Skip links
epargne retraite

Épargne retraite : guide complet pour préparer votre avenir financier 

Temps de lecture 5mn

1 705 euros bruts par mois. C’est ce que perçoit en moyenne un retraité français selon les derniers chiffres de la DREES, publiés en mai 2026. À comparer à votre salaire actuel : pour la plupart des actifs, le passage à la retraite se traduit par une perte de revenu de plusieurs centaines d’euros chaque mois. Cet écart, l’épargne retraite permet de le combler. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’épargne retraite pour bien préparer votre avenir financier. 

Qu’est-ce que l’épargne retraite et pourquoi est-elle essentielle ?

Une épargne de long terme, dédiée à un seul objectif

L’épargne retraite désigne l’ensemble des dispositifs qui vous permettent de constituer, pendant votre vie active, un capital destiné à compléter votre pension. Le principe est simple : vous versez régulièrement ou ponctuellement, les sommes sont investies sur des supports financiers, et vous les récupérez au moment de votre départ à la retraite, en capital, en rente viagère, ou en combinant les deux.

Ce qui la distingue d’un simple livret ou d’une assurance-vie classique, c’est sa vocation : l’épargne retraite est fléchée vers un objectif unique. En contrepartie de ce blocage jusqu’à la retraite, elle ouvre droit à un cadre fiscal spécifique. Les versements volontaires peuvent être déduits de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel qui dépend de vos revenus professionnels. Plus votre tranche marginale d’imposition est élevée, plus l’économie d’impôt est immédiate et visible.

Le blocage n’est d’ailleurs pas absolu. La réglementation prévoit des cas de déblocage anticipé : achat de la résidence principale, mais aussi les accidents de la vie, invalidité, décès du conjoint ou du partenaire de PACS, fin de droits au chômage, surendettement, liquidation judiciaire pour les indépendants, affection grave,  handicap ou survenue d’un accident d’une particulière gravité chez l’enfant à charge.

Répartition et capitalisation : deux logiques, un seul objectif

Pour comprendre l’utilité de l’épargne retraite, il faut d’abord distinguer les deux grandes mécaniques qui financent une pension.

La répartition, c’est le socle du système français. Les cotisations prélevées sur les salaires des actifs financent immédiatement les pensions des retraités d’aujourd’hui. Rien n’est mis de côté : l’argent est redistribué dans la foulée. C’est un pacte de solidarité entre générations, robuste face aux crises financières puisqu’il ne dépend pas des marchés. En échange, il repose entièrement sur un équilibre démographique : il faut suffisamment d’actifs qui cotisent pour chaque retraité qui perçoit.

Or cet équilibre se tend. Le Conseil d’orientation des retraites comptabilisait 2,1 cotisants pour un retraité en 2000 ; ce ratio est descendu à environ 1,7 aujourd’hui, et les projections du COR l’envisagent entre 1,3 et 1,6 à l’horizon 2070¹. Mécaniquement, à cotisations constantes, le niveau relatif des pensions s’érode.

La capitalisation fonctionne à l’inverse. Vous épargnez pour vous-même : les sommes versées sont investies sur les marchés financiers, elles produisent des rendements au fil du temps, et vous récupérez ce capital à la retraite. Le moteur n’est plus démographique mais financier. L’avantage : vous ne dépendez pas du nombre d’actifs dans trente ans. La contrepartie : la valeur de votre épargne fluctue avec les marchés, et il existe un risque de perte en capital.

Le débat public oppose souvent les deux systèmes. Dans les faits, ils se complètent, et la France a déjà choisi l’articulation. La répartition reste le pilier obligatoire, assurant un socle de pension à tous. La capitalisation vient en complément, via l’épargne salariale, le PER d’entreprise et le PER individuel.

L’enjeu n’est donc pas de savoir laquelle est « meilleure », mais de reconnaître une réalité simple : le socle obligatoire, à lui seul, ne suffira pas à maintenir votre niveau de vie. La capitalisation n’affaiblit pas la répartition, elle la complète là où elle atteint ses limites, en particulier pour les revenus les plus élevés, que les régimes obligatoires plafonnent.

C’est exactement le rôle de l’épargne retraite : construire, à votre rythme et dans un cadre fiscal avantageux, le complément qui fera la différence.

¹ Conseil d’orientation des retraites, rapport annuel, projections du ratio cotisants/retraités.

Les trois grandes catégories d’épargne retraite

Le tableau ci-dessous décrit les trois grandes familles d’épargne retraite. 

PER individuel (PERIN)PER d'entreprise collectif (PERECO)PER d'entreprise obligatoire (PERO)
Qui l'ouvre ?Vous, librementVotre employeurVotre employeur
Qui l'alimente ?Vos versements volontairesIntéressement, participation, abondement, versements volontaires, jours de CETCotisations obligatoires employeur et/ou salarié
Pour qui ?Tout le monde : salarié, indépendant, dirigeant, sans activitéTous les salariés de l'entrepriseTout ou partie des salariés, selon l'accord
SortieCapital, rente ou les deuxCapital, rente ou les deuxRente viagère
Avantage cléLiberté totale de pilotageL'entreprise contribue à votre effortEffort d'épargne automatique

Le réflexe à avoir : commencer par son entreprise

Si votre employeur propose un PERECO, c’est presque toujours par là qu’il faut démarrer. La raison est arithmétique : l’abondement. Quand l’entreprise complète vos versements, votre épargne progresse avant même le moindre rendement financier. Aucun placement individuel ne reproduit cet effet.

