Commentaire de gestion : Les marchés financiers auront soufflé le chaud et le froid au cours de l’été.

Découvrez le commentaire de gestion réalisé par l’équipe Eres, pour présenter l’essentiel des marchés financiers du mois écoulé.

Après un fort rebond en juillet qui s’est poursuivi jusqu’à la mi-août, les marchés ont repris leur tendance baissière, rattrapés par l’actualité qui empoisonne les économies mondiales : l’inflation et les conséquences de la guerre en Ukraine.

Le calme avant la tempête de Jackson Hole

Après un bon démarrage les marchés terminent finalement le mois dans le rouge, en proie à de violentes intempéries.
La célèbre réunion des banques centrales qui s’est tenue dans l’Ouest américain à Jackson Hole a fait plus de vacarme qu’un coup de tonnerre.

Les annonces foudroyantes de Jérôme Powell, Président de la Réserve fédérale américaine (Fed), ont terrifié les investisseurs.

Le discours fut sans ambiguïté : l’inflation doit être combattue et ramenée sous les 2% au prix de nombreux sacrifices qui feront « souffrir les ménages et les entreprises ». Une certitude inquiétante s’établit : les hausses des taux à venir seront agressives. Résultat, les gains des séances joyeuses de juillet ont été totalement effacés. La bourse américaine a chuté de 4,13% et l’Europe de 6,36%.

Du côté de l’Europe, alors que l’inflation atteint un nouveau record à 9,1%, la BCE doit orchestrer sa politique  monétaire en tenant compte des nombreux vents contraires.

L’institution a désormais trois objectifs incompatibles :
la réduction significative de l’inflation, la préservation de la croissance et la conservation de la zone euro, laquelle est menacée par le poids de la dette trop important de certains pays membres. Ce triangle d’incompatibilité qui s’impose à elle l’empêche de relever ses taux aussi drastiquement que nécessaire. Conséquence, l’euro ne cesse de se déprécier face au dollar, passant pour la première fois depuis 20 ans sous la parité.

Un contexte géopolitique orageux

Alors que le conflit entre la Russie et l’Ukraine s’éternise, Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des Représentants (3ème poste le plus haut placé dans l’échiquier politique américain) a pris le risque de provoquer une autre crise mondiale en se rendant à Taïwan.

Un véritable affront pour Pékin qui revendique la souveraineté de l’île. Pour l’heure aucune ligne rouge n’a été franchie mais les relations sino-américaines se sont fortement dégradées et les premières sanctions se mettent déjà en place.

L’hiver européen s’annonce rude

Les européens commencent à s’inquiéter fortement de la réponse russe aux sanctions occidentales pour l’hiver prochain.

Le spectre d’un choc énergétique assombrit l’horizon et les prix de l’énergie flambent. En Allemagne et en France, le prix du mégawattheure a été multiplié par 10, dépassant les 850euros/MWh contre 85 l’année dernière. Les différents gouvernements commencent à enjoindre leurs populations à réduire leurs consommations.

 

 

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NB : Tout investissement présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable quant aux performances futures de vos investissements. Les performances ne sont pas constantes dans le temps.

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