Skip links
actionnariat salarié pme

Actionnariat salarié dans les PME : une pratique encore rare, mais aux effets reconnus

Temps de lecture 5mn

L’actionnariat salarié reste encore rare dans les PME. Pourtant, les entreprises qui l’ont mis en place en mesurent rapidement les effets. Leur principal besoin n’est plus d’être convaincues, mais d’être accompagnées dans la construction d’un dispositif adapté.

En France, seules 9 % des PME non cotées ont ouvert leur capital à leurs salariés. Ce taux reste faible, mais il ne doit pas masquer une réalité encourageante : 86 % des entreprises ont une bonne image de l’actionnariat salarié, et 100 % des entreprises qui l’ont mis en place le plébiscitent. Plus de neuf sur dix seraient même prêtes à renouveler l’expérience.

Le potentiel de développement reste donc considérable.

Des effets positifs sur l’engagement et la fidélisation

L’actionnariat salarié ne constitue pas uniquement un outil financier. Il renforce le lien entre l’entreprise et ses collaborateurs, en leur permettant de participer plus directement à la création de valeur et à la réussite collective. 

Sept entreprises sur dix constatent des effets positifs sur la motivation, l’implication ou la fidélisation des salariés. Dans près d’un quart des PME ayant mis en place un dispositif, l’actionnariat salarié fait désormais partie intégrante de la culture d’entreprise, contre seulement 8 % en 2021. 

La part du capital détenue par les salariés progresse également. Dans 49 % des entreprises concernées, elle dépasse désormais 10 %, soit 13 points de plus qu’en 2021. 

L’actionnariat salarié s’inscrit dans la durée. Il donne aux collaborateurs une place plus visible dans le développement de leur entreprise et renforce leur association aux décisions et aux résultats. 

Vous souhaitez mettre en place un dispositif d'actionnariat salarié ?

Contactez nos conseillers Eres pour vous guider dans votre projet.

Fabrigroup, un dispositif fondé sur plusieurs indicateurs de performance

L’initiative de Fabrigroup, en Belgique, illustre la capacité des PME à concevoir des dispositifs adaptés à leur organisation et à leurs objectifs.

Ce groupe familial spécialisé dans la fabrication de châssis haut de gamme compte 48 collaborateurs. Parmi eux, 27 sont déjà devenus actionnaires dans le cadre d’une première opération représentant près de 200 000 euros.

La véritable originalité du dispositif réside dans le calcul des dividendes. Celui-ci prend en compte quatre critères : la performance financière, la satisfaction client, le bien-être des collaborateurs et le taux de présentéisme.

Chaque indicateur peut contribuer jusqu’à 5 % du rendement. D’après l’avocat qui a accompagné l’opération, il s’agit d’une première à cette échelle.

Ce modèle rappelle que la performance d’une entreprise ne se résume pas à ses résultats financiers. Elle repose aussi sur la qualité du collectif, l’engagement des équipes et la capacité de l’organisation à s’inscrire dans la durée.

Vous souhaitez en savoir plus sur l’initiative de Fabigroup ? Consultez l’article complet. 

Les grandes entreprises ont ouvert la voie

Dans le SBF120, l’actionnariat salarié est déjà solidement installé : plus d’un tiers des salariés sont actionnaires de leur entreprise, soit près de 2,4 millions de personnes. En 2025, 34 entreprises ont réalisé 37 opérations collectives, pour un montant total de 4,2 milliards d’euros.

Les grandes entreprises ont démontré la pertinence de ces dispositifs. Les PME peuvent désormais construire leur propre modèle, avec des montants accessibles, un fonctionnement sur mesure et une relation directe avec leurs salariés.

La taille de l’entreprise ne devrait pas constituer un frein. Dans une PME, elle peut même faciliter le déploiement du dispositif : le projet est plus lisible, le dialogue plus direct et chaque actionnaire occupe une place importante dans le capital.

L’accompagnement reste déterminant

Les freins sont connus : confidentialité, complexité du montage, financement, fiscalité ou encore transmission de l’entreprise. Ils peuvent néanmoins être levés avec un accompagnement adapté.

96 % des entreprises ayant mis en place un dispositif ont fait appel à un expert pour le concevoir et le déployer.

L’enjeu n’est donc plus seulement de convaincre les PME de l’intérêt de l’actionnariat salarié. Il consiste désormais à les aider à passer à l’action dans les meilleures conditions.

Chaque entreprise doit pouvoir construire un dispositif cohérent, sécurisé et durable, adapté à son histoire, à ses objectifs et à ses salariés.

L’actionnariat salarié ne se résume pas à l’ouverture du capital. Il s’agit d’un projet structurant, qui nécessite une expertise juridique, financière et fiscale, ainsi qu’un accompagnement dans la durée.

Les PME n’ont pas besoin d’un modèle standardisé. Elles ont besoin de conseils et de solutions sur mesure pour associer durablement leurs collaborateurs au capital et à la création de valeur.

Vous souhaitez en savoir plus sur l'actionnariat salarié ?

Découvrez notre guide d'information dédié.
Sources : Panorama de l’Actionnariat Salarié Eres 2025, réalisé avec OpinionWay auprès de 403 entreprises françaises non cotées de 20 salariés et plus ; article AKTus-CCI consacré à Fabrigroup.

A propos du Groupe Eres

Depuis 2005, le Groupe Eres s’est imposé comme l’un des leaders de la distribution de solutions d’épargne longue, dans l’entreprise (PEE, PER d’entreprise) ou à titre individuel (PER individuel et assurance vie) via un réseau de conseillers indépendants, de courtiers en assurance et d’experts-comptables. Depuis sa création, plus de 8 000 cabinets sont devenus partenaires. Aujourd’hui le Groupe gère plus de 8 milliards d’euros d’épargne et accompagne plus de 400 000 épargnants et 31 000 entreprises.

Connexion à votre espace

Bienvenue dans votre espace personnel Eres, indiquez-nous quel est votre profil.