Même logique pour l’intéressement et la participation : placés sur votre PERECO plutôt que perçus immédiatement, ils échappent à l’impôt sur le revenu. Le gain est immédiat et certain.

Le PERECO peut également accueillir des versements volontaires dans son compartiment 1. Il n’est donc pas toujours nécessaire d’ouvrir un PER individuel distinct pour compléter son épargne retraite. Ce compartiment répond à une logique proche de celle du PER individuel, tout en restant intégré au dispositif collectif de l’entreprise.

Le PER individuel prend alors le relais pour tout ce que le cadre collectif ne couvre pas : compléter au-delà des plafonds d’entreprise, piloter librement votre allocation, ou tout simplement épargner quand vous n’avez pas accès à un dispositif collectif, c’est le cas de nombreux indépendants, professions libérales et dirigeants.

Et vos anciens contrats ?

PERP, contrat Madelin, Article 83, PERCO : si vous avez changé d’employeur ou de statut, vous détenez peut-être plusieurs produits oubliés. Ils sont transférables vers un PER unique. Un regroupement qui simplifie le suivi, harmonise la gestion financière et permet souvent de réduire les frais. Vérifiez simplement les conditions et frais de transfert de vos contrats d’origine avant d’agir.

Vous souhaitez en savoir plus sur le PER ?

Découvrez notre page d'information dédiée à ce placement d'épargne individuelle.

Les autres solutions pour constituer un patrimoine en vue de la retraite

Le PER est spécifiquement conçu pour préparer la retraite. Mais il ne constitue pas la seule façon de se créer un patrimoine sur le long terme. D’autres solutions d’épargne et d’investissement peuvent également contribuer à financer cette période de la vie, même si la retraite n’est pas leur objectif premier.

Elles présentent un point commun : elles permettent de constituer une réserve qui pourra, au moment de la retraite, être conservée, utilisée progressivement ou transformée en revenus complémentaires. Elles répondent aussi à d’autres besoins avant cette échéance : faire face à un imprévu, financer un projet, diversifier son patrimoine ou organiser sa transmission.

Les livrets réglementés

Les livrets réglementés, comme le Livret A, le LDDS ou le LEP sous conditions de ressources, sont des produits d’épargne dont les principales caractéristiques sont fixées par l’État. Le taux de rémunération, le plafond de versement et les conditions d’accès dépendent du livret concerné.

Les sommes déposées restent disponibles à tout moment et le capital est garanti. Les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Ces livrets peuvent constituer une réserve mobilisable avant et pendant la retraite. Ils permettent notamment de financer une dépense imprévue sans devoir vendre un investissement dont la valeur aurait baissé.

Leur principal inconvénient tient à leur plafond de versement. Leur rémunération peut également être inférieure à l’inflation selon les périodes. Dans ce cas, le montant épargné ne diminue pas, mais son pouvoir d’achat peut baisser progressivement. Les livrets réglementés ont donc davantage vocation à accueillir une épargne disponible qu’à constituer, à eux seuls, un patrimoine destiné à produire des revenus à long terme.

L’assurance-vie

L’assurance-vie est un contrat qui permet de constituer une épargne en réalisant des versements libres ou réguliers. Les sommes peuvent être investies sur différents supports, selon les options proposées par le contrat.

Le fonds en euros offre une garantie du capital selon les conditions prévues au contrat. Les unités de compte sont, quant à elles, investies dans des fonds ou d’autres supports financiers et leur valeur évolue à la hausse comme à la baisse. Elles présentent donc un risque de perte en capital.

L’épargne reste disponible par le biais de rachats partiels ou totaux. Lors d’un rachat, seule la part correspondant aux gains est soumise à l’imposition, selon la fiscalité applicable. Après huit ans, un régime fiscal spécifique s’applique aux gains retirés, sous réserve des règles en vigueur.

L’assurance-vie peut ainsi être utilisée pour constituer une épargne de long terme tout en conservant la possibilité de la mobiliser avant la retraite. À cette période, des rachats réguliers peuvent être organisés afin de compléter les pensions versées par les régimes obligatoires. Le contrat peut également être utilisé dans une stratégie de transmission grâce à la clause bénéficiaire et au régime fiscal propre à l’assurance-vie.

En contrepartie, les unités de compte ne garantissent pas le capital. Les frais peuvent également varier selon les contrats et les supports proposés. La fiscalité de la transmission dépend notamment de l’âge de l’assuré au moment des versements et de la situation des bénéficiaires.

