Découvrez notre commentaire de gestion qui présente l’essentiel des marchés financiers du mois écoulé.

Les instabilités politiques en Europe (Brexit, Italie) et la crise économique en Turquie ont pesé sur le cours des actions européennes, en repli de 2.68%. De son côté, l’indice CAC 40 cède 1.89%, pénalisé par le repli des valeurs bancaires exposées à la Turquie (Société Générale -7.5% et BNP Paribas -9%).

Alors que l’échéance du Brexit approche sans qu’aucun accord n’ait été trouvé pour le moment avec l’Union européenne, les élections européennes en 2019 peuvent également être de nature à amener de la volatilité sur les marchés. Face à ces incertitudes démontrant une fois de plus la fragilité de la zone euro, les investisseurs continuent de délaisser les actions européennes, enchaînant ainsi une 25ème semaine de flux vendeurs.

Les disparités en zone euro s’observent du côté des marchés obligataires où une obligation allemande d’échéance 10 ans rémunère 0.3%, contre plus de 3% pour une obligation italienne, témoignant ainsi de la défiance des investisseurs sur la dette italienne.

Côté américain « tout va bien », la croissance du 2ème trimestre a été révisée à la hausse (+4.2%), les résultats des entreprises sont supérieurs aux attentes et la consommation des ménages se montre toujours aussi dynamique. C’est donc en toute logique que la surperformance des marchés américains se poursuit. Le S&P 500 gagne 3% sur le mois (+8.5% sur l’année), tandis que le Nasdaq, indice des valeurs technologiques, grimpe de près de 6% (+19.5% sur l’année) porté par les excellentes performances d’Apple +20% et Amazon +13%.

En revanche, la situation est plus sombre sur les émergents où certaines bourses ont fortement dévissé au mois d’août : Turquie -29%, Argentine -23% et Brésil -15%.

Les écarts de performance sont importants cette année dans les gestions, expliqués notamment par la présence ou l’absence des fleurons technologiques américains mais aussi par les « styles de gestion » : les valeurs décotées sont délaissées, même pour celles dont les résultats ont été satisfaisants, les valeurs de croissance sont quant à elles très recherchées, certaines pouvant atteindre désormais des valorisations très élevées.