Skip links

Label du PARTAGE SALARIÉ 2026 : 24 entreprises distinguées

Temps de lecture 5mn

Paris, le 04/11/2026               

thibaut

A propos de l'auteur

Thibaut Herjean

Directeur marketing et de l’offre

Thibaut contribue au développement de la marque Eres et à la valorisation de ses expertises dans les domaines de l’épargne longue et du partage de la valeur. Il travaille à rendre les offres et les sujets complexes plus lisibles pour les entreprises, les partenaires et les épargnants.

Depuis dix ans, Eres collecte et analyse les opérations de partage de la valeur conduites par les entreprises du SBF 120. Ces travaux donnent lieu chaque année depuis plus de 10 ans au Panorama de l’actionnariat salarié et au Baromètre du partage du profit, ainsi que depuis 2025 au Label du PARTAGE SALARIÉ construit en partenariat avec le magazine Challenges.

Cette deuxième édition distingue 24 des 120 premières capitalisations françaises, selon un principe inchangé : mesurer la part du résultat effectivement redistribuée aux salariés plutôt que le montant des primes. Le palmarès est paru dans Challenges daté du 29 octobre 2026 ; les labels ont été remis aux lauréats à Paris le 6 octobre. 

Mesurer l’effort de redistribution au regard des résultats

Le montant des primes versées ne suffit pas à apprécier la politique de partage de la valeur d’une entreprise. Une prime élevée peut représenter une part limitée du résultat d’un groupe très rentable. À l’inverse, une entreprise disposant de marges plus faibles peut consentir un effort proportionnellement plus important avec une enveloppe moins élevée. 

« Une société du luxe qui verse 20 000 euros de primes mais ne partage que 1 % de son résultat est moins vertueuse, à notre sens, qu'une entreprise du BTP qui en reverse 3 % avec une prime moyenne de 2 000 euros. »

Mathieu Chauvin, Président du groupe Eres

Le Label du PARTAGE SALARIÉ prend en compte cette dimension. Il ne distingue pas les entreprises qui versent les montants les plus élevés, mais celles qui redistribuent la part la plus importante de leur résultat, en tenant compte de la cohérence et de la continuité de leur politique. 

Il n’y a donc pas de classement, mais 24 lauréats, et des écarts significatifs : Dassault Systèmes reverse 15,4 % de son résultat en primes collectives, soit plus du double de la moyenne du SBF 120 (7 %), et Orange culmine à près de 27 %. 