L’immobilier direct et les SCPI

L’immobilier peut contribuer à la constitution d’un patrimoine et, à terme, générer des revenus complémentaires. Il peut être détenu directement, par exemple avec un logement mis en location, ou indirectement au moyen de parts de SCPI.

Une SCPI, ou Société Civile de Placement Immobilier, collecte l’épargne de plusieurs investisseurs pour acquérir et gérer un patrimoine immobilier. Celui-ci peut être composé de bureaux, de commerces, de locaux de santé, d’entrepôts ou d’autres types d’immeubles. Chaque épargnant détient des parts et reçoit une quote-part des revenus distribués, en fonction du nombre de parts détenues.

Les SCPI permettent d’accéder à un patrimoine immobilier diversifié sans acheter et gérer directement un immeuble. Les parts peuvent être acquises au comptant, à crédit ou en démembrement, par exemple en nue-propriété. Dans ce dernier cas, l’épargnant renonce aux revenus pendant une période définie en contrepartie d’un prix d’acquisition réduit. À l’issue du démembrement, il récupère la pleine propriété des parts et peut alors percevoir les revenus distribués.

L’immobilier peut donc fournir des revenus complémentaires à la retraite, notamment grâce aux loyers ou aux distributions de SCPI. Il peut aussi représenter une part du patrimoine transmissible.

Ces investissements comportent toutefois plusieurs limites. Le capital n’est pas garanti et la valeur des biens ou des parts peut diminuer. Les loyers et les revenus distribués peuvent varier. Les parts de SCPI ne sont pas toujours revendables rapidement : la vente dépend notamment de l’existence d’un acquéreur et des conditions du marché. L’immobilier suppose par ailleurs un horizon d’investissement long, ainsi qu’une prise en compte des frais, de la fiscalité et du risque de concentration.

Le Plan d’Épargne en Actions

Le Plan d’Épargne en Actions, ou PEA, est une enveloppe permettant d’investir dans des actions européennes et dans certains fonds répondant aux critères d’éligibilité du plan. Il se compose d’un compte espèces et d’un compte-titres sur lequel sont inscrits les investissements.

Le PEA permet d’acheter et de vendre des titres à l’intérieur de l’enveloppe sans imposition immédiate des gains. Après cinq ans de détention, les retraits bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu sur les gains, les prélèvements sociaux restant dus selon les règles applicables.

Le PEA peut contribuer à la constitution d’un capital sur une longue période. À la retraite, ce capital peut être conservé investi, utilisé ponctuellement ou retiré progressivement. Après cinq ans, un retrait partiel n’entraîne plus la clôture du plan, sous réserve des règles applicables.

Le principal avantage du PEA réside dans son cadre fiscal à long terme. Il permet également d’investir directement ou indirectement sur les marchés actions.

En revanche, il ne garantit pas le capital. La valeur des investissements peut fluctuer fortement et une perte est possible. Le choix des titres et des fonds est également limité aux supports éligibles au PEA. Cette enveloppe doit donc être adaptée à un horizon suffisamment long et à la capacité de l’épargnant à supporter les variations de marché.

Le compte-titres ordinaire

Le compte-titres ordinaire permet d’investir dans une large gamme d’instruments financiers : actions françaises et internationales, obligations, ETF, fonds d’investissement ou autres titres, selon les supports proposés par l’intermédiaire.

Contrairement au PEA, il ne comporte ni plafond de versement ni restriction géographique particulière. L’épargnant peut acheter et vendre les titres de son choix, sous réserve de leur disponibilité et de la réglementation applicable.

Le compte-titres peut ainsi compléter les autres enveloppes lorsque le PEA est plafonné ou lorsqu’un investissement n’est pas éligible à celui-ci. Il peut aussi être utilisé pour constituer un capital destiné à être mobilisé progressivement au moment de la retraite.

Sa fiscalité est toutefois moins spécifique : les revenus et les plus-values sont imposés selon les règles en vigueur au titre de l’année concernée. Les investissements détenus sur le compte-titres ne sont pas garantis et leur valeur peut varier à la hausse comme à la baisse.

Eres propose le compte-titres ordinaire et le PEA sous la marque Eres Titres.

En un coup d’oeil : le comparatif des différentes solutions

EnveloppeHorizonDisponibilité Capital garanti Effet fiscal à l'entrée Fiscalité à la sortie
Livrets réglementés Court termeImmédiateOuiAucunExonération
Assurance-vieMoyen à long terme Rachats possibles Fonds en euros uniquementAucun Régime spécifique, allégé après 8 ans
PER Jusqu'à la retraite Bloquée, sauf cas prévus Selon les supports Déduction possible du revenu imposable Imposition du capital et des gains
SCPI 8 à 10 ans minimumLimitéeNonAucun Revenus fonciers et plus-values immobilières
PEA Long terme Retraits possibles, avec effet sur le planNonAucun Exonération d'IR après 5 ans, hors prélèvements sociaux
Compte-titresVariableImmédiateNonAucun Imposition à chaque cession

Comment articuler tout cela ?

