Selon le nouveau rapport de la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale (CCSS), publié en juillet dernier, en 2016, les départs en retraite au régime général se sont élevés à 607 000, en hausse de 3,4% par rapport à 2015 (587 000).

Pour la CCSS, « cette augmentation est liée aux effets du recul de l’âge légal de départ sans décote par paliers successifs avec des effets variables d’un exercice à l’autre sur les flux de départs à la fois s’agissant des effectifs totaux de liquidants mais également sur leur répartition dans l’année. »

La CCSS révèle aussi qu’au 31 décembre 2016, en France métropolitaine, le nombre de retraités du régime général s’élève à plus de 14 millions pour 17,5 millions de cotisants, soit un rapport démographique de 1,3 cotisant pour un retraité.

Ce ratio s’est fortement dégradé depuis 2002 (cf. graphique 1), l’effectif de retraités progressant plus rapidement que le nombre de cotisants (respectivement +2,6% par an contre +0,5% par an en moyenne). La Commission précise que l’arrivée à l’âge de la retraite des générations du baby boom et l’allongement de l’espérance de vie sont à l’origine de cette baisse tendancielle du ratio démographique.

Il est intéressant de noter que selon les dernières projections du Conseil d’orientation des retraites (COR), le ratio d’actifs cotisants / retraités sera d’environ 1,65 à l’horizon 2020, de 1,4 à l’horizon 2040 et de 1,35 à l’horizon 2060 (cf. rapport  « Retraites : perspectives  2020, 2040 et 2060 »). Et comme vous pouvez le constater, ces chiffres sont assez éloignés de la réalité vu que le ratio actuel est de 1,3…

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Ce phénomène généralisé de baisse du rapport actifs/inactifs, qui, selon l’OCDE, devrait se poursuivre à un rythme relativement constant à l’avenir, pèse sur nos systèmes de retraite. Concrètement, le financement de nos retraites reposera sur une part toujours plus réduite d’actifs, ce qui entraînera à l’avenir une baisse du montant des pensions distribuées.

Face à cette situation, nos économies et nos sociétés doivent donc prendre dès maintenant des mesures importantes et éviter les ajustements temporaires pour gérer les déséquilibres financiers.

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