La Fabrique des Fonds, le rendez-vous Eres gestion – T2 2024

La Fabrique des Fonds est un rendez-vous trimestriel court qui vous ouvre les coulisses d’Eres gestion.

La Fabrique des Fonds, le rendez-vous Eres gestion – T2 2024, Eres Group

La Fabrique des Fonds c’est tous les trimestres :
🔎 Un chiffre
📰 Un évènement
✅ Le Zoom ISR

La Fabrique des Fonds – Juin 2024

Chiffre : 3,75%.. promesse tenue 

Ce 6 juin, le Conseil des gouverneurs de la BCE a, pour la première fois en cinq ans, décidé de baisser les taux directeurs de la zone euro. Perchés depuis 9 mois à 4%, le taux de dépôt redescendra bientôt à 3,75%. Une page se tourne, celle du resserrement monétaire le plus drastique et le plus rapide de l’histoire de la zone euro. Cette première baisse de taux, prudente, avait été largement pré-annoncée. On sentait d’ailleurs beaucoup plus de confiance de la part de Christine Lagarde qui annonçait le mois dernier que l’inflation était désormais sous-contrôle. La BCE souhaite envoyer le message qu’elle a retrouvé confiance dans sa capacité à prévoir l’évolution de l’inflation, et qu’elle est prête à soutenir la reprise de l’économie européenne. Pour autant, la BCE se dit toujours dépendante des données futures et n’a donc pas communiqué sur un calendrier de baisse de taux ou même une cible à atteindre. On peut se poser également la question de la capacité de la BCE a mené ce cycle d’assouplissement monétaire sans une action parallèle de la Fed aux Etats-Unis, et les conséquences que cela pourrait avoir sur les entreprises et les marchés européens. 

En l’état, cette décision de la BCE conduit à une légère baisse des taux monétaires. Pour autant, cela ne vient pas modifier nos convictions sur la classe d’actif, qui nous parait toujours attractive à ces niveaux. 

Evènement : S&P révise à la baisse la note de la France

L’agence de notation Standard & Poor’s a décidé d’abaisser la note de la France à AA-. Cette dégradation traduit les doutes de l’agence quant à un retour du déficit sous 3 % en 2027, mais aussi ses estimations de croissance sur les prochaines années plus faibles que celle du gouvernement. 

Pas de conséquence à court terme, la dégradation des finances publiques en France étant un phénomène déjà bien anticipé. Le chiffre de la dette donne toutefois le vertige :  3 100 milliards d’euros selon l’INSEE. Les investisseurs, eux, ne s’y trompent pas et accordent des taux de moins en moins avantageux à la France comparé à ses homologues européens.  

Par exemple, l’écart de taux d’emprunt entre l’Etat français et celui de l’Italie et de l’Espagne s’est réduit de 50 points de base sur ces 5 dernières années. Un remake de la crise des dettes souveraines de 2011 n’est pas à exclure, avec le risque d’une une hausse collective, toute chose égale par ailleurs, du taux auquel les Etats mauvais élèves peuvent financer leur endettement excessif, augmentant la spirale négative d’une dette toujours plus difficile à maitriser. Pour éviter ce scénario, une cure d’austérité semble imparable… 

Concernant nos portefeuilles, nos investissements en obligations d’état ne sont pas focalisés sur la France, nous avons plutôt une exposition et une diversification sur l’ensemble de la Zone Euro. Par ailleurs, nous affichons également une diversification avec une exposition importante sur le crédit. Cette baisse de notation n’aura donc que peu d’impact sur nos portefeuilles.  

 

Le Zoom ISR : Mobilisation climat

L’actualité ISR de ces dernières semaines, c’est une nouvelle mobilisation écologiste lors d’une assemblée générale. Si les protestations font rage devant le siège de TotalEnergies depuis 3 ans lors de son AG, cette année, les protestations se sont dirigées vers Amundi. Plusieurs centaines d’activistes sont venus protestés contre les investissements du géant de l’asset management et notamment sa position de 4° actionnaire du géant pétrolier. Outre le reproche de financer les énergies fossiles par ce type de position, de nombreux acteurs déplorent le manque de transparence du gérant de portefeuille, et son manque d’engagement dans sa gestion pour respecter les Accords de Paris. Dans le même temps, l’entreprise pétrolière tenait elle aussi son assemblée générale durant laquelle le PDG et la stratégie climatique de l’entreprise ont obtenu moins de votes favorables que la fois précédente, preuve d’une mobilisation croissante des actionnaires et des investisseurs pour un plan de transition plus profond.

 

N.B. Tout investissement présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable quant aux performances futures de vos investissements. Les performances ne sont pas constantes dans le temps.

Le contenu est publié à titre d’information uniquement.  Cela ne constitue ni une recommandation, ni une offre d’achat, ni une proposition de vente, ni une incitation à l’investissement ou à l’arbitrage.

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