Il n’existe pas de répartition type. Le choix dépend de votre âge, de vos revenus, de votre tranche d’imposition, du patrimoine déjà constitué, des projets que vous avez à financer et de votre tolérance aux variations de valeur.

Toutefois, deux principes de méthodes sont essentiels avant toute décision :

  • Premier principe : disposer d’une réserve mobilisable avant d’immobiliser. Sans elle, le moindre imprévu vous contraint à retirer de l’argent d’un placement de long terme, au moment où sa valeur est peut-être basse.
  • Second principe : ne pas tout concentrer sur une seule enveloppe. Chacune comporte ses propres contraintes, durée, blocage, fiscalité, liquidité. Une situation personnelle évolue : changement de statut, acquisition immobilière, naissance, variation de revenus. Une épargne répartie sur plusieurs enveloppes laisse davantage de marge de manœuvre face à ces changements.

Ces arbitrages se posent à chaque étape de la vie professionnelle. Les examiner avec un conseiller, sur la base d’une situation précise, permet de les poser une première fois puis de les réajuster au fil du temps.

Comment débuter avec l’épargne retraite ?

Commencer une démarche de constitution d’épargne retraite suppose d’examiner plusieurs éléments : l’objectif poursuivi, l’horizon de placement, la fiscalité, les frais, les supports disponibles et les modalités de versement. 

Le tableau ci-dessous vous présente les étapes clés et repères à prendre en compte avant de vous engager :

ÉtapeObjectifRepères
1. Définir le projetPréciser l’objectif et l’horizon de l’épargne.Retraite, complément de revenus, capital, transmission ou projet intermédiaire.
2. Examiner la fiscalitéComprendre le traitement des versements et de la sortie.Déduction possible sur certains versements du PER, plafond disponible et imposition à la sortie.
3. Comparer les fraisMesurer leur impact sur l’épargne.Frais sur versement, frais de gestion, frais d’arbitrage, frais de transfert et frais des supports.
4. Étudier les supportsComprendre où l’épargne est investie.Fonds en euros, unités de compte, gestion libre ou gestion pilotée à horizon.
5. Définir les versementsOrganiser l’alimentation du dispositif.Versements réguliers ou ponctuels, intéressement, participation, abondement et plafonds applicables.
6. Suivre l’épargneTenir compte de l’évolution de la situation.Revenus, horizon de retraite, répartition des supports, frais et modalités de sortie.

L’importance d’un suivi personnalisé par un conseiller en gestion de patrimoine

Le choix d’une solution d’épargne retraite ne dépend pas uniquement de l’âge ou du montant que l’on souhaite épargner. Il doit tenir compte de la situation professionnelle, des revenus, de la fiscalité, du patrimoine déjà constitué, des projets à financer et du niveau de risque accepté.

Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) peut analyser ces différents éléments et les mettre en perspective.

Son rôle consiste notamment à :

  • recueillir les objectifs et l’horizon de placement ;
  • examiner les revenus, la fiscalité et les placements déjà détenus ;
  • comparer les caractéristiques des différentes enveloppes ;
  • expliquer les frais, les risques, les conditions de disponibilité et les modalités de sortie ;
  • suivre l’évolution de la situation et mettre à jour les solutions lorsque cela est nécessaire.

Cet accompagnement peut être utile lorsque plusieurs dispositifs se complètent : PER individuel, PER d’entreprise, assurance-vie, immobilier, Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou compte-titres. Il permet de distinguer les sommes destinées à la retraite de celles qui doivent rester disponibles pour d’autres projets ou pour faire face à un imprévu.

Le suivi ne s’arrête pas à la souscription. Un changement d’employeur, une évolution des revenus, un départ prochain à la retraite, une acquisition immobilière ou une modification de la situation familiale peuvent avoir une incidence sur les versements, la fiscalité ou les modalités de sortie. Ces étapes peuvent justifier une nouvelle analyse.

Un conseiller doit également présenter les limites des solutions étudiées. Les supports en unités de compte peuvent perdre de la valeur, les revenus immobiliers ne sont pas garantis, les frais réduisent la performance nette et les règles fiscales peuvent évoluer. Le suivi consiste donc aussi à vérifier que l’épargnant comprend le fonctionnement et les risques des dispositifs retenus.

Quelle fiscalité pour l’épargne retraite ?

La fiscalité est l’un des éléments à prendre en compte lorsqu’on choisit une solution d’épargne retraite. Elle intervient à deux moments : lors des versements, puis au moment de récupérer l’épargne. Le traitement dépend également de l’origine des sommes versées : versements volontaires, intéressement, participation, abondement de l’entreprise ou cotisations obligatoires.

Le PER repose principalement sur un principe de déduction à l’entrée : vous pouvez, sous certaines conditions et dans la limite d’un plafond, réduire votre revenu imposable en versant de l’argent sur le plan. En contrepartie, les sommes concernées sont imposées lorsqu’elles sont récupérées.

