Découvrez notre commentaire de gestion qui présente l’essentiel des marchés financiers du mois écoulé.

Le ciel s’est assombri sur les marchés en octobre. Les principaux indices boursiers ont fortement corrigé : le CAC 40 cède 7.3%, l’Euro Stoxx perd 6.7% et le S&P 500 abandonne près de 7%.

Le déclencheur a été la nouvelle hausse des taux américains (pourtant sans véritable surprise) se heurtant au même moment à une révision à la baisse du FMI sur la croissance mondiale pour 2018 et 2019, passant de 3.9% à 3.7%.

La chute des actions a eu lieu dans un premier temps sur les marchés américains, entrainant comme à l’accoutumée l’ensemble des bourses mondiales.

Outre-Atlantique, malgré la baisse des marchés, la santé de l’économie reste au beau fixe. La croissance américaine affiche une forte croissance de 3.5% (rythme annualisé) sur le 3ème trimestre, soutenue une nouvelle fois par la consommation des ménages. En zone euro, l’activité a tourné au ralenti (+0.2%), pénalisée par l’Italie et l’Allemagne.

D’autres facteurs sont venus alimenter la correction des marchés : la poursuite de la guerre commerciale menée par l’administration Trump, le budget italien refusé par la commission européenne en raison d’un déficit jugé excessif, les incertitudes liées au Brexit et la hausse des prix du pétrole.

Enfin, les résultats des entreprises qui avaient soutenu les cours de bourse ces derniers mois ont cette fois-ci déçu les investisseurs. Les sanctions ont été sévères avec des baisses entre 10% et 25% sur certains titres. Parmi les déceptions sur les résultats ou les prévisions : Bouygues, Atos, Valeo, Michelin ou encore STMicroelectronic. Le ralentissement chinois (croissance de 6.5% au 3ème trimestre, sa plus faible performance depuis 2009) commence à affecter les perspectives de certaines industries comme l’automobile et les semi-conducteurs. Malgré de bons résultats, le secteur du luxe a également souffert (Kering et LVMH), sur fond de craintes persistantes concernant la demande chinoise.

Les marchés semblent changer de régime avec la hausse des taux longs aux Etats-Unis et l’impact négatif des mesures protectionnistes de D.Trump sur certaines économies et secteurs. A suivre également le passage à vide (temporaire ?) de l’économie européenne.