L’idée du contrat euro-croissance consiste à garantir l’épargne à l’échéance mais pas en cours de contrat pour prendre plus de risque et obtenir plus de rendement dans la phase intermédiaire.

Comment ça marche ?
On place dans un véhicule non risqué les sommes qui permettent de garantir à terme 100% des sommes investies. Le reste est investi librement par l’assureur pour rechercher un rendement maximum grâce à des produits plus risqués.

Quel avantage pour les clients ?
En théorie, on a le beurre et l’argent du beurre : la garantie à terme et un rendement supérieur.
En réalité, la promesse de « sur-rendement » est très hypothétique dans le contexte de taux actuel avec une OAT à 10 ans à 0.45%, un taux moyen des emprunts d’Etat (TME) à 0.56% alors qu’il était encore à 2% en avril 2014 et un TMOP (taux moyen des obligations du secteur privé) à seulement 1.5%. Ces taux de rendement obligataires sont trop faibles pour que la part « libre » (investissable en actifs risqués) soit suffisante. A titre d’exemple, avec le TME actuel, la part d’actifs risqués est limitée à 5% sur un contrat « euro-croissance » avec une garantie à 10 ans et elle ne monte qu’à 8% pour une garantie à 15 ans.
Pour obtenir un rendement brut de 2.5% proche des rendements actuels des fonds en €uros, il faudrait que les actifs sans risque rapportent 1% (soit une pondération de 50/50 entre emprunts d’Etat et obligations privées), que les actifs risqués rapportent 8% par an et surtout attendre 15 ans pour bénéficier de la garantie ! Autant dire que ce scénario n’est ni réaliste ni intéressant pour l’épargnant.

L’euro-croissance consiste donc à demander à l’assuré de renoncer à la protection immédiate des sommes investies pour un rendement inférieur au fonds en €uros. Mais les fonds en €uros ne sont pas pour autant la bonne solution car avec la baisse continue des taux obligataires et la forte collecte, leur rendement baisse inexorablement et continuera à baisser dans les années à venir (cf. post du 05/02/15). Il est donc préférable d’investir en unités de compte régulièrement et de réduire progressivement le risque de son allocation à l’approche de l’échéance. C’est le système couramment utilisé dans les dispositifs retraite et que la loi Macron propose de généraliser dans les PERCO.

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