Les versements volontaires : déduire ou non de son revenu imposable

Lorsque vous effectuez un versement volontaire sur un PER, vous pouvez généralement choisir de le déduire de votre revenu imposable. Cette déduction est possible dans la limite d’un plafond annuel, calculé en fonction de vos revenus professionnels et indiqué sur votre avis d’impôt.

Par exemple, si vous versez 1 000 euros sur votre PER et que vous êtes imposé dans une tranche marginale à 30 %, votre revenu imposable est réduit de 1 000 euros. L’économie d’impôt théorique correspond alors à 300 euros, sous réserve de disposer d’un impôt à payer et de respecter le plafond disponible. Le versement ne devient pas gratuit pour autant : la fiscalité est en partie reportée au moment de la sortie.

Vous pouvez aussi choisir de ne pas déduire vos versements. Cette option peut être étudiée lorsque vous êtes peu ou pas imposé pendant votre vie active, ou lorsque vous anticipez une fiscalité comparable ou plus élevée à la retraite. En contrepartie de l’absence de déduction immédiate, la fiscalité appliquée au capital récupéré est différente.

Depuis 2026, les versements réalisés à partir de 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. La loi de finances pour 2026 a également étendu la période de report des plafonds non utilisés pour les versements effectués à partir de cette année. Ces règles doivent être vérifiées selon la date des versements et la situation du titulaire.

Une fiscalité différente selon le mode de sortie

Une sortie en capital

Pour les versements volontaires déduits du revenu imposable, la part correspondant aux sommes versées est soumise au barème progressif de l’impôt sur le revenu au moment de la sortie. Elle ne bénéficie pas de l’abattement de 10 % applicable aux pensions de retraite.

La part correspondant aux gains réalisés sur le plan relève, quant à elle, de la fiscalité des produits de placement. Pour les produits perçus à partir de 2026, le prélèvement forfaitaire global est de 31,4 %, comprenant l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, selon les règles en vigueur.

Lorsque les versements volontaires n’ont pas été déduits à l’entrée, le montant correspondant aux versements eux-mêmes est exonéré à la sortie. Seuls les gains sont alors imposés selon la fiscalité applicable aux produits de placement.

La fiscalité du capital dépend donc directement du choix effectué au moment des versements :

Versements volontairesFiscalité à l’entréeFiscalité de la sortie en capital
Déduits du revenu imposableRéduction du revenu imposable, dans la limite du plafondVersements imposés au barème de l’impôt sur le revenu ; gains soumis à la fiscalité des produits de placement
Non déduitsPas de réduction du revenu imposableVersements non imposés ; gains soumis à la fiscalité des produits de placement

Une sortie en capital importante peut augmenter temporairement le revenu imposable de l’année concernée. Il peut donc être utile d’étudier les modalités de sortie à l’avance : versement unique, capital fractionné ou combinaison avec une rente.

Une sortie en rente

La rente viagère correspond à un revenu versé périodiquement jusqu’au décès du bénéficiaire. Lorsqu’elle provient de versements volontaires déduits, elle est imposée selon les règles applicables aux pensions et retraites. Elle est notamment soumise à l’impôt sur le revenu après application de l’abattement prévu pour cette catégorie de revenus, ainsi qu’aux prélèvements sociaux selon la situation du retraité.

Lorsque les versements volontaires n’ont pas été déduits, la rente relève du régime des rentes viagères à titre onéreux. Seule une fraction de la rente est alors imposable. Cette fraction dépend notamment de l’âge du bénéficiaire au moment du premier versement.

La rente fournit un revenu régulier, mais elle ne permet pas de récupérer librement le capital constitué. Le choix entre capital et rente dépend donc du niveau de revenus attendu, des besoins de liquidité, de l’état de santé, de la situation familiale et des objectifs de transmission.

La fiscalité de l’épargne salariale versée sur un PER d’entreprise

Un PER d’entreprise collectif peut recevoir de l’intéressement, de la participation, des jours de congé ou de compte épargne-temps, ainsi que l’abondement de l’employeur.

Lorsqu’elles sont versées sur le plan dans les conditions prévues par la réglementation, les sommes issues de l’intéressement et de la participation peuvent être exonérées d’impôt sur le revenu. L’abondement de l’employeur bénéficie également d’un régime fiscal spécifique. Des contributions sociales peuvent toutefois s’appliquer avant ou au moment du versement.

À la sortie, le traitement dépend de l’origine des sommes et du mode de liquidation. Pour une sortie en capital, les montants issus de l’épargne salariale sont généralement exonérés d’impôt sur le revenu, tandis que les gains peuvent rester soumis aux prélèvements sociaux. Les versements volontaires effectués sur le même plan suivent, eux, les règles propres à leur régime fiscal : déduction ou non-déduction à l’entrée.

Les droits issus de cotisations obligatoires versées sur un PER d’entreprise obligatoire sont, en principe, liquidés sous forme de rente. Leur fiscalité relève alors du régime applicable aux pensions de retraite.

Les autres solutions d’épargne ne bénéficient pas du même régime

Les autres enveloppes peuvent contribuer à constituer un patrimoine destiné à la retraite, mais elles ne donnent pas accès à la même déduction du revenu imposable.

