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Wall Street résiste, les actions européennes et asiatiques dévissent

Après un bon démarrage, les bourses mondiales terminent le mois en ordre dispersé, inquiètent de la propagation du nouveau virus chinois et de son impact sur l’économie. Malgré le repli en fin de mois et les fortes tensions entre l’Iran et les Etats-Unis, les actions américaines sont en hausse significative en janvier, portées par les bonnes publications de quelques valeurs technologiques. Parmi les bonnes annonces, Facebook voit ainsi son nombre d’utilisateurs augmenter en masse et son chiffre d’affaires augmenter significativement lors du dernier trimestre. Apple a de son côté surpris positivement en présentant les meilleurs résultats financiers de son histoire.

Alors que les bourses émergentes semblaient retrouver la faveur des investisseurs, l’apparition du Coronavirus a effacé les gains du début d’année. Même tendance en Europe, où les actions cèdent 1.7%, avec un recul plus marqué sur les actions françaises, le CAC 40 abandonnant de son côté 2.7%.

Si pour le moment les discours se veulent plutôt rassurants sur ce nouveau virus (faible taux de mortalité, comparaison avec le SRAS en 2003 ou la grippe saisonnière en France etc…) la multiplication des cas et le prolongement dans la durée de l’épidémie ne seront pas sans impact sur la croissance chinoise…et par conséquent sur la croissance mondiale.

Des taux en forte baisse sur les marchés obligataires.

La hausse des taux entrevue ces derniers mois ne s’est pas prolongée. Au contraire, les inquiétudes sur le coronavirus ont poussé les investisseurs à se réfugier sur les marchés obligataires. Symbole d’un marché toujours difficile à appréhender, l’Etat grec, au bord de la faillite en 2011, emprunte désormais sur 10 ans à des taux inférieurs à ceux des Etats-Unis !

Rien de neuf du côté des Banques centrales, la FED et la BCE ont opté pour le statu quo en laissant leurs taux directeurs inchangés. Christine Lagarde, Présidente de l’institution européenne a annoncé lancer une revue stratégique concernant l’efficacité des outils utilisés, l’objectif sur la cible d’inflation et la prise en compte des enjeux climatiques. En effet, malgré le puissant soutien de la BCE ces dernières années, l’activité peine à redécoller en zone euro tout comme l’objectif d’inflation fixé autour de 2%.

Goodbye United Kingdom

Sujet majeur de ces dernières années et passant presque inaperçu ce mois-ci, le Royaume-Uni a cette fois bel et bien quitté l’Union européenne le 31 janvier, après 47 ans de mariage ! Les négociations sur des accords commerciaux avec l’Europe sont, elles, loin d’être terminées. To be continued…

La dynamique haussière marque une pause sur les actions européennes. Ces dernières avaient besoin de souffler après une année exceptionnelle en 2019. Tout en restant prudents sur la menace du virus dont l’évolution reste imprévisible, nous maintenons notre préférence aux marchés actions et diversifions les allocations en termes géographiques, de styles de gestion (actions croissance et valeurs décotées), et de tailles d’entreprise (les petites et moyennes valeurs présentant toujours un intérêt de notre point de vue).