En termes d’encours, le marché de l’épargne salariale (125,5 milliards d’euros à fin 2018) représente moins de 10% de celui de l’assurance vie (1 700 milliards d’euros). Pourtant, le potentiel de croissance de ce marché est réel, surtout au niveau des petites entreprises (moins de 50 salariés).

Malgré leurs atouts incontestables et leur démocratisation progressive, les dispositifs d’épargne salariale sont encore peu diffusés. Selon la dernière enquête de la Dares (ministère du Travail), le Plan d’épargne d’entreprise (PEE) est le plus répandu, avec 46,5% de salariés couverts. Viennent ensuite la participation (41,3%), l’intéressement (35,8%) et le plan d’épargne retraite collectif (PERCO), créé en 2003 (24,6%).

Ces dispositifs restent néanmoins concentrés dans les grandes ou moyennes entreprises alors que l’épargne salariale est accessible à toutes les entreprises quelles que soient leur taille, la nature de leur activité ou leur forme juridique, dès lors qu’elles emploient au moins 1 salarié.

En 2017, 85,4% des salariés ayant eu un accès à un de ces dispositifs travaillaient dans une entreprise de 50 salariés ou plus. Dans les entreprises de moins de 50 salariés :

  • Seuls 2,7% des salariés sont couverts par un accord de participation,
  • 7,0% par un accord d’intéressement,
  • 11,4% par un PEE et
  • 4,1% par un PERCO.

Le marché des petites entreprises reste donc très largement à équiper et offre de nouveaux horizons de conquête.

En tant que conseil de l’entreprise, les conseillers en gestion de patrimoine indépendants, les courtiers et les experts-comptables, ont tout intérêt à développer cette compétence pour

  • faire bénéficier leurs clients des avantages de l’épargne salariale encore renforcés avec la suppression totale du forfait social pour les entreprises de moins de 50 salariés et
  • se construire un portefeuille stable sur le long terme.

Ne passez pas à côté d’une telle opportunité et évitez le défaut de conseil !