  • Les intérêts des livrets réglementés sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. En revanche, les sommes versées ne réduisent pas le revenu imposable.
  • L’assurance-vie ne permet pas de déduire les versements du revenu imposable. Lors d’un rachat, seule la part correspondant aux gains est imposée. Après huit ans de détention, un régime fiscal spécifique s’applique, sous réserve des conditions en vigueur.
  • Le PEA n’offre pas de déduction à l’entrée. Après cinq ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu lors des retraits, les prélèvements sociaux restant dus selon les règles applicables.
  • Les revenus et plus-values issus d’un compte-titres ordinaire sont soumis à la fiscalité des revenus mobiliers et des plus-values, généralement au moment de leur perception ou de leur réalisation.
  • Les revenus issus de parts de SCPI sont généralement imposés selon la nature des revenus distribués et la situation fiscale du détenteur. La fiscalité varie notamment selon le mode de détention, le financement et la composition des revenus.

Une fiscalité à examiner avec l’ensemble de la situation

La déduction fiscale à l’entrée ne suffit pas à déterminer l’intérêt d’un PER. Il faut également prendre en compte la fiscalité applicable à la sortie, le niveau de revenus attendu à la retraite, les autres sources de revenus et les besoins de liquidité.

L’épargne retraite peut ainsi être répartie entre plusieurs solutions : un PER pour constituer des droits spécifiquement destinés à la retraite, une assurance-vie ou un compte-titres pour conserver une épargne disponible, un PEA pour investir à long terme, ou encore de l’immobilier pour constituer un patrimoine et éventuellement percevoir des revenus.

Les règles fiscales pouvant évoluer, leur application doit être vérifiée au moment du versement et de la sortie, en fonction du type de PER, de l’origine des sommes et de la situation de l’épargnant.

Sources : impots.gouv.fr, « Épargne retraite », mise à jour du 7 avril 2026 ; Service-Public.fr, fiches consacrées au PER individuel, au PER d’entreprise collectif et au PER d’entreprise obligatoire ; BOFiP, synthèse du régime d’imposition des PER, mise à jour 2026.

Dans quels cas débloquer son épargne retraite avant la retraite ?

Les sommes placées sur un PER sont, en principe, indisponibles jusqu’au départ à la retraite ou jusqu’à l’âge légal de départ. Cette règle vise à réserver l’épargne au financement de la retraite.

La réglementation prévoit toutefois plusieurs situations dans lesquelles un déblocage anticipé est possible. Il s’effectue sous forme de capital et concerne uniquement la situation prévue par les textes. Il ne suffit donc pas d’avoir besoin de liquidités ou de vouloir financer un projet personnel.

L’achat de la résidence principale

L’épargne constituée sur un PER peut être débloquée pour financer l’acquisition ou la construction de sa résidence principale.

Ce cas concerne notamment :

  • l’achat d’un logement destiné à devenir la résidence principale ;
  • la construction de cette résidence ;
  • l’acquisition d’un logement en l’état futur d’achèvement, selon les justificatifs demandés.

Les droits issus de versements obligatoires sur un PER d’entreprise obligatoire ne peuvent toutefois pas être débloqués pour ce motif. Ils restent destinés au versement d’une rente à la retraite.

La fiscalité dépend de l’origine des sommes. Les versements volontaires déduits du revenu imposable sont soumis à l’impôt sur le revenu au moment du déblocage, sans application de l’abattement de 10 % applicable aux pensions. Les versements volontaires non déduits, ainsi que certaines sommes issues de l’épargne salariale, ne sont pas imposés au titre du capital versé. Les gains peuvent rester soumis à la fiscalité des produits de placement.

Les situations liées à un accident de la vie

Le déblocage anticipé est également prévu dans plusieurs situations personnelles ou professionnelles.

Le décès du conjoint ou du partenaire de PACS

Le titulaire peut demander le déblocage de son PER lorsque son conjoint ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité décède. Cette possibilité concerne les droits constitués sur le plan, selon les conditions prévues par la réglementation et le contrat.

L’invalidité

Le déblocage peut être demandé lorsque le titulaire, son conjoint ou partenaire de PACS, ou l’un de ses enfants est reconnu invalide dans les conditions prévues par la réglementation.

La situation doit être justifiée par un document officiel, par exemple une décision de la Sécurité sociale ou de l’organisme compétent. Le niveau d’invalidité requis dépend du cas concerné.

L’affection grave, le handicap ou l’accident grave d’un enfant

Depuis 2026, un déblocage est également possible lorsque l’enfant à charge du titulaire est atteint d’une affection grave, d’un handicap ou a subi un accident d’une particulière gravité. Cette mesure permet de répondre à des dépenses ou à une baisse de revenus liées à cette situation.

Les justificatifs demandés dépendent de la situation médicale et familiale. Ils doivent être transmis à l’organisme qui gère le PER.

