En termes d’encours, le marché de l’épargne salariale (123 milliards d’euros) représente moins de 10% de celui de l’assurance vie (1 632 milliards d’euros). Pourtant, le potentiel de croissance de ce marché est réel, surtout au niveau des petites entreprises (moins de 50 salariés).

Malgré leurs atouts incontestables (cf. Les atouts de l’épargne salariale), les dispositifs d’épargne salariale sont encore peu diffusés. Selon la dernière enquête de la Direction de l’animation de la recherche des études et des statistiques (Dares), le Plan d’épargne entreprise (PEE) est le plus répandu, avec 46,3% de salariés couverts. Viennent ensuite la participation (41,4%), l’intéressement (35,7%) et le plan d’épargne retraite collectif (PERCO), créé en 2003 (23%).

Néanmoins, ces dispositifs restent concentrés dans les grandes ou moyennes entreprises alors que l’épargne salariale est accessible à toutes les entreprises quelles que soient leur taille, la nature de leur activité ou leur forme juridique, dès lors qu’elles emploient au moins 1 salarié.

En 2015, 87,4% des salariés ayant eu un accès à un de ces dispositifs travaillaient dans une entreprise de 50 salariés ou plus, alors même que ces salariés ne représentaient que 58,2% de l’ensemble des salariés.

Dans les entreprises de moins de 50 salariés,

  • Seuls 3,2% des salariés sont couverts par un accord de participation,
  • 7,7% par un accord d’intéressement,
  • 12,6% par un PEE et
  • 4,4% par un PERCO.

eres

Le marché des petites entreprises reste donc très largement à équiper.

En tant que conseil de l’entreprise, les CGPI et les experts-comptables, ont tout intérêt à développer cette compétence pour faire bénéficier leurs clients des avantages de l’épargne salariale et se construire un portefeuille stable sur le long terme. Ne passez pas à côté d’une telle opportunité !