Découvrez notre commentaire de gestion qui présente l’essentiel des marchés financiers du mois écoulé.

Doucement mais sûrement, le CAC 40 continue sa progression, se hissant sur ses niveaux de fin 2007.

L’indice parisien gagne 0.9% sur le mois, portant la performance à 25.5% sur l’année (dividendes réinvestis). Du côté des actions américaines, les valeurs technologiques continuent d’être plébiscitées. Le Nasdaq grimpe de 2% sur le mois et gagne désormais près de 29% en 2019. Sur les marchés obligataires, les emprunts d’Etat ont vu leurs taux légèrement remonter. Malgré cette remontée, la France et l’Allemagne continuent d’emprunter sur le marché avec des taux négatifs !

Les marchés actions ont été portés d’une part par les avancées d’un accord sur le Brexit (malgré un nouveau report), et, d’autre part, par l’espoir d’un accord sur la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. Les chiffres de l’emploi américain, supérieurs aux attentes, et des indicateurs économiques en accélération en Chine ont également été de nature à rassurer les investisseurs.

La bonne tenue des marchés actions s’explique aussi par la publication de résultats des entreprises, de bonne facture. Les groupes français du luxe confirment leur forme olympique avec de solides résultats sur le 3ème trimestre pour Hermès, Kering et LVMH. Le secteur bancaire retrouve des couleurs, avec des résultats meilleurs que prévu pour BNP Paribas. La banque française devient par la même occasion la 1ère capitalisation bancaire de la zone euro. D’autres entreprises en revanche marquent le pas, affectées par le ralentissement en Asie : Faurecia et Renault ont révisé à la baisse leurs anticipations de croissance pour cette année, le groupe hôtelier Accor a publié un chiffre d’affaires inférieur aux attentes et Pernod Ricard a fait état d’une croissance décevante en Chine.

Au cours du mois, les marchés ont également été animés par différentes discussions de rapprochement. LVMH a évoqué son intérêt pour le rachat du célèbre joaillier américain Tiffany. Les constructeurs Peugeot et Fiat-Chrysler ont confirmé des discussions en vue d’une fusion.

Politique monétaire accommodante, l’autre soutien majeur des marchés actions.

La Réserve fédérale américaine a sans surprise baissé ses taux directeurs de 0.25%. Il s’agit de la 3e baisse d’affilée en trois mois. Une pause est cependant anticipée lors des prochaines réunions, la FED attendant davantage de signaux de l’économie pour poursuivre son cycle de baisse.

Les allocations ont accompagné la hausse des marchés actions. Un rattrapage des valeurs décotées, notamment bancaires, a commencé à s’opérer. Les petites et moyennes valeurs européennes sont quant à elles toujours à la traine et peuvent présenter des opportunités d’investissement.