L’expiration des droits aux allocations chômage

Une personne qui arrive au terme de ses droits aux allocations d’assurance chômage peut demander le déblocage anticipé de son PER.

Le déblocage intervient lorsque les droits à indemnisation ont effectivement pris fin. Une simple période de chômage ou une inscription auprès de France Travail ne suffit pas nécessairement à justifier la demande.

Le surendettement

Le déblocage peut être demandé lorsqu’une personne se trouve en situation de surendettement. Dans ce cas, la demande est généralement formulée par la commission de surendettement ou par l’autorité compétente, et non directement par l’épargnant seul.

Les sommes débloquées peuvent alors contribuer au règlement des dettes selon les modalités prévues dans la procédure.

La cessation d’une activité non salariée après une liquidation judiciaire

Les travailleurs indépendants peuvent demander le déblocage de leur PER lorsqu’ils cessent leur activité à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire.

La cessation volontaire de l’activité ou une baisse de chiffre d’affaires ne suffit pas, à elle seule, à ouvrir ce droit. La liquidation judiciaire doit être établie par un document officiel.

La fiscalité des déblocages liés à un accident de la vie

La fiscalité n’est pas identique à celle applicable à l’achat de la résidence principale.

Pour un déblocage motivé par un accident de la vie, la part du capital correspondant aux versements ayant alimenté le PER est exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Les gains réalisés sur ces sommes peuvent toutefois être soumis aux prélèvements sociaux applicables aux produits de placement.

Le traitement fiscal peut varier selon l’origine des droits : versements volontaires, épargne salariale ou cotisations obligatoires. Il doit donc être vérifié avec l’organisme gestionnaire au moment de la demande.

Comment effectuer une demande ?

La demande doit être adressée à l’établissement qui gère le PER. Elle comporte généralement :

  • une demande écrite de déblocage ;
  • un justificatif d’identité ;
  • un relevé d’identité bancaire ;
  • un document établissant la situation invoquée ;
  • les justificatifs complémentaires demandés par le gestionnaire.

Les pièces à fournir varient selon le motif. Pour l’achat de la résidence principale, il peut s’agir d’un compromis de vente, d’un acte d’acquisition, d’un contrat de construction ou d’un justificatif équivalent. Pour une liquidation judiciaire ou une fin de droits au chômage, un document émis par l’organisme compétent sera nécessaire.

Le déblocage anticipé est donc une exception prévue pour certaines situations définies par la loi. Il ne transforme pas le PER en une épargne disponible à tout moment. Pour financer des projets intermédiaires ou conserver une réserve accessible, il peut être utile de compléter le PER avec d’autres enveloppes, comme un livret réglementé, une assurance-vie, un PEA ou un compte-titres.

Quels frais peuvent s’appliquer à l’épargne retraite ?

Les frais constituent un élément à prendre en compte avant de souscrire un produit d’épargne retraite. Ils peuvent être prélevés lors des versements, pendant la durée de détention, lors des arbitrages ou au moment d’un transfert. Leur montant et leur mode de calcul varient selon le contrat, l’organisme gestionnaire et les supports choisis.

Les principaux frais

Type de fraisÀ quoi correspondent-ils ?
Frais sur versementPrélevés lors du dépôt d’une somme sur le contrat. Ils réduisent le montant effectivement investi.
Frais de gestionPrélevés chaque année pour la gestion du contrat et des supports. Ils sont généralement exprimés en pourcentage de l’épargne détenue.
Frais d’arbitrageAppliqués lorsqu’une partie de l’épargne est transférée d’un support vers un autre.
Frais propres aux supportsPrélevés par les fonds dans lesquels l’épargne est investie. Ils sont généralement intégrés directement à la valeur du support.
Frais de transfertSusceptibles de s’appliquer lorsque l’épargne est transférée vers un autre PER. Pour un PER détenu depuis moins de cinq ans, ils sont plafonnés à 1 % de l’épargne accumulée. Au-delà de cinq ans, le transfert est gratuit.
Frais liés à la sortiePeuvent concerner certaines opérations de sortie, notamment selon les modalités prévues au contrat ou la transformation de l’épargne en rente.

Tous ces frais ne s’appliquent pas nécessairement à chaque contrat. Certains plans ne prévoient pas de frais sur versement, tandis que d’autres appliquent des frais différents selon le type de support ou l’opération réalisée.

Les frais ont un effet sur la durée

Un frais prélevé sur chaque versement diminue immédiatement la somme investie. Des frais de gestion ou de support sont, eux, prélevés pendant toute la durée de détention. Sur un horizon long, leur impact se répète année après année et réduit la valeur de l’épargne disponible à terme.

Pour comparer deux solutions, il ne suffit donc pas de regarder un seul tarif. Il faut examiner l’ensemble des frais appliqués et les rapporter aux services et aux supports proposés. Les documents contractuels précisent leur montant, leur fréquence et leur mode de prélèvement.

Les performances communiquées doivent également être lues en tenant compte des frais. Une performance passée ne constitue pas une garantie de résultat futur, et une baisse de valeur peut s’ajouter aux frais lorsque l’épargne est investie sur des supports non garantis.

