Si on analyse, en plus de la disponibilité/sécurité des avoirs et la fiscalité en cas de rachat avant le décès, les deux autres critères qui sont les frais du contrat et les frais des fonds, alors le match semble désormais plié et c’est le PEE qui gagne.

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Frais du contrat : PEE versus assurance-vie

En assurance-vie l’assureur prélève des frais de gestion du contrat au fil de l’eau, compris entre 0,6% et 1% des avoirs du contrat. En épargne salariale, il n’existe pas de frais de gestion du contrat, mais des frais de tenue de compte qui sont pris en charge par l’entreprise. L’épargnant paie donc entre 0,6% et 1% de moins chaque année sur son PEE que sur son assurance-vie. Lorsque le salarié a quitté l’entreprise, il est facturé par le teneur de comptes d’environ 30 euros par an ce qui correspond à 0,3% par pour 10 000 euros ou 0,15% pour 20 000 euros donc beaucoup moins cher. Le salarié a toujours la possibilité de transférer son ancien PEE dans celui de son nouvel employeur pour éviter ces frais.

Concernant les frais sur versement, il est fréquent qu’ils soient pris en charge par l’employeur dans le PEE, et donc gratuits pour le bénéficiaire comme sur un contrat d’assurance-vie vendu sur internet. S’ils sont à la charge du bénéficiaire, il est probable qu’ils soient négociés par l’entreprise et donc moins élevés que sur un contrat ouvert à titre individuel.

  • Frais et choix des fonds : PEE versus assurance-vie

En épargne salariale comme en assurance-vie, l’épargnant paie les frais de gestion des fonds qui sont prélevés automatiquement et donc « indolores » : la performance est nette des frais.

Dans sa Lettre de l’Observatoire de l’épargne n° 14, de juillet 2015, l’AMF a précisé que les frais moyens des fonds d’épargne salariale étaient relativement moins élevés que ceux des fonds ouverts au public. Elle a en cela confirmé les résultats de l’Argus des FCPE d’Eres qui estime que l’écart de frais est en moyenne de 0,13% en faveur des fonds d’épargne salariale (cf.Epargne salariale : L’AMF confirme que les frais des FCPE sont inférieurs à ceux des autres fonds).

Reste le choix des supports de placement. Seule une analyse au cas par cas permet de se faire une opinion. De façon générale, vous bénéficiez dans votre PEE d’une sélection réalisée par votre entreprise couvrant les niveaux de risque et les horizons de placement. La plupart des PEE et des contrats d’assurance-vie comprennent entre 5 et 10 fonds couvrant les besoins des épargnants. Certains contrats d’assurance-vie et PEE (notamment le PEI/PERCOI Eres Sélection) proposent des dizaines de fonds gérés par des sociétés différentes (multi-gestion) ce qui nécessite l’accompagnement d’un spécialiste (conseil en investissement financier). La seule vraie différence est l’absence de fonds en euros dans le