Fonds en euros : quelle stratégie pour les assureurs ?

Un assureur nous communiquait récemment avec une naïve fierté que le taux de rendement servi cette année sur l’actif général de sa compagnie serait très attractif compte-tenu des bonnes options financières prises au cours de l’année, tout en avouant un objectif de la même compagnie de collecte nulle sur le fonds en euros… Comment expliquer cette schizophrénie ?

Assurance vie : jusqu’où iront-ils pour sauver l’Euro-Croissance ?

Il y a eu beaucoup de réactions à un tweet (repris en tête de ce post) auquel était jointe la photo d’un courrier reçu en dernière page d’un avis de situation annuel qui comportait 17 pages d’un de mes contrats d’assurance vie, courrier d’ »Information dédiée à la mise en œuvre du mécanismes de transfert d’actifs autorisé par le décret n° 2016-959 du 13 juillet 2016″.

Parlez-vous le shadok ?

Vous je ne sais pas, mais moi la communication des assureurs vie en ce moment me fait penser aux Shadocks. Alors, j’ai imaginé ce scénario, à la mémoire du regretté Claude Piéplu.

Concours de beauté des assureurs, la publication des taux des fonds en euros devient désormais un boulet de plus en plus lourd à porter.

Un assureur nous communiquait récemment avec une naïve fierté que le taux de rendement servi cette année sur l’actif général de sa compagnie serait très attractif compte-tenu des bonnes options financières prises au cours de l’année, tout en avouant un objectif de la même compagnie de collecte nulle sur le fonds en euros… Comment expliquer cette schizophrénie ?

Euro-croissance : Deux poids, deux mesures

Le démarrage des fonds euro-croissance est freiné par le niveau très bas des taux d’intérêt (cf. post « Pour ou contre les contrats euro-croissance ? »). Dans le même temps, les fonds euros existants, bénéficiant encore d’obligations plus anciennes, offrent un rendement supérieur bien qu’en décroissance.

Assurance vie : la baisse des rendements des contrats individuels s’accentue

Selon la dernière étude de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), les contrats particuliers d’assurance vie en euros ont rapporté en moyenne 2,54% en 2014, soit une baisse du rendement de 26 point de pourcentage par rapport à l’année précédente. Et certains pronostics prévoient une baisse du taux de 0,30 points en 2015.

Pour ou contre les contrats euro-croissance ?

L’idée du contrat euro-croissance consiste à garantir l’épargne à l’échéance mais pas en cours de contrat pour prendre plus de risque et obtenir plus de rendement dans la phase intermédiaire.

Assurance-vie : Baisse du stock des plus-values latentes

Selon l’étude de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (APCR) consacrée à la situation des principaux organismes d’assurance en 2013, le stock de plus-values latentes des assureurs vie a baissé de 3,5% par rapport à 2012 et s’établit à 78,6 milliards d’euros.

Baisse du rendement du livret A et de l’assurance-vie : mêmes effets aujourd’hui, mais pas demain

La baisse annoncée du livret A n’a pas eu lieu malgré les appels de la Banque de France et les assureurs vie n’ont pas osé baisser le rendement de leurs fonds euros de façon significative malgré là encore le message de Christian Noyer. Et pourtant la baisse de l’EONIA et du TME, qui sont les indicateurs de ces deux produits, se poursuit. Continuer à faire croire aux Français qu’ils peuvent gagner plus n’est pas raisonnable. L’absence d’inflation et de rendement est justement une chance pour les inciter à investir dans l’économie réelle et dans les actions. Les pouvoirs publics et les assureurs appellent à financer l’économie mais ni les uns ni les autres n’assument leur propos en faisant baisser les rendements des produits dits « sûrs ». Mais qu’en sera-t-il demain ?

Fonds en €uros et promesses non tenues

Deux informations récentes ont défrayé la chronique dans le monde de l’assurance : L’action de groupe de l’association d’épargnant CLCV contre AXA et l’association AGIPI pour n’avoir pas respecté leur engagement de taux technique; Christian Noyer – gouverneur de la Banque de France – qui a jugé nécessaire mardi 28 octobre que les assureurs fassent baisser significativement la rémunération de leurs contrats d’assurance vie. Bernard Spitz – le président de la FFSA – juge cette intervention légitime et confirme que les assureurs s’inquiètent d’une forte variation des taux d’intérêts.
Tournant autour du fonds en euros et de ses promesses, quels enseignements tirer de ses nouvelles ?

Assurance vie, haute vigilance !

Selon le dernier rapport de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), « le contexte actuel de faiblesse des taux d’intérêt de long terme pourrait faire craindre que le secteur de l’assurance vie (dans toute l’Europe) ne connaisse des difficultés similaires à celles des assureurs vie japonais dans les années 1990. » Des pays comme l’Allemagne sont déjà en train de prendre des mesures afin d’éviter le scénario « à la japonaise ».

L’allocation réglementaire du PERP : protection de l’adhérent ou mauvais conseil ?

L’article R 144-26 du Code des assurances, impose par défaut aux adhérents d’un PERP une grille de désensibilisation de leur allocation d’actifs. Nous sommes encore une fois en présence d’une réglementation infantilisante mais qui constitue sans doute une réponse du législateur au manque édifiant de culture financière des Français comme H. Righenzi de Villers l’évoquait dans son post « 100€ + 2€ = ? (Trois ans plus tard) ».

Assurance vie : Les rachats en octobre 2013 au plus haut de l’année

Après la collecte nette positive de 1,3 milliard d’euros de septembre, l’assurance vie n’a collecté que 400 millions d’euros en octobre, soit trois fois moins (source : FFSA). Quant aux prestations versées par les sociétés d’assurance vie, en octobre dernier, elles s’élèvent à 9,8 Mds, soit le plus fort volume de l’année.