Où trouver l’information ?

Les frais figurent notamment dans :

  • le document d’informations clés des supports ;
  • le règlement ou les conditions du plan ;
  • la notice d’information ou le contrat d’assurance ;
  • le relevé annuel d’épargne ;
  • le document récapitulatif des frais remis par le gestionnaire.

L’examen de ces documents permet de distinguer les frais directement prélevés sur le contrat de ceux qui sont déjà intégrés dans la valeur des supports. Le coût total doit être pris en compte avec les conditions de disponibilité, les supports proposés, les risques et les modalités de sortie.

À retenir

L’épargne retraite permet de constituer, pendant la vie active, un capital ou des droits destinés à compléter les pensions versées par les régimes obligatoires. 

Le PER est l’enveloppe spécifiquement conçue pour cet objectif, mais il ne constitue pas la seule solution. L’assurance-vie, l’immobilier, les SCPI, le Plan d’Épargne en Actions (PEA), le compte-titres et les livrets réglementés peuvent également participer à la constitution d’un patrimoine. 

Le choix d’une solution dépend de plusieurs éléments : l’horizon d’épargne, la fiscalité, les besoins de disponibilité, les frais, les supports proposés, le niveau de risque accepté et les modalités de sortie. La fiscalité du PER dépend notamment de l’origine des sommes, du choix de déduire ou non les versements volontaires et du mode de récupération de l’épargne.

Les règles applicables peuvent évoluer. Un suivi dans le temps permet de tenir compte des changements de situation professionnelle, familiale ou patrimoniale, ainsi que de l’évolution de la réglementation.

Vous souhaitez souscrire à un plan épargne retraite ?

Découvrez notre PER individuel Eres.

Epargne retraite : les réponses à vos questions

Il n’y a pas d’âge minimum pour ouvrir un PER, mais plus on s’y prend tôt, plus l’effort d’épargne est léger. Commencer avant 40 ans permet de capitaliser sur la durée et de profiter pleinement des intérêts composés. Même avec de petits versements réguliers, l’épargne accumulée peut devenir conséquente à long terme.

La rente viagère vous verse un revenu régulier à vie. Elle assure une sécurité financière mais l’argent n’est plus récupérable. La sortie en capital, elle, permet de percevoir tout ou partie de votre épargne en une fois (ou en plusieurs retraits). Elle offre plus de liberté, mais demande de bien gérer son capital pour éviter de l’épuiser trop vite. Beaucoup d’épargnants choisissent une solution mixte : une partie en rente pour la sécurité, une partie en capital pour les projets personnels.

Lors de la déclaration annuelle de revenus, les versements sur votre PER sont à indiquer dans la rubrique “Épargne retraite” (cases 6NS à 6NU selon la situation). Le montant déclaré est alors automatiquement déduit du revenu imposable, dans la limite de votre plafond fiscal retraite indiqué sur votre avis d’imposition. Cette déduction vient réduire le montant total de l’impôt à payer pour l’année en cours.

Ce sont deux produits complémentaires, mais leur logique diffère. Le PER offre un avantage fiscal immédiat. Les versements réduisent l’impôt dès l’année de paiement, mais l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite. 

L’assurance-vie, plus souple, reste disponible à tout moment et bénéficie d’une fiscalité allégée après 8 ans. En résumé, le PER est idéal pour optimiser l’impôt et préparer la retraite, l’assurance-vie pour diversifier et conserver de la flexibilité.

L’épargne retraite regroupe les dispositifs permettant de constituer une épargne pendant la vie active afin de disposer, à la retraite, d’un capital ou de revenus complémentaires. Elle peut prendre la forme d’un PER, mais aussi d’investissements détenus dans d’autres enveloppes.

Dans un système par répartition, les cotisations versées par les actifs financent les pensions des retraités actuels. Dans un système par capitalisation, chaque épargnant constitue une épargne investie en son nom, qu’il pourra récupérer à la retraite sous forme de capital ou de revenus.

En France, la retraite obligatoire repose principalement sur la répartition. L’épargne retraite fonctionne comme un complément fondé sur la capitalisation.

Non. Le PER est conçu pour la retraite et bénéficie d’un régime fiscal spécifique. D’autres supports peuvent également contribuer à constituer un patrimoine : assurance-vie, immobilier, SCPI, PEA, compte-titres ou livrets réglementés.

Ils répondent toutefois à des caractéristiques différentes en matière de disponibilité, de fiscalité, de risque et de transmission.

Les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable dans la limite d’un plafond annuel. L’épargnant peut aussi choisir de ne pas les déduire. Ce choix modifie la fiscalité applicable au moment de la sortie.

Depuis 2026, les versements réalisés à partir de 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. Les règles relatives aux plafonds et aux reports doivent être vérifiées au moment du versement.

Vous avez des questions ? Contactez-nous !

Connexion à votre espace
Bienvenue dans votre espace personnel Eres, indiquez-nous quel est votre profil.