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Actionnariat salarié : les enseignements du Panorama Eres 2026

Temps de lecture 5mn

Paris, le 10/09/2026               

À propos de l'auteur
Mirela Stoeva
Directrice de l'offre et des études | Eres
Depuis plusieurs années, Mirela met son expertise au service de l’analyse des grandes tendances de l’épargne salariale, de la retraite et de l’actionnariat salarié. À travers les études qu’elle pilote, elle éclaire les évolutions des pratiques des entreprises, tout en réalisant des benchmarks sectoriels pour nourrir la réflexion et accompagner les décisions.
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L’actionnariat salarié poursuit sa progression dans les grandes entreprises françaises. Le Panorama de l’actionnariat salarié 2026, réalisé par Eres, analyse les évolutions observées au sein du SBF120 entre 2006 et 2025.

L’étude confirme une dynamique de fond : après une année 2024 exceptionnelle, l’actionnariat salarié continue de gagner du terrain. L’actionnariat salarié associe les collaborateurs au capital de leur entreprise, renforce leur engagement et leur permet de se constituer une épargne de long terme dans un cadre fiscal favorable.

Les chiffres clés de l’actionnariat salarié en 2025

Une dynamique de fond se confirme dans les entreprises du SBF120.

40
opérations collectives en 2025
Contre 44 opérations en 2024.
36,6 %
des salariés sont actionnaires
Contre 35,2 % en 2024.
3,08 %
du capital détenu en moyenne
Contre 2,94 % en 2024.
66,5 %
de baisse avant d’effacer l’avantage initial
Selon le scénario de stress Eres.

2025 : une année de consolidation pour l’actionnariat salarié

En 2025, 40 opérations collectives d’actionnariat salarié ont été réalisées au sein du SBF120, contre 44 en 2024. Ce léger recul s’inscrit dans le fonctionnement cyclique du marché et ne remet pas en cause la progression de long terme.
 
Plusieurs indicateurs témoignent de cette dynamique :
 
  • la part des entreprises du SBF120 comptant des actionnaires salariés progresse de 35,2 % à 36,6 % ;
  • les salariés détiennent désormais en moyenne 3,08 % du capital de leur entreprise, contre 2,94 % en 2024 ;
  • près de 7 entreprises sur 10 du SBF120, soit 69,2 %, ont réalisé au moins une opération d’actionnariat salarié au cours des cinq dernières années.
Cette dernière proportion a progressé de 12,5 points en trois ans.
 
L’actionnariat salarié concerne donc un nombre croissant d’entreprises et s’inscrit de plus en plus durablement dans leur politique de rémunération et de partage de la valeur.

« L’actionnariat salarié fonctionne par cycles : après une année 2024 exceptionnelle, 2025 marque un ralentissement ponctuel, sans remettre en cause la dynamique de fond. Les entreprises du SBF120 réalisent en moyenne une opération d’actionnariat salarié tous les deux ans et demi. »

Mathieu Chauvin, Président du groupe Eres

Une épargne qui bénéficie de la durée de détention

Le Panorama 2026 met également en évidence l’intérêt de l’actionnariat salarié sur le long terme.
 

L’avantage de la durée

Pour une mise initiale de 1 000 euros, le gain moyen augmente avec la durée de détention et l’abondement.

Gain moyen après 5 ans

Investisseur classique +56 % · 1 557 €
Décote et dividendes +85 % · 1 845 €
Avec abondement de 100 % +248 % · 3 479 €
Une mise de 1 000 euros atteint en moyenne 3 479 euros avec un abondement employeur de 100 %.

Gain moyen après 11 ans

Investisseur classique +125 %
Décote et dividendes +164 % · 2 638 €
Avec abondement de 100 % +393 % · 4 925 €
Sur onze ans, l’abondement de 100 % porte le gain moyen à 393 %.
Ces résultats s’expliquent notamment par la combinaison de plusieurs mécanismes propres à l’actionnariat salarié : la décote sur le prix de souscription, l’abondement de l’employeur et le versement des dividendes.
 
Dans le SBF120, les salariés actionnaires détiennent en moyenne plus de 40 000 euros investis dans leur entreprise, soit l’équivalent de près de deux années de salaire brut au SMIC.

Que se passe-t-il en cas de forte baisse des marchés ?

Pour la première fois, le Panorama Eres intègre un test de résistance consacré au risque de krach boursier.
 
Cette simulation rétrospective porte sur les 394 opérations d’actionnariat salarié réalisées entre 2006 et 2020. Elle mesure la capacité de la décote, de l’abondement et des dividendes à amortir une chute brutale du cours de l’action.
 
Les résultats montrent qu’il aurait fallu une baisse de 66,5 % du cours pour effacer totalement l’avantage initial lié à ces mécanismes. Ce niveau est supérieur aux baisses enregistrées par le CAC 40 lors de plusieurs crises majeures :
 
  • – 59,16 % lors de la crise des subprimes en 2008 ;
  • – 65,43 % lors de l’éclatement de la bulle Internet en 2000.
La décote et l’abondement ne suppriment pas le risque de perte en capital. Ils repoussent toutefois le niveau de baisse à partir duquel le salarié commence à perdre de l’argent.

« La question que nous posent les salariés est toujours la même : que se passe-t-il si tout s’effondre ? La décote et l’abondement ne font pas disparaître le risque, et il faut le dire clairement. Ils repoussent toutefois très nettement le niveau de baisse à partir duquel le salarié commence à perdre de l’argent. »

Mathieu Chauvin, Président du groupe Eres

Un levier de fidélisation pour les entreprises

Une forte culture de l’actionnariat salarié est associée à un taux de démission plus faible et à une ancienneté moyenne plus élevée.

Taux de démission

Culture actionnariale forte 5,1 %
Culture actionnariale faible 9 %

Ancienneté moyenne

Culture actionnariale forte 9,7 ans
Culture actionnariale faible 7,2 ans
Ces résultats confirment que l’actionnariat salarié constitue un outil de partage de la valeur, mais aussi un levier de fidélisation et d’attractivité dans un contexte où les entreprises cherchent à renforcer l’engagement de leurs collaborateurs.

Une étude fondée sur des données publiques

Le Panorama de l’actionnariat salarié 2026 s’appuie sur :
 
  • les documents d’enregistrement universel ;
  • les communiqués de presse des entreprises ;
  • les rapports des assemblées générales d’actionnaires ;
  • les informations de la Fédération Européenne de l’Actionnariat Salarié (FEAS).
L’étude porte sur les opérations collectives proposées à l’ensemble des salariés, au moins en France. Elle n’intègre pas les opérations ciblées ni les attributions gratuites d’actions.
 
L’analyse couvre les entreprises du SBF120 sur la période 2006-2025. Les données historiques ont été mises à jour en fonction de la composition de l’indice au 31 décembre 2025.

À propos du scénario de stress

Le scénario de stress présenté dans cette étude est une simulation rétrospective fondée sur une décote moyenne de 17 % constatée sur les opérations étudiées et sur un abondement employeur simulé à 100 %.
 
Il est présenté à titre illustratif et ne constitue en aucun cas une prévision. Investir comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Vous souhaitez en savoir plus ?

Découvrez notre étude complète du panorama de l'actionnariat salarié 2026.

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