L’actionnariat salarié renforce l’engagement des salariés.

Une étude de la London School of Economics et de l’Université de Toronto démontre que les salariés qui détiennent des actions de leur entreprise font plus d’heures de travail, prennent moins de jours de congé et sont moins susceptibles de quitter leur emploi.

Perceptions et comportements des salariés actionnaires

L’étude a été menée par des chercheurs des deux universités pendant 6 mois, auprès de 3 800 employés situés dans neuf pays (Royaume-Uni, Irlande, Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis, Canada, Hong Kong, Allemagne et Afrique du Sud). Elle s’intéresse aux perceptions et aux comportements des salariés actionnaires par rapport à ceux qui ne détiennent pas d’actions de leur entreprise.

Les salariés actionnaires plus investis que les autres

L’étude révèle que les actionnaires salariés :

  • font plus d’heures de travail : 73% des salariés actionnaires contre 54% des salariés non actionnaires ;
  • prennent moins de jours de congés : 2,1 jours au cours des 6 derniers mois pour les actionnaires salariés contre 2,7 jours pour les salariés non actionnaires ;
  • sont moins susceptibles de quitter leur emploi : Si 14% des actionnaires salariés déclarent chercher un nouvel emploi, ce taux est de 21% pour les salariés non actionnaires ;
  • sont davantage satisfaits de leur emploi : 73% des actionnaires salariés se disent très ou assez satisfaits de leur travail actuel contre 65% des salariés non actionnaires.

Des bénéfices pour les ressources humaines

La volonté du dirigeant d’associer ses salariés à la réussite de l’entreprise va de fait irriguer et dynamiser toute la politique de ressources humaines de l’entreprise. Les impacts RH de l’actionnariat salarié figurent d’ailleurs en tête des objectifs de déploiement et des bénéfices observés après coup, comme le montre, notamment, l’étude Eres-BDO dans les PME non cotées.

« La preuve est faite que les plans d’actionnariat salarié sont efficaces à la fois pour les employés et les employeurs. Les premiers sont davantage satisfaits de leur emploi. Quant aux deuxièmes, ils en tirent des avantages, car l’actionnariat salarié encourage les comportements positifs des employés, en augmentant, par exemple, les efforts investis ou en améliorant leur loyauté », explique le Dr Rafael Gomez, professeur agrégé et directeur du programme de Relations de travail à l’Université de Toronto.

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