Les 24 lauréats du Label du Partage Salarié 2026

  • Next 80

    ADP

    Résultat reversé
    7,2 %

    Transports, loisirs

    Capital salarié
    1,8 %
    Salariés actionnaires
    —
  • Next 80

    Amundi

    Résultat reversé
    2,8 %

    Assurances, banques, services financiers

    Capital salarié
    2,4 %
    Salariés actionnaires
    60 %
  • Next 80

    BioMérieux

    Résultat reversé
    4,5 %

    Santé

    Capital salarié
    1,5 %
    Salariés actionnaires
    40,7 %
  • CAC 40

    BNP Paribas

    Résultat reversé
    5,3 %

    Assurances, banques, services financiers

    Capital salarié
    4,3 %
    Salariés actionnaires
    27,53 %
  • CAC 40

    Bouygues

    Résultat reversé
    25,6 %

    BTP

    Capital salarié
    19,2 %
    Salariés actionnaires
    37,5 %
  • Next 80

    Dassault Aviation

    Résultat reversé
    13,09 %

    Biens, services industriels

    Capital salarié
    0 %
    Salariés actionnaires
    2,15 %
  • CAC 40

    Dassault Systèmes

    Résultat reversé
    15,4 %

    Technologies, informatique

    Capital salarié
    1,8 %
    Salariés actionnaires
    25,2 %
  • Next 80

    Eiffage

    Résultat reversé
    10,8 %

    BTP, construction, matériaux

    Capital salarié
    22,3 %
    Salariés actionnaires
    80 %
  • Next 80

    Exosens

    Résultat reversé
    21,6 %

    Équipement de télécommunications

    Capital salarié
    0,3 %
    Salariés actionnaires
    53 %
  • Next 80

    FDJ United

    Résultat reversé
    8,2 %

    Distribution

    Capital salarié
    4 %
    Salariés actionnaires
    53,44 %
  • Next 80

    GTT

    Résultat reversé
    2,3 %

    Biens, services industriels

    Capital salarié
    1 %
    Salariés actionnaires
    73,19 %
  • CAC 40

    Hermès

    Résultat reversé
    4,6 %

    Luxe

    Capital salarié
    1 %
    Salariés actionnaires
    63,52 %
  • Next 80

    Interparfums

    Résultat reversé
    1,8 %

    Services B to B, collectivités

    Capital salarié
    0,8 %
    Salariés actionnaires
    31,72 %
  • CAC 40

    L’Oréal

    Résultat reversé
    2,5 %

    Luxe

    Capital salarié
    2,1 %
    Salariés actionnaires
    47,02 %
  • CAC 40

    Orange

    Résultat reversé
    26,8 %

    Télécommunications

    Capital salarié
    8,2 %
    Salariés actionnaires
    85,61 %
  • CAC 40

    Safran

    Résultat reversé
    16,9 %

    Biens, services industriels

    Capital salarié
    5,6 %
    Salariés actionnaires
    40,04 %
  • CAC 40

    Sanofi

    Résultat reversé
    2,9 %

    Santé

    Capital salarié
    2,9 %
    Salariés actionnaires
    44 %
  • CAC 40

    Société générale

    Résultat reversé
    7,7 %

    Assurances, banques, services financiers

    Capital salarié
    10,2 %
    Salariés actionnaires
    78,37 %
  • Next 80

    Spie

    Résultat reversé
    10,3 %

    Biens, services industriels

    Capital salarié
    8 %
    Salariés actionnaires
    51 %
  • Next 80

    TF1

    Résultat reversé
    5,4 %

    Médias

    Capital salarié
    10,5 %
    Salariés actionnaires
    95 %
  • CAC 40

    Thales

    Résultat reversé
    10,3 %

    Biens, services industriels

    Capital salarié
    3 %
    Salariés actionnaires
    52 %
  • Next 80

    Vallourec

    Résultat reversé
    5,3 %

    Pétrole, parapétrolier

    Capital salarié
    2,8 %
    Salariés actionnaires
    45,2 %
  • CAC 40

    Veolia Environnement

    Résultat reversé
    5,3 %

    Services B to B, collectivités

    Capital salarié
    9,4 %
    Salariés actionnaires
    60 %
  • CAC 40

    Vinci

    Résultat reversé
    8,4 %

    BTP, construction, matériaux

    Capital salarié
    11,3 %
    Salariés actionnaires
    41 %
* Données 2025. Le SBF 120 regroupe le CAC 40 et le Next 80. Source : Label du PARTAGE SALARIÉ 2026, Eres Group x Challenges. 

Une méthode fondée sur 15 critères

Le palmarès est établi par Eres, à partir des informations publiées par les entreprises du SBF 120. 

L’analyse porte sur les exercices 2022 à 2025. Elle s’appuie notamment sur les rapports annuels, les résultats financiers, les communiqués destinés aux investisseurs et les publications institutionnelles des entreprises étudiées. 

Quinze critères sont pris en compte. Ils portent notamment sur le nombre de bénéficiaires d’accords collectifs, le montant des enveloppes consacrées à la participation, à l’intéressement et à l’abondement, la part du capital détenue par les salariés et la proportion de salariés actionnaires. Les dispositifs d’épargne salariale, Plan d’Épargne Entreprise (PEE) et Plan d’Épargne Retraite d’Entreprise Collectif (PERECO ou PERCOL), sont également intégrés à l’analyse. 

Le critère central reste le rapport entre le montant des primes collectives versées et le résultat net de l’entreprise. Cette approche permet de comparer des groupes dont la taille, le secteur et le niveau de rentabilité diffèrent. 

« La méthode n'a pas changé depuis l'année dernière. Elle a vocation à rester stable. »

Mathieu Chauvin, Président du groupe Eres

Le périmètre évolue néanmoins avec la composition du SBF 120, qui compte chaque année plusieurs entrées et sorties. 

Les enseignements de l’édition 2026

Une progression de l’actionnariat salarié

Selon le Panorama de l’actionnariat salarié 2026 publié par Eres, 36,6 % des salariés des groupes du SBF 120 détiennent des actions de leur employeur, contre 35,2 % un an plus tôt. Ils détiennent en moyenne 3,08 % du capital de leur entreprise. 

Le nombre d’opérations d’actionnariat salarié a cependant diminué en 2025 : 40 opérations ont été recensées, contre 44 en 2024. Sur une période de dix ans, les montants souscrits ont en revanche progressé, passant de 1,97 milliard d’euros en 2015 à 3,81 milliards en 2025. 

Le risque demeure un élément central de l’information des salariés

Dans le cadre d’une opération d’actionnariat salarié, la question du risque auquel s’expose les salariés est essentielle. Eres a analysé rétrospectivement 394 opérations menées entre 2006 et 2020. 

Une décote moyenne de 17 %, un abondement de 100 % et les dividendes auraient permis d’absorber une baisse de 66,5 % du cours avant que l’avantage initial ne soit effacé. Cette simulation ne constitue pas une garantie : la valeur d’un investissement peut diminuer et la concentration de l’épargne sur les titres de son employeur accroît le risque de dépendance à la situation de l’entreprise. 

