Indexée sur le Taux Moyen des Obligations des sociétés Privées (TMOP), la rémunération du Compte Courant Bloqué (CCB) baisse depuis plusieurs années et elle est actuellement de 0,97%.

Depuis plusieurs années, la rémunération du CCB est entraînée dans une spirale de baisse : de 3,97% au 1er semestre 2009, le taux de rendement est passé à 0,97% au 2e semestre 2018.

Dans le contexte actuel de taux très bas voire négatifs, la rentabilité des CCB, tout comme des contrats d’assurance vie en euros, est mise à rude épreuve et continue de baisser.

Les CCB ont déjà perdu en attractivité depuis plusieurs années. De nombreux accords, négociés il y a des années, proposent des taux de rendement fixes très élevés par rapport aux marchés obligataires, ce qui s’avère très coûteux pour les entreprises. Ainsi, au lieu de faire baisser le taux (pour l’ajuster au TMOP), elles optent donc pour la suppression du CCB. Mais cette suppression doit s’accompagner de formules alternatives attrayantes pour les salariés dans le cadre du PEE (rappelons qu’une entreprise qui distribue de la participation doit mettre en place un PEE depuis la loi portant réforme des retraites de 2010). Or, les fonds monétaires pâtissent eux-aussi de la baisse des taux, leur rendement est négatif depuis plusieurs années également. Il faut donc réfléchir à d’autres options d’investissement à moyen terme (3 à 5 ans) comme la multigestion pilotée chez Eres qui permet une diversification maximale et une réaction automatique aux évolutions de marché sans coût supplémentaire.

Le CCB est en train de mourir d’une part, faute de rendement et d’autre part, par l’action du législateur qui dans la loi Pacte interdit désormais la création de nouveaux CCB. Un placement sans risque avec du rendement n’existe pas. L’entreprise ne peut pas proposer un livret A avec un taux majoré. Il faut faire comprendre aux salariés que c’est une chimère et que seul l’allongement de la durée de placement permet une prise de risque plus importante et le rendement qui va avec.