Skip links

PER : 150 milliards d’euros d’encours, et si les Français avaient déjà tranché le débat sur les retraites ?

Temps de lecture 5mn

Le Plan d’Épargne Retraite vient de franchir un cap historique. Derrière les chiffres, deux signaux forts : un engouement réel pour la capitalisation et une inquiétude profonde sur l’avenir des retraites. Analyse de Mathieu Chauvin, Président-Directeur Général d’Eres.

Un cap historique pour le PER

Le Plan d’Épargne Retraite vient de franchir la barre des 150 milliards d’euros d’encours. En un an, les encours ont progressé de 20 %. En deux ans, de 46 %. Sur la seule année 2025, 20,2 milliards d’euros ont été versés sur ce produit, soit une hausse de 16 % par rapport à 2024.
 
12,9 millions de Français détiennent aujourd’hui un PER. Un produit créé il y a tout juste six ans.
 
Ces chiffres ne sont pas anecdotiques. Ils racontent quelque chose d’essentiel sur le rapport des Français à leur retraite.

Deux signaux qui convergent

Derrière ces volumes, deux réalités se superposent.
 
Un engouement massif pour la capitalisation. Les Français, longtemps réputés hostiles à l’épargne longue, ont adopté le PER avec une rapidité que peu anticipaient. On n’épargne pas 20 milliards par an sur un produit bloqué jusqu’à la retraite par confort. On le fait parce qu’on anticipe.
 
Une inquiétude profonde sur l’avenir des retraites. Selon un sondage Ipsos BVA de février 2026, 86 % des Français s’inquiètent de l’impact de la situation budgétaire de l’État sur le financement de leurs retraites. Cette inquiétude n’a rien d’irrationnel.

Le rendement des cotisations : un signal qui parle

Les travaux du Conseil d’orientation des retraites l’établissent clairement : un euro cotisé générait un rendement annuel de 2,5 % pour les générations nées en 1940. Ce même euro ne rapporte plus que 0,5 % pour les générations nées à partir de 1990.
 
Autrement dit, pour les actifs d’aujourd’hui, chaque euro cotisé rapportera cinq fois moins que pour leurs grands-parents. Si les Français placent, c’est aussi parce que leurs cotisations retraite leur rapportent de moins en moins.

Les Français ont déjà tranché

Le débat public continue d’opposer capitalisation et répartition comme s’il fallait choisir. Les Français, eux, ont tranché : ils font les deux.
 
La vraie question n’est donc plus de savoir si la capitalisation a sa place dans notre modèle de retraite. Elle est désormais ailleurs : comment financer un modèle soutenable, qui conjugue solidarité intergénérationnelle et liberté de chacun de constituer son propre capital ?

2027 : le moment d'ouvrir le débat

À moins d’un an de l’élection présidentielle, ce sujet mérite d’être regardé en face. Les Français n’ont pas attendu les responsables politiques pour s’emparer de la capitalisation. Aux différents candidats de leur dire maintenant ce qu’ils en feront.
Important à savoir : L’investissement en épargne salariale ou retraite est un placement long terme. Il existe un risque de perte en capital et les rendements ne sont pas garantis. Les conditions de déblocage sont réglementairement limitées. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.

Vous souhaitez accompagner vos salariés dans la constitution de leur épargne retraite ?

Découvrez les solutions PER Entreprise adaptées à votre structure.

Connexion à votre espace

Bienvenue dans votre espace personnel Eres, indiquez-nous quel est votre profil.