Le 16 septembre dernier, l’Apec (Association pour l’emploi des Cadres) a publié son étude annuelle sur l’évolution de la rémunération (fixe, variable et différée) des cadres. Réalisée auprès de 18 000 cadres du secteur privé, elle révèle qu’en 2014 plus d’un tiers des cadres sont concernés par l’intéressement et/ou la participation.

Selon l’étude, en 2014, 41% des cadres qui sont restés dans la même entreprise, ont vu leur rémunération annuelle brute (fixe + variable) augmenter au cours de l’année, une proportion identique à celle de l’an passé (42%) mais en nette baisse par rapport à 2011 (48%).

Les entreprises sont devenues en effet plus prudentes et ont compris qu’augmenter les salaires au détriment de leur marge n’est pas la solution idéale pour surmonter la crise (cf. « Depuis 2008, le taux de marge des entreprises baisse et les salaires réels montent »).

Rémunération différée

Le versement d’éléments de rémunération différée complète souvent le salaire des cadres. L’intéressement et la participation sont des dispositifs collectifs permettant aux salariés d’être associés aux résultats financiers de l’entreprise. Ils concernent, comme l’année précédente, respectivement  39 % et 38 % des cadres. De plus, 25% des cadres bénéficient d’un PEE, 18% d’un abondement du plan d’épargne et 16% d’un PERCO.

Ces différents dispositifs restent encore concentrés dans les grandes entreprises : dans les entreprises de 1 000 salariés et plus, plus de la moitié des cadres perçoivent un intéressement (57%) et/ou une participation (55%) alors que dans les entreprises de moins de 50 salariés, ce taux s’élève à 13% pour l’intéressement et à 7% pour la participation.

Mais la Loi Macron, adoptée définitivement le 10 juillet 2015 et dont l’objectif est de favoriser le développement de l’épargne salariale en baissant le forfait social à 8% sur les primes d’épargne salariale des entreprises de moins de 50 salariés qui s’équipent pour la première fois en participation ou intéressement, permettra d’équiper un plus grand nombre de TPE/PME. Et nous attendrons avec impatience la prochaine édition de l’étude de l’Apec pour connaître les nouveaux chiffres d’équipement.