Découvrez notre commentaire de gestion qui présente l’essentiel des marchés financiers.

Les marchés financiers ont fortement rebondi en 2019, effaçant l’intégralité des pertes de l’année précédente. La plupart des actifs sont en forte hausse, avec des performances à 2 chiffres pour les marchés actions. Le CAC 40 réalise ainsi sa meilleure année depuis 1999, en hausse de près de 30%. Les valeurs technologiques américaines sont toujours autant plébiscitées par les investisseurs et caracolent en tête, avec un gain avoisinant les 40% pour le Nasdaq.

Un puissant soutien des Banques centrales

Sur les marchés de taux, les obligations réalisent également une excellente année, soutenues par des politiques monétaires ultra accommodantes.

En effet, l’année a été marquée par le changement inattendu de la politique monétaire aux Etats-Unis. Après avoir remonté plusieurs fois les taux directeurs en 2018, la Réserve fédérale américaine (FED) a d’abord annoncé une pause dans le cycle de hausse de taux, puis a ensuite procédé à 3 baisses de taux d’affilée afin de soutenir l’économie américaine, pourtant en bonne santé. En zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu sa politique monétaire ultra accommodante en laissant son principal taux directeur à 0%. Par ailleurs, la BCE a relancé un programme d’achats d’actifs et lancé une nouvelle vague de prêts au secteur bancaire à des conditions très favorables. Conséquence sur les marchés obligataires, les taux d’intérêt des emprunts d’Etats ont fortement chuté, atteignant des niveaux historiquement bas. La France et l’Allemagne ont ainsi vu leurs taux à 10 ans devenir négatifs. En d’autres termes, ces deux Etats empruntent gratuitement sur les marchés.

L’éloignement du risque de récession

Malgré un ralentissement de la croissance mondiale, les craintes d’une récession se sont dissipées.

Les taux de chômage sont en repli dans l’ensemble des zones géographiques (Europe, Japon, Royaume-Uni, Etats-Unis) et la bonne tenue de la consommation de ménages a soutenu les économies. Si les services sont restés bien orientés, le secteur industriel en revanche a été pénalisé tout au long de l’année par la guerre commerciale menée par les Etats-Unis. Parmi les principales victimes, le secteur automobile allemand.

La fin d’année a été ponctuée par des éclaircies concernant les deux sujets majeurs qui ont agité les marchés ces dernières années : l’espoir d’un accord sur la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine et la victoire du parti de Boris Johnson aux élections législatives britanniques, donnant par conséquent une meilleure visibilité sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (date butoir 31 janvier 2020).

Enfin, comme chaque année quelques faits politiques ont animé les marchés, sans toutefois les impacter. Au Royaume-Uni, le Brexit a fini par avoir à l’usure la 1ère ministre britannique. Après plusieurs tentatives d’accord avec le Parlement britannique, Theresa May a annoncé sa démission au cours du mois de mai. Enfin, aux Etats-Unis, une procédure de destitution a été enclenchée par les démocrates à l’encontre de D.Trump. Cette dernière a cependant peu de chance d’aboutir.

Perspectives

Seule certitude sur les marchés en 2020, les placements monétaires européens vont entrer dans leur 5ème année consécutive de performance négative.

Les politiques monétaires resteront accommodantes. Aux Etats-Unis, la Réserve Fédérale a laissé entendre que les taux resteraient inchangés. En Europe, Christine Lagarde désormais Présidente de la Banque centrale, a déclaré maintenir le programme d’achat d’actifs « aussi longtemps » que nécessaire. Toutefois, les marchés obligataires ne pourront pas répliquer les belles performances des années passées. Les politiques monétaires arrivent à bout de souffle. De l’aveu même des Banques centrales, baisser davantage les taux d’intérêt n’auraient pas de conséquence sur l’économie réelle. Le relais doit se faire dorénavant au niveau des Etats, par la mise en place de politiques de relance par exemple (programmes d’infrastructure, mise en place de plans d’envergure pour la transition énergétique etc…)

L’absence de rendement sur les marchés obligataires constitue un soutien de taille aux actions. L’Europe reste en retard par rapport aux marchés américains. Si certains secteurs comme le luxe ou la technologie présentent des valorisations élevées, d’autres pans de la cote restent décotés et pourraient attirer les investisseurs : petites et moyennes valeurs françaises, secteur bancaire…

Enfin, en diversification, les marchés immobiliers devraient continuer à être plébiscités, soutenus par des taux bas et des rendements attractifs bien qu’en baisse par rapport aux années passées. Attention toutefois au risque de bulle sur cette classe d’actifs. L’immobilier reste par nature un produit très peu liquide. Les prix ont fortement augmenté, et il est dorénavant plus difficile pour les gestionnaires de fonds immobiliers de trouver de bons actifs à des prix raisonnables.

En 2019, l’ensemble des FCPE Eres et la gestion pilotée ont profité de l’embellie des marchés et affichent tous (à l’exception du fonds monétaire) des performances positives.

En ce début 2020 nos équipes sont au travail pour créer durablement de la valeur pour votre épargne en vous apportant le meilleur de notre savoir-faire : sélection et suivi des meilleurs gérants et des meilleurs fonds, combinaison des expertises pour diversifier, adaptation aux tendances de marché.