Selon l’enquête annuelle de la Dares (ministère du Travail), le montant total des sommes versées en 2016 au titre de l’épargne salariale, à 8,9 millions de salariés, s’est élevé à 17,7 milliards d’euros, soit 4,7% de plus qu’en 2015 (16,9 milliards d’euros). Près de 97% des sommes (soit 17,1 milliards d’euros) ont été distribuées dans les entreprises de 10 salariés ou plus. On peut déjà attribuer cette hausse à la « loi Macron » qui est entrée en vigueur en août 2015.

Participation

Les sommes versées au titre de la participation ont fortement augmenté (+6%) pour la deuxième année consécutive et se sont élevées à plus de 6,7 milliards d’euros en 2016. Cette hausse confirme l’amélioration de la situation financière des entreprises en 2016.

Intéressement

Les sommes versées au titre de l’intéressement ont elles aussi poursuivi leur croissance (+3%) pour s’établir à 8,3 milliards d’euros en 2016, probablement du fait de l’augmentation du nombre d’entreprises équipées en accords. Pour la cinquième année consécutive, elles ont dépassé celles versées au titre de la participation.

Abondement

Quant aux sommes distribuées au titre de l’abondement, elles se sont élevées à près de 1,6 milliard d’euros pour l’abondement PEE (+4% par rapport à 2015) et à 513 millions d’euros pour l’abondement PERCO (+6% sur un an).

Au final, l’ensemble de ces compléments de rémunération a continué de progresser (+2%) pour atteindre 2 369 euros en moyenne par salarié bénéficiaire.

En synthèse, deux salariés sur trois touchent presque un mois de salaire brut en épargne salariale. Cette information reste constante depuis 2010.

Les dispositifs restent concentrés dans les grandes et moyennes entreprises. En 2016, seuls 13% des salariés dans les entreprises de 1 à 9 salariés sont couverts par au moins un dispositif contre 93,5% dans les entreprises de 1000 salariés ou plus.

Néanmoins, la loi Pacte prévoit de réduire ces disparités en supprimant le forfait social pour les entreprises jusqu’à 250 salariés sur les versements issus des primes d’intéressement. Les entreprises de 49 salariés verraient le forfait social supprimé pour la participation, l’intéressement et l’abondement dans les plans d’épargne salariale (PEE et PERCO).

L’objectif même affiché par le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire est que « 100 % des Français puissent avoir accès à ces dispositifs ». Une bonne nouvelle pour le développement de ces mécanismes dans les entreprises car ils permettent d’associer dirigeants et salariés à la performance de façon efficace.