Découvrez notre commentaire de gestion qui présente l’essentiel des marchés financiers du mois écoulé.

Evolution des marchés actions

Les actions américaines caracolent en tête, sur fond de bonnes publications de résultats des entreprises. Pour le moment, la guerre commerciale ne se ressent pas sur les profits : 75% des entreprises qui ont publié leurs résultats ont dépassé les attentes. L’indice S&P 500 gagne 1.40% et le Nasdaq (valeurs technologiques) grimpe de 2.40%. Son de cloche différent sur le vieux continent, où les actions européennes sont en très légère hausse (+0.12%). En France, l’indice CAC 40 recule de 0.36%.

Le mois de juillet avait pourtant bien débuté pour les actions européennes, anticipant de bonnes nouvelles à venir du côté des Banques centrales et profitant d’un apaisement des tensions dans la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine à la suite du G20. Le répit aura été de courte durée, en fin de mois D.Trump a mis une nouvelle fois le feu aux poudres en menaçant de taxer les importations sur davantage de produits chinois.

Banques centrales et politiques monétaires

L’attente des marchés était forte autour des réunions des Banques centrales. Ces dernières ont répondu partiellement aux attentes des investisseurs. En Europe, la BCE a laissé ses taux directeurs inchangés tout en confirmant se préparer à un soutien supplémentaire qui devrait intervenir à la rentrée. En effet, les dernières statistiques renforcent les arguments en faveur d’une action de la BCE. L’économie française a ralenti de manière inattendue au 2ème trimestre, le secteur industriel européen continue de souffrir (particulièrement en Allemagne) et l’inflation peine à décoller. La zone euro pâtit des tensions commerciales et de l’incertitude sur le Brexit. Aux Etats-Unis, la FED a sans surprise baissé ses taux de 0.25%, pointant les risques qui pèsent sur le commerce international. Il s’agit de la 1ère baisse de taux depuis la crise financière de 2008. Les investisseurs attendent de nouvelles baisses, le message est cependant moins clair du côté de la FED qui observe une économie en bonne santé.

Brexit

Enfin, dans la course à l’investiture au 10 Downing Street, Boris Johnson a remporté la mise. Le défi pour le nouveau premier ministre britannique est de taille : mettre en œuvre le Brexit, mission que sa prédécesseur Theresa May a échoué à remplir. Boris Johnson a promis de respecter la date butoir du 31 octobre, avec ou sans accord !

Le retour de l’or

Les marchés financiers, dans leur ensemble, retrouvent des niveaux élevés, soutenus par ces politiques monétaires ultra accommodantes. Paradoxalement, l’or considéré traditionnellement comme un actif refuge, poursuit sa hausse, et se retrouve au plus haut depuis 6 ans. Le métal jaune profite des achats d’or des Banques centrales (notamment en Chine), des tensions commerciales et de l’absence de rendement sur la partie obligataire.