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Commentaire des gérants 30 novembre 2024

Les marchés en forme, les épargnants en retrait : le paradoxe du “bon moment” en 2026 

Temps de lecture 5mn

Les marchés actions ont bien démarré 2026. Le S&P 500, l’indice regroupant les 500 plus grandes entreprises américaines, a clôturé le 29 mai 2026 à 7 580 points, soit une progression de +10 % depuis le 1er janvier. Pourtant, pour beaucoup d’épargnants, cette hausse soulève autant de questions qu’elle n’apporte de certitudes : est-ce encore le bon moment d’investir — ou justement le pire ? Une crainte du mauvais timing, aussi répandue que paralysante. 

Pour y répondre, il faut d’abord comprendre ce qui soutient les marchés. Ce dynamisme n’est pas le fruit du hasard. Des moteurs structurels alimentent la hausse. 

Premier moteur : l’Intelligence Artificielle. L’IA concentre des volumes d’investissement sans précédent. Amazon, Microsoft, Alphabet et Meta ont engagé collectivement près de 670 milliards de dollars de dépenses d’investissement pour l’année 2026, soit une hausse de 75 % en un an. Selon Goldman Sachs Research, ces dépenses liées à l’IA devraient représenter environ 40 % de la croissance des bénéfices par action du S&P 500 cette année. 

Micron Technology affiche +77 % depuis janvier, Advanced Micro Devices +51 %, Broadcom +16 %. Ces chiffres reflètent une accélération des bénéfices réels, pas de simples anticipations : le ratio cours/bénéfices du S&P 500 s’établit autour de 21 fois les bénéfices, proche de sa moyenne sur cinq ans. 

Deuxième moteur : la solidité du marché de l’emploi américain. Le taux de chômage s’établissait à 4,3 % en janvier 2026, les créations d’emplois dépassant les prévisions des analystes. Un niveau qui confirme que l’économie américaine, malgré un contexte géopolitique tendu, n’est pas au bord de la récession. 

En Europe, la trajectoire est plus nuancée. L’Euro Stoxx 50 clôturait à 6 070 points le 27 mai 2026, après avoir touché un point bas à 5 493 points le 30 mars 2026, au plus fort des tensions. L’indice s’éloigne ainsi de son plus haut sur 52 semaines, atteint à 6 183 points en début d’année, sans pour autant céder le terrain accumulé. Le contexte y est objectivement plus incertain. Le conflit au Moyen-Orient a provoqué une forte hausse des prix de l’énergie, qui pèse à la fois sur l’inflation et sur le moral des entreprises. Face à ces tensions, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé, lors de sa réunion du 30 avril 2026, de maintenir ses taux directeurs inchangés. 

La BCE reconnaît explicitement que « les risques à la hausse sur l’inflation et les risques à la baisse sur la croissance se sont intensifiés », tout en maintenant une approche réunion par réunion, sans trajectoire prédéfinie. 

Malgré tout, les grandes capitalisations européennes résistent. La résilience de l’Euro Stoxx 50, composé de 50 des plus grandes entreprises de la zone euro, témoigne de la solidité des fondamentaux de long terme, même dans les phases d’incertitude géopolitique et monétaire. 

C’est justement là que se cristallise un paradoxe bien documenté chez les épargnants français. Les marchés progressent. Les signaux macroéconomiques sont lisibles. Pourtant, la crainte d’investir au mauvais moment, ou de subir un retournement brutal après une phase haussière, pousse souvent à l’inaction. 

Cette hésitation est compréhensible. Mais elle peut avoir un coût : rester en dehors des marchés, c’est renoncer à une partie du rendement que d’autres capturent en acceptant les risques qui vont avec. 

Il existe pourtant des approches permettant de s’exposer aux grandes valeurs mondiales avec une visibilité accrue : des conditions de rendement définies contractuellement à l’avance, des mécanismes de protection partielle en cas de baisse des marchés, des risques expliqués et une lisibilité sur les différents scénarios. Certains produits structurés affichent ainsi des barrières de protection de 40 à 50 % à échéance et des rendements cibles de 6 à 9 % par an — des objectifs, non des garanties. Ces niveaux restent conditionnés à l’évolution des sous-jacents et à la solidité de l’émetteur, et ne suppriment pas le risque de perte en cas de sortie anticipée. Chaque situation étant différente, ce type de placement s’évalue au regard du profil et de l’horizon de chaque épargnant. 

Sources : Goldman Sachs Research (avril 2026), CNBC, Yahoo Finance, Banque centrale européenne (communiqué du 30 avril 2026), MarketWatch, Le Figaro, Clipper Capital. 

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Avertissements :

Les produits structurés sont des instruments financiers complexes pouvant être difficiles à comprendre. Ils peuvent présenter un risque de perte en capital partielle ou totale en cours de vie et/ou à l’échéance. Les gains éventuels sont conditionnés à la réalisation de scénarios de marché et peuvent être plafonnés. Ils ne constituent pas une garantie de performance. La durée d’investissement n’est pas connue à l’avance et peut varier notamment en cas de remboursement anticipé automatique. La performance du produit dépend de l’évolution du sous-jacent, qui peut être soumis à des fluctuations importantes des marchés financiers. L’investisseur est exposé au risque de crédit de l’émetteur (et, le cas échéant, du garant). En cas de défaillance, il peut perdre tout ou partie de son capital indépendamment de l’évolution du sous-jacent. Les performances passées ou simulées ne préjugent pas des performances futures. 

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