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Actionnariat salarié 2026

2025, une année contrastée pour l’actionnariat salarié, révélatrice de fortes dynamiques sectorielles

Temps de lecture 5mn

Dans un contexte économique marqué par l’incertitude et l’attentisme des entreprises, l’actionnariat salarié continue de jouer un rôle structurant au sein du SBF120, tout en révélant des écarts de pratiques et de performances de plus en plus marqués selon les secteurs.

Ces constats s’appuient sur les premiers résultats de l’édition 2026 du Panorama de l’actionnariat salarié, réalisé par Eres, société de conseil et de gestion spécialiste de l’actionnariat salarié, retraite et épargne salariale.

Un nombre d’opérations en recul, mais une base d’entreprises toujours engagée

En 2025, 33 opérations collectives d’actionnariat salarié ont été menées par 30 entreprises du SBF120, soit près d’un quart des entreprises de l’indice. Ce volume est en net retrait par rapport à 2024 (44 opérations), traduisant un certain attentisme des entreprises dans un contexte macroéconomique incertain.

Les opérations ont toutes été conduites par des entreprises ayant déjà pratiqué l’actionnariat salarié, confirmant l’ancrage du dispositif dans des stratégies de long terme. 

Une couverture sectorielle plus large et des pratiques très hétérogènes

Les secteurs de la Finance, de l’Automobile et de l’Industrie concentrent plus d’un tiers des opérations.

Les taux de souscription varient de moins de 30 % à plus de 44 % des salariés éligibles, et les montants investis par salarié vont de quelques milliers d’euros à plus de 17 000 €, notamment dans les secteurs de l’Automobile, les Technologies et la Finance.

Ces écarts s’expliquent par le contexte sectoriel, les perspectives économiques et les arbitrages des salariés entre risque, liquidité et épargne.

Des enjeux financiers majeurs pour certaines entreprises

Certaines augmentations de capital réservées aux salariés dépassent 300 millions d’euros, notamment dans le secteur des Services aux entreprises, représentant ainsi une source de financement alternative.

L’actionnariat salarié constitue un levier stratégique majeur pour fidéliser les salariés, retenir les talents et accompagner les stratégies de financement.

Malgré un contexte économique compliqué, le secteur industriel continue ainsi de montrer un engagement fort pour l’actionnariat salarié

  • En 2025, le secteur de l’Industrie confirme sa maturité avec 4 opérations d’actionnariat salarié et près de 60 opérations cumulées entre 2015 et 2025 ;
  • Trois des quatre entreprises du secteur ayant réalisé une opération collective en 2025, ont atteint des niveaux record d’augmentation de capital réservées aux salariés ;
  • Dans l’Industrie, l’actionnariat salarié devient un véritable pilier de financement, mobilisant les salariés clés dans un contexte de forts investissements industriels, de transformation numérique et énergétique, et de compétition accrue pour attirer et retenir les talents.

"Comme le confirme la Fédération Européenne de l'Actionnariat Salarié, on observe partout en Europe une réduction des incitations fiscales. Le Royaume-Uni, longtemps cité en exemple, a vu ces dispositifs de transmission d'entreprises aux salariés quasiment disparaître. Dans un contexte de recomposition des grands groupes marqué aussi par des incertitudes politiques et économiques, l'actionnariat salarié se fragilise. La France se distingue par sa capacité à préserver un actionnariat salarié actif et structurant, confirmant son rôle de leader européen historique dans les entreprises cotées".

Mathieu Chauvin

Président d'Eres

Nota Bene

Cette analyse repose sur l'étude de l'historique des pratiques des entreprises ayant consuit une opération collective d'actionnariat salarié en 2025. Toutes les entreprises n'ayant pas publié à ce stade l'intégralité des données des opérations menées en 2025, les résultats constituent une analyse quantitative des tendances sectorielles observées.

Méthodologie de l'étude

  • L’étude est basée sur des données publiques à date (documents d’enregistrement universel, communiqués de presse, rapports des assemblées générales des actionnaires) et des informations issues de la FEAS (Fédération Européenne de l’Actionnariat Salarié).
  • Elle ne porte que sur les opérations d’actionnariat salarié « collectives » (proposées à l’ensemble des salariés, au moins en France) et non pas sur les opérations ciblées.
  • L’étude analyse l’actionnariat salarié des entreprises du SBF120 de 2006 à 2025. L’historique est mis à jour rétroactivement, en fonction de l’évolution de l’indice SBF120 à la date du 31 décembre 2025.

Nous serons heureux de vous présenter les résultats détaillés de l’étude.

Le meilleur de l'actionnariat salarié, avec Eres.

Eres aide à rendre les salariés actionnaires de leurs entreprises en les accompagnant de A à Z dans leur projet de mise en place d’un plan d’actionnariat salarié en France et à l’étranger
L'actionnariat salarié en 3 points

Pour résumer :

Un actionnaire salarié détient en moyenne 28 076€ d’actifs de son entreprise. Cette moyenne cache néanmoins certaines disparités. Dans les entreprises ayant une forte culture d’actionnariat salarié, les actifs moyens par salarié actionnaire sont près de 2 fois plus élevés, alors que dans les entreprises à très faible culture d’actionnariat salarié ils sont 4 fois moins élevés.

L’actionnariat salarié permet de développer une forte culture d’entreprise et de fidéliser les talents. Par conséquent, le taux de départ volontaire est plus faible dans les entreprises présentant une forte culture d’actionnariat salarié.

Démocratiser l’actionnariat salarié non coté est un objectif du gouvernement. Pour cela deux mesures importantes ont été prises dans le cadre de la loi sur le financement de la sécurité sociale pour 2019 (LFSS) et la loi Pacte : forfait social abaissé à 10% sur l’actionnariat salarié et décote de 30% maximum (au lieu de 20%) pour un blocage de 5 ans.

 

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