Découvrez notre commentaire de gestion qui présente l’essentiel des marchés financiers du mois écoulé.

2018 aura été marquée par le retour de la volatilité sur les marchés et un recul inédit de l’ensemble des classes d’actifs : monétaire, obligataire, actions, pétrole et or. Ainsi, toutes les formes de placement qu’elles soient prudentes, équilibrées, en performance absolue, ou risquées ont procuré une performance négative (voir graphique ci-dessous). La gestion en fonds monétaire ou en obligations « sécurisées » n’existe plus. Cette poche ne constitue plus un refuge pour l’épargne.

Dans un contexte de croissance mondiale toujours robuste, la guerre commerciale menée par l’administration Trump, la remontée des taux américains et l’absence d’accord sur le Brexit ont pesé tout au long de l’année sur les marchés.  Longtemps dans le vert, les bourses américaines portées par les valeurs technologiques ont fini par dévisser assez nettement en décembre, rattrapées par les craintes sur le ralentissement de la croissance mondiale, principalement la baisse de la consommation en Chine. Les marchés actions ont ainsi connu leur plus mauvais mois de décembre depuis 1931 et leur plus mauvaise performance mensuelle depuis 2008 ! Cependant, la santé de l’économie américaine reste au beau fixe, soutenue par la consommation des ménages et un marché du travail dynamique. Dans ce contexte, la Réserve Fédérale a poursuivi la normalisation de sa politique monétaire en procédant à 4 hausses de taux au cours de l’année.

Après 6 années consécutives de hausse, les actions françaises et européennes ont vécu une année compliquée. Les sanctions ont été très fortes lorsque les résultats ont été inférieurs aux attentes ou que les perspectives ont été révisées à la baisse (exemples : Valeo -57%, Atos -40%, Bouygues -24%). Parmi les segments de marchés particulièrement attaqués, les petites et moyennes valeurs européennes ont subi d’importantes prises de bénéfices, effaçant pour nombre d’entre elles les gains obtenus ces dernières années. Le secteur automobile allemand a quant à lui souffert de la guerre commerciale et du ralentissement des commandes chinoises. Enfin, l’Italie, nouveau maillon faible de la zone euro, a pesé sur les marchés européens. Instabilité politique, coalition des deux partis extrêmes eurosceptiques, endettement important (plus de 130% du PIB), le pays a été la cible des marchés au mois de mai, en voyant ses taux d’intérêt s’envoler fortement et la bourse de Milan plonger significativement.

Dans le sillage des actions, les obligations d’entreprises européennes de bonne qualité et à haut rendement ont vu leurs cours se déprécier.

Du côté de la politique monétaire, la BCE a annoncé maintenir ses taux à 0% jusqu’à l’été 2019. Parallèlement, les achats d’actifs ont diminué au cours de l’année passant de 30 milliards par mois à 15 milliards en septembre, avant un arrêt définitif du « Quantitative Easing » fin décembre.

Enfin, le pétrole a également connu une année mouvementée. L’abondance de l’offre a pesé sur les cours du baril, ce dernier cédant 23% en 2018.

Plusieurs zones d’incertitudes demeurent pour 2019 :

  • La poursuite de la guerre commerciale menée par les Etats-Unis pourrait peser sur la croissance mondiale
  • Les marchés financiers vont devoir évoluer dans un environnement où la liquidité sera moindre à la suite de l’arrêt des politiques monétaires ultra accommodantes des Banques Centrales (FED et BCE)
  • L’absence d’accord sur le Brexit avec l’Union Européenne reste une option envisageable
  • Les élections européennes peuvent amener des surprises dans un contexte de vives protestations contre les gouvernements actuels.

N. B. Le résultat et les performances passées présentés ne constituent pas une prévision de la performance future de vos investissements. Ces performances ne sont pas constantes dans le temps et l’évolution de la valeur de votre investissement pourra s’écarter de ce qui est affiché, à la hausse comme à la baisse.