L’annonce d’hier de Carlos Tavares, président du directoire du groupe PSA, sur la prime collective de 4 100€ qui sera versée aux salariés, a fait sensation. Examinons plus en détail le partage du profit dans le secteur automobile. Le Baromètre du partage du profit Eres nous dit tout.

Le partage du profit dans le SBF120

Selon les derniers résultats du Baromètre du partage du profit Eres, la prime moyenne d’intéressement versée par les entreprises du SBF120 (tous secteurs confondus) s’est élevée à 2 543€ en 2018.

Quant à la prime moyenne de partage du profit (intéressement, participation, abondement PEE PERCO) dans le SBF120, elle s’est élevée à 4 137€. Cette prime moyenne cache néanmoins des écarts importants entre les entreprises en 2018 :

  • 21% des entreprises ont versé des primes de partage du profit inférieures à 1 000€.
  • 10% des entreprises ont versé des primes de partage du profit supérieures à 10 000€.
  • L’entreprise la plus généreuse a versé en moyenne 18 708€, par salarié.

Le partage du profit dans le secteur automobile

Selon le Baromètre du partage du profit Eres, les primes moyennes versées aux salariés du secteur automobile en 2018, dans les entreprises du SBF120, se sont élevées à :

  • Prime moyenne d’intéressement : 2 775€
  • Prime moyenne de partage du profit (intéressement, participation, abondement PEE PERCO) : 3 331€.

La prime (prime d’intéressement et prime de participation selon notre lecture) annoncée par Carlos Tavares hier de 4 100€ est donc bien supérieure à la moyenne constatée dans le secteur. Elle est d’autant plus significative que le montant de 4 100€ concerne les salariés aux plus faibles salaires, inférieurs à deux fois le smic. Les salariés bénéficiant d’une rémunération supérieure ont probablement touché (ou toucheront) une somme bien plus importante.

Certains secteurs font encore mieux comme le luxe par exemple où la prime moyenne de partage du profit s’élève à 9 034€.

Mais ce qui compte le plus c’est la volonté des entreprises d’associer les salariés aux bénéfices, à la performance et au capital de l’entreprise. N’oublions pas qu’un salarié impliqué et motivé en vaut deux !

Le partage du profit, on en parle sur BFM Business