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PER Collectif assurantiel ou bancaire ? : six ans après la loi PACTE, le potentiel reste entier 

Temps de lecture 5mn

De Gregory Siesse, directeur du développement Eres 

Aider ses salariés à préparer leur retraite, garantir leur capital et simplifier l’architecture : le PER Collectif assurantiel le permet. Pourtant, peu d’entreprises s’en sont encore emparées, car souvent limitées par leurs gestionnaires traditionnels. 

La loi PACTE de 2019 a unifié sous une même architecture les anciens PERP, Madelin, article 83 et PERCO avec une promesse : simplicité, portabilité et souplesse. Six ans plus tard, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 150 milliards d’euros d’encours, 12,9 millions de titulaires, +46 % en deux ans (source : ministère de l’Économie, mai 2026). Le PER s’est imposé comme la référence incontestée du marché. 

Bancaire ou assurantiel : deux familles, des règles différentes

Mais le PER se décline en réalité sous plusieurs formes. Deux relèvent de l’initiative de l’entreprise, le PER Collectif et le PER Obligatoire, et une de l’initiative de l’épargnant, le PER Individuel. Au-delà de cette première distinction, il y en a une autre, moins visible et pourtant déterminante : PER bancaire ou assurantiel ? 

Dans la grande majorité des entreprises, le PER Collectif est aujourd’hui bancaire : un compte-titres, aux frais souvent compétitifs, donnant accès à une gamme étendue de supports d’investissement. Pratique, lisible, répandu.  

Le PER assurantiel obéit à une autre logique. Apparenté à un contrat d’assurance vie, il ouvre l’accès à trois atouts majeurs, que le format bancaire ne peut pas offrir : la garantie du capital via le fonds euros et son rendement positif régulier, la possibilité de désigner un bénéficiaire en cas de décès pendant la phase d’épargne, et un traitement successoral favorable calqué sur celui de l’assurance vie.  

Le fonds euros : un filet de sécurité souvent ignoré

Le PER assurantiel offre aux salariés, notamment les plus prudents, un atout majeur sur le PER bancaire : le fonds euros.  

Sa logique est simple et puissante, et repose sur deux garanties cumulatives : celle du capital, qui ne peut jamais reculer, et celle des intérêts, définitivement acquis. C’est l’effet cliquet : ce qui est gagné ne peut pas être perdu, et les gains de l’année précédente produisent à leur tour de nouveaux intérêts. 

Dans un contexte de marchés volatils, cette mécanique de capitalisation protégée offre un véritable filet de sécurité, notamment pour les collaborateurs qui approchent de la retraite.

Des protections supplémentaire en cas de décès

Pendant la phase d’épargne, le PER assurantiel offre également des protections supplémentaires au salarié, qui permettent de valoriser la politique d’épargne retraite de l’entreprise. 

D’abord, la clause bénéficiaire. L’épargnant peut désigner librement la ou les personnes qui recevront le capital accumulé s’il venait à décéder avant de liquider son plan (exemple protéger son conjoint.e avant ses héritiers). 

Enfin, une fiscalité successorale favorable. Lorsque le décès survient avant 70 ans, chaque bénéficiaire désigné bénéficie d’un abattement de 152 500 €. Cette règle ne s’applique pas au conjoint, qui reste exonéré de droits de succession. 

Encore plus de simplicité avec le PER unique

Il ne s’agit plus de convaincre de l’utilité du PER. Il s’agit, pour les entreprises de l’exploiter sous toutes ses formes pour offrir à ses salariés un outil d’épargne retraite adapté. En cela, le PER Unique (PERU) est un levier particulièrement efficace  regroupant au sein d’un même plan un PER Collectif et un PER Obligatoire. Un seul contrat, une seule interface, un interlocuteur, une logique unifiée, plus simple. 

Pour les DRH et responsables C&B, fini le millefeuille de plans que le salarié peine à valoriser. Le PERU offre une expérience collaborateur radicalement améliorée, une vision claire et lisible de l’épargne retraite. 

PER Collectif Assurantiel et PER Unique, sont deux mécanismes méconnus, qui constituent de nouveaux leviers d’engagement, de fidélisation et de valorisation de la rémunération globale. C’est précisément ce que nous observons sur le terrain auprès des entreprises que nous accompagnons chez Eres. 

L’investissement en épargne salariale ou retraite est un placement long terme. Il existe un risque de perte en capital et les rendements ne sont pas garantis. Les conditions de déblocage sont réglementairement limitées. Les performances passées ne présagent pas des performances futures. 

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