Découvrez notre commentaire de gestion qui présente l’essentiel des marchés financiers du mois écoulé.

Les marchés financiers se sont nettement redressés en juin, effaçant la baisse du mois de mai. Les actions américaines caracolent en tête, en hausse de plus de 7%. De leur côté, les actions européennes progressent de plus de 5%. Le CAC 40 grimpe quant à lui de 6.4%. Ce 1er semestre 2019 aura été marqué par la progression de l’ensemble des classes d’actifs : obligations d’entreprise, emprunts d’état, actions, pétrole et or.

Banques centrales, encore et toujours

Sans nouvelle majeure du côté des entreprises et avec des chiffres macroéconomiques contrastés confirmant la tendance d’un ralentissement de la croissance mondiale, le soutien des marchés est venu une nouvelle fois des Banques centrales.

La Réserve fédérale américaine a laissé entendre qu’elle pourrait baisser ses taux directeurs à plusieurs reprises, décision pourtant difficile à justifier dans une économie en excellente santé. Même son de cloche en Europe, où l’on s’oriente vers un contexte de taux durablement bas. La BCE se dit prête à assouplir de nouveau sa politique monétaire en utilisant tous les moyens à disposition : baisse des taux, nouveaux achats d’actifs et nouveaux prêts au secteur bancaire à des conditions extrêmement favorables. Ces annonces ont eu pour effet de booster les marchés obligataires, les taux d’emprunt des Etats atteignant de nouveaux records à la baisse. Les Etats endettés s’accommodent parfaitement de cette situation. La France emprunte désormais gratuitement sur les marchés, le taux à 10 ans rémunérant 0% !

Perspectives

Les FCPE ont profité de l’embellie des marchés et affichent tous des performances positives sur le semestre (à l’exception du fonds monétaire).

Néanmoins, les valorisations à la fois sur les marchés obligataires et sur certains segments actions incitent à la prudence. Les incertitudes demeurent et certains risques sont toujours présents : risque de déception sur l’économie américaine, décélération de la croissance chinoise, guerre commerciale, probabilité accrue d’un hard Brexit, poids de la dette italienne…Les doutes sur l’avenir amènent les investisseurs à se repositionner sur l’or (+10% sur le semestre), considéré traditionnellement comme une valeur refuge.

Une certitude et non des moindres, les Banques centrales mettront tout en œuvre pour contrer un ralentissement marqué de l’économie mondiale.