Attirer les talents et les garder, voilà un enjeu majeur de nos start-up et autres jeunes pousses !

Dans son dernier baromètre sur la performance économique et sociale des start-up numériques, EY nous montre que ces entreprises développent leur propre modèle social en associant étroitement les salariés dans le partage de la valeur.

59% du capital de ces entreprises est détenu par les dirigeants et salariés, 74% utilisent des instruments de capitaux propres. Et pour cause, partager la valeur via des mécanismes plus traditionnels (primes ou mécanisme d’intéressement à la performance) s’avère compliqué lorsque l’on sait que le financement reste un enjeu majeur pour ces entreprises. Si le cash manque… qu’à cela ne tienne nous allons distribuer des actions !

Autres chiffres intéressants pour notre sujet qui ressortent de cette étude :

  • +25% d’effectifs entre 2015 et 2016
  • 63% des start-up ont un “EBIT” positif lorsqu’elles dépassent 50 M€ de CA
  • 92% n’ont jamais distribué de dividendes

On apprend aussi que l’enjeu n’est plus seulement de recruter des développeurs, il s’agit aussi maintenant de recruter des commerciaux (pas la même psychologie des populations nous en conviendrons tous, sans arrière-pensée aucune bien sûr).

Parmi les instruments utilisés, 68% sont des BSPCE (Bons de souscription de part de créateur d’entreprise), 18% des actions gratuites (AG), 14% des stocks options (SO).

actionnariat salarié start-up

* le saviez-vous ? Ces charges patronales sont nulles si la start-up répond à la définition de PME Européenne (moins de 250 salariés, CA< 50M€ ou total bilan <43M€) et n’a jamais distribué de dividendes ce qui correspond à la majeure partie des start-up.

Il n’y a certainement pas de bonne ou mauvaise solution… mais si l’on considère :

  • La gratuité comme un avantage simple à comprendre dans l’argumentaire d’embauche ;
  • L’absence de biais dans la réflexion sur la revalorisation de l’action vs bon ou option d’achat qui suppose une croissance notable de la valeur de l’action pour en tirer un avantage ;
  • Et La fiscalité favorable voire très favorable dans certains cas…

… l’attribution gratuite d’actions n’est probablement pas suffisamment mise en valeur si l’on en croit les chiffres évoqués précédemment.

Le chemin ne s’arrête pas là… d’autres dilemmes attendent notre start-up : la valorisation du titre, l’organisation de sa liquidité, les promesses de vente permettant de s’assurer qu’un acheteur potentiel puisse acquérir 100% des actions si c’est sa demande.

Autre sujet à traiter… la réalisation du gain pour l’intéressé en l’absence de dividendes permettant d’assurer un complément de revenu plus ou moins régulier.

L’absence de liquidité des actions non cotées rend la chose compliquée. La cession d’action, alors que l’on est salarié, n’est généralement pas prévue dans les pactes d’actionnaires qui accompagnent le plus souvent ces mécanismes. L’effet pervers serait qu’un collaborateur insatisfait de sa rémunération « classique » (ou de l’absence de dividendes) estime que la seule façon de réaliser son gain soit de quitter l’entreprise (même si le prix est décoté par une clause de « bad living »).

Si nous nous autorisions deux conseils à notre start-up pour mener à bien sa politique dans ce chemin semé d’embûches :

  • ne pas confondre actionnariat et package de rémunération dans la communication qui en est faite
  • tenir ses engagements en s’assurant que les actionnaires soutiennent la politique en acceptant la dilution qui l’accompagne

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