la mesure où ils partent du principe que le salarié cède ses actions au bout de 5 ans alors que rien ne l’y oblige.

 

* Taux moyen d’abondement dans les PEE (source : Eres, Baromètre du Partage du Profit)

Performance de l’actionnariat salarié pendant des périodes de crise

Le Panorama Eres a analysé la performance des actions souscrites en 2008* dans le cadre des opérations d’actionnariat salarié. Et les résultats révèlent des performances solides.

Ainsi, les salariés du SBF120 ayant souscrit à une opération d’actionnariat salarié en 2008, ont été gagnants dans 70% des cas avec le dividende et la décote (sans tenir compte de l’abondement) et dans 93% des cas s’ils avaient bénéficié d’un abondement de 100%.

Et ils ont fait un gain moyen, au bout de 5 ans, compris entre 66% sans abondement et 212% avec un abondement de 100%.

Conclusion : l’actionnariat salarié résiste aux crises financières et boursières.

* année qui a connu une chute des marchés de 45% sur le CAC40)

Méthodologie de l’étude

  • Elle est basée sur des données publiques (documents de référence, communiqués de presse) et des informations issues de la FEAS (Fédération Européenne de l’Actionnariat Salarié).
  • L’analyse ne porte que sur les opérations d’actionnariat salarié « collectives » (proposées à l’ensemble des salariés, au moins en France) et non pas aux opérations ciblées.
  • L’historique est mis à jour en fonction de l’évolution de l’indice SBF120.

Echantillon et méthodologie de la partie sur la performance de l’actionnariat salarié

  • L’étude analyse 225 augmentations de capital réservées aux salariés ou cessions d’actions existantes, réalisées entre 2006 et 2014 (échéance 2011 à 2019). par 53 entreprises du SBF120. Seules les opérations classiques (FCPE investi à 100% en actions sans effet de levier) ont été analysées.
  • Nous avons comparé le prix de souscription (avec décote) au prix de l’action 5 ans plus tard.
  • Dans le calcul des gains (pertes), nous avons intégré les dividendes (cash/actions) versés aux actionnaires au cours de la période des 5 ans.
  • Le taux d’abondement n’étant la plupart du temps pas disponible, nous avons simulé les gains (pertes) en appliquant des taux allant de 0% à 100%

 

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