Les règles de financement des fonds de pension irlandais ont été introduites en 1990. Elles sont désormais obsolètes et sont en train d’être revues.

La première idée intéressante porte sur l’affectation des ressources entre les cotisants et les retraités. Priorité est donnée aux petites retraites avec pour objectif de servir toutes les pensions jusqu’à 75% de leur montant dans la limite de 30 000€.  Les réserves restantes, une fois que l’on a servi ces pensions minimums, sont réparties entre retraités et cotisants pour continuer à garantir les mêmes engagements pour les deux populations.

La deuxième porte sur la revalorisation des rentes : l’idée est de ne pas réévaluer les rentes au-dessus de la revalorisation des salaires des cotisants pour éviter la double peine : gel des salaires et plus tard pensions moins élevées.

Les autres mesures sont plus classiques et on peut en citer deux. Sans surprise de nouvelles règles de provisionnement seront instaurées des régimes avec pour conséquence d’augmenter celles-ci de 10% en moyenne selon les estimations du gouvernement. Ceci correspond à ce qu’il faut rajouter pour endurer un scénario pessimiste de baisse des actions de 15% et de baisse du rendement des obligations de 0,5%. Le pouvoir des « boards » qui surveillent la gestion des fonds de pensions indépendants des entreprises et des « trustees » est renforcé.

L’Irlande a pris à bras le corps la question du partage des retraites entre les générations.

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