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Une résilience presque sans faille
Le mois de juin fut sans relief mais, venant conclure le meilleur trimestre pour les marchés actions américains en six ans, il a souligné la résilience de ces derniers. Si les valeurs technologiques ont connu des épisodes de volatilité impressionnants, elles ont terminé le mois sur un retrait limité de 0,1%* alors que l’indice S&P 500 a reculé de 1%*. Les actions européennes, qui avaient beaucoup sous-performé jusque-là, ont bénéficié de la signature de l’accord de paix entre l’Iran et les États-Unis et de la forte baisse des prix du pétrole qui en a découlé pour terminer en hausse de 2,6%*. Les marchés obligataires ont également connu un mois positif, alors que les perspectives inflationnistes se sont quelque peu dissipées. Seules les matières premières ont enregistré des reculs significatifs : le pétrole a perdu 20%*, abandonnant la quasi-totalité de sa progression relative au conflit au Moyen-Orient, les investisseurs anticipant un retour plus rapide qu’attendu à l’équilibre sur le marché pétrolier. Loin de se limiter à l’or noir, la baisse des matières premières a aussi frappé les métaux précieux, l’or reculant de plus de 11%* sur le mois et signant sa pire performance mensuelle depuis octobre 2008. La fièvre spéculative enregistrée en début d’année s’est transformée en panique, la classe d’actifs enregistrant des sorties de capitaux records.
Docteur Donald et Mister Trump
Si les marchés actions ont montré une telle robustesse, ils le doivent avant tout à Donald Trump qui a agi en véritable chef d’orchestre. Non content de se plier à la quasi-totalité des exigences de l’Iran dans l’accord signé le 17 juin, il s’occupe également du service après-vente, inventant continuellement de nouveaux rebondissements, entre rhétorique guerrière au cours du week-end quand les marchés sont fermés et basculement étrange vers un ton conciliant à l’approche de l’ouverture de ces derniers le dimanche soir. Cette dynamique tire systématiquement les marchés vers le haut, ce qui a permis de contrebalancer les craintes portant sur la soutenabilité des investissements dans l’IA, alors que la société OpenAI semble, par exemple, avoir renoncé à s’introduire en bourse cette année.
Passage du bâton ?
La baisse du pétrole promet non seulement d’écarter la menace d’une résurgence de l’inflation, mais surtout celle d’une récession qui commençait à s’intensifier dans certaines régions, notamment en zone euro. Les indicateurs avancés publiés pour le mois de juin laissent envisager une simple stagnation pour le vieux continent sur le deuxième trimestre. Alors que sur le premier semestre, seulement trois secteurs ont tiré leur épingle du jeu (technologie, énergie et valeurs industrielles), beaucoup d’autres, dont la consommation discrétionnaire et les financières, ont été pénalisés par la dégradation des perspectives de croissance économique. La progression du marché pourrait trouver un nouveau souffle grâce à la participation de davantage de secteurs dont les perspectives bénéficiaires s’améliorent. Cela pourrait aussi être le cas sur les marchés émergents, la meilleure région du premier semestre mais dont la majorité des gains a été réalisée par trois valeurs, alors que l’indice boursier en compte 1178 ! La Chine et l’Inde, toutes deux en territoire négatif, pourraient aussi servir de relais de croissance pour la deuxième partie de l’année.
*Source : Bloomberg, 30 juin 2026
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