Commentaire de gestion : Septembre rime avec méandre.

Découvrez notre commentaire de gestion qui présente l’essentiel des marchés financiers.

Historiquement, septembre est un mois plutôt morose pour les marchés financiers. Septembre 2020 n’a pas fait exception. Les incertitudes sanitaires, économiques et politiques ont pesé sur les marchés.

Les marchés américains ont connu le retour d’une forte volatilité en début de mois, avec une correction marquée d’un peu plus de 10% en quelques jours sur le célèbre indice technologique (Nasdaq), affectant l’ensemble des marchés actions. Ce décrochage fait suite à un mois d’août particulièrement performant, principalement pour les grandes entreprises du secteur. Les marchés actions européens ont également été affectés, enregistrant un repli de près de 2%. Le CAC 40 de son côté affiche une baisse de près de 3%, oscillant autour des 5.000 points.

Cette vague de stress est liée aux multiples incertitudes qui règnent actuellement : la crainte d’une seconde vague de l’épidémie, des tensions sino-américaines persistantes, l’absence d’un accord entre républicains et démocrates sur un plan de relance aux Etats-Unis, les négociations sur le Brexit ou encore l’approche des élections américaines qui auront lieu le 3 novembre prochain.

Les craintes d’une seconde vague de la pandémie.

La crainte d’une seconde vague est au cœur des préoccupations. Face à la hausse du nombre de cas, plusieurs pays, dont la France, ont décidé de renforcer les mesures sanitaires. En parallèle, les essais cliniques des candidats à un vaccin se poursuivent. L’OMS a recensé 176 vaccins en développement dont 11 en phase III des essais cliniques. Cependant, certains laboratoires font face à l’apparition d’effets secondaires chez les patients testés, comme le laboratoire britannique AstraZeneca qui a dû suspendre ses essais pendant plusieurs semaines.

La commercialisation d’un premier vaccin n’aura pas lieu avant plusieurs mois.

Tensions politiques aux Etats-Unis.

Les tensions entre les deux candidats à la Maison Blanche augmentent à l’approche des élections présidentielles. L’un des principaux sujets de discorde repose sur le vote d’un plan de relance de l’économie. Bien que les indicateurs économiques américains soient plutôt encourageants, la mise en place d’un plan de relance est nécessaire. Or, les deux partis ne trouvent pas de terrain d’entente sur le montant à allouer.

Les négociations post-Brexit piétinent.

Un accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne devait être défini avant octobre mais les négociations sur un partenariat économique n’avancent pas. Les deux principaux points de discorde sont la pêche et les conditions de concurrence. En effet, le Royaume-Uni est en passe de tirer un trait sur l’accord de retrait mais la date officielle du Brexit et la perspective d’un
« no deal » poussent le Premier Ministre britannique à des compromis.

Les banques centrales réitèrent leur soutien à l’économie.

Les marchés financiers ont une nouvelle fois été rassurés par le discours des banques centrales. La BCE et la FED adoptent la même ligne : l’utilisation de tous les moyens nécessaires pour soutenir leurs économies. La BCE a annoncé qu’elle utiliserait la totalité de l’enveloppe de son programme de soutien, 1 350 milliards d’euros. De son côté, la Réserve fédérale américaine a annoncé un soutien massif à l’économie notamment par son programme de rachats d’actifs et un maintien des taux directeurs proches de zéro.

Partager cet article
Ne ratez rien
des actus Eres
Inscrivez-vous à la newsletter
Et si on en parlait ?

Bénéficiez du conseil de l’un de nos 3 800 experts répartis dans toute la France