BDO, 5e réseau mondial d’expertise comptable et de conseil aux entreprises, a étudié le coût du travail pour 8 pays européens, les résultats placent la France en haut du podium.

L’objectif est de comparer les taux de prélèvement sociaux, les taux d’imposition sur le revenu et les salaires nets des pays européens parmi 3 tranches de revenu (50 K€, 100 K€ et 1000 K€) pour un couple avec 2 enfants et pour une personne célibataire. Les résultats montrent de grandes disparités entre la France et les 7 autres pays étudiés.

Selon l’étude, la France est le pays où le coût du travail est le plus cher sur les 3 tranches de revenu. Alors qu’en proportion le salaire net en France se situe dans la moyenne européenne, c’est bien les charges sociales employeurs qui sont en cause rendant le coût du travail 20 % plus onéreux que la Suisse, l’Allemagne, la Norvège, et 10 % plus cher que l’Espagne et l’Italie.

Signalons que le taux IR est le plus bas d’Europe, l’imposition reposant principalement sur les entreprises en France contrairement aux autres pays européens.

36 %, c’est le taux de charges sociales employeur en France après déduction du CICE 2014, qui permet de baisser le taux des prélèvements employeur de 6 points (pour les salaires de moins de 2,5 fois le smic). Malgré tout, la France reste loin devant ses voisins.

La fiscalité du coût du travail est une tendance qui s’aggrave pour les entreprises de l’Hexagone depuis plus de 30 ans comme le montre ce graphique :

Rappelons qu’avec un IR à 0%, des charges salariales à 8 % (CSG/CRDS) et des charges patronales à 8, 16 ou 20 % (forfait social*), les dispositifs d’épargne salariale restent le moyen le plus efficace pour concurrencer la fiscalité de nos voisins européens et stopper la tendance à l’augmentation du coût du travail, tout en partageant les profits.

*La loi Macron du 10 juillet permet d’abaisser le forfait social de 20 à 8 %  pendant 6 ans pour tous les primo-équipements en Intéressement ou Participation des entreprises employant moins de 50 salariés et de 20% à 16% pour la participation et l’intéressement investis dans les PERCO sous condition de fléchage des sommes dans le dispositif de gestion pilotée retraite comprenant des FCPE investis à 7% au moins en titres émis par des PME et ETI. (Cf. post du 10/07/2015)