« La décote et l'abondement ne font pas disparaître le risque, et il faut le dire clairement. »

Mathieu Chauvin, Président du groupe Eres

Selon la même analyse, 1 000 euros investis avec un abondement de 100 % ont représenté en moyenne 3 479 euros au terme de cinq ans, contre 1 557 euros pour un investisseur ordinaire. Ces résultats reposent sur des données historiques et ne préjugent pas des performances futures. 

À retenir : l’actionnariat salarié comporte un risque de perte en capital. La valeur des titres peut évoluer à la hausse comme à la baisse. La décote et l’abondement ne suppriment pas ce risque. Les conditions de disponibilité et de déblocage dépendent du dispositif concerné et de la réglementation applicable. 

Des critères environnementaux dans les accords d’intéressement

Les critères environnementaux apparaissent progressivement aux côtés des indicateurs financiers dans les accords d’intéressement. BNP Paribas prend ainsi en compte, selon les éléments cités dans le dossier, la réduction des émissions de CO₂ et le temps consacré par les collaborateurs à des actions associatives. 

Cette évolution illustre l’élargissement des critères utilisés pour associer la rémunération collective aux priorités de l’entreprise. Elle s’inscrit dans un contexte où le partage de la valeur représente une part importante des accords négociés en entreprise. 

Des politiques adaptées aux profils des entreprises

Les pratiques observées parmi les lauréats diffèrent selon les secteurs, les niveaux de rentabilité, la structure du capital et l’histoire sociale des groupes. Certaines entreprises privilégient les primes collectives. D’autres développent l’actionnariat salarié ou combinent plusieurs dispositifs. 

  • FDJ United a ouvert son capital à ses salariés dans douze pays en 2025, avec une décote de 20 % et un abondement pouvant atteindre 500 euros. Le taux de souscription s’est élevé à 53 % et les salariés détiennent désormais 4 % du capital du groupe. L’information des nouveaux collaborateurs comprend notamment une présentation de l’épargne salariale et des risques associés aux différents supports. 
  • Dans le secteur du BTP, l’actionnariat salarié occupe une place historique. Les salariés détiennent 22,3 % du capital d’Eiffage, 19,2 % de celui de Bouygues et 11,3 % de celui de Vinci. Chez Eiffage, 80 % des collaborateurs sont actionnaires. Vinci propose quatre plans d’actionnariat par an, dont trois en France et un à l’international. 

« Il y a des milliers de filiales qui ne portent pas le nom de Vinci, mais tous les salariés peuvent acheter des actions Vinci. Ça leur rappelle tous les jours qu'ils font partie du même groupe. »

Mathieu Chauvin, Président du groupe Eres

Un repère pour les politiques de partage de la valeur

Pour les entreprises distinguées, le label constitue un support de communication auprès des collaborateurs et peut accompagner les campagnes d’information relatives aux dispositifs d’épargne salariale et d’actionnariat salarié. 

Il permet également de situer les pratiques d’une entreprise au regard de celles des autres groupes du SBF 120, selon une méthode reconduite d’une édition à l’autre. Le label ne résume pas à lui seul une politique sociale, mais fournit un repère autour de plusieurs indicateurs : la couverture des dispositifs, les montants redistribués, la participation des salariés et la détention du capital. 

Le dossier consacré au palmarès est publié dans Challenges n°937, daté du 29 octobre 2026, sous la signature de Tiffen MacArthur. Les labels ont été remis aux lauréats lors d’une cérémonie organisée à Paris le 6 octobre 2026. 

Le partage de la valeur, une politique de long terme

Les données du palmarès montrent que le partage de la valeur ne se réduit pas au versement ponctuel d’une prime. Il repose sur la combinaison de plusieurs dispositifs et sur leur maintien dans le temps, y compris lorsque les résultats de l’entreprise évoluent. 

Pour les entreprises, l’enjeu consiste à articuler rémunération collective, épargne salariale, actionnariat salarié et objectifs sociaux ou environnementaux. Pour les salariés, la qualité de cette politique dépend aussi de la lisibilité des dispositifs, de l’information fournie et de la compréhension des risques associés aux placements proposés. 

Cette approche de long terme constitue le fil directeur du Label du PARTAGE SALARIÉ et des analyses publiées par Eres sur l’épargne salariale et l’actionnariat salarié. 

Vous souhaitez structurer votre politique de partage de la valeur ?

Eres accompagne les entreprises dans la mise en place de dispositifs d’épargne salariale.
Connexion à votre espace
Bienvenue dans votre espace personnel Eres, indiquez-nous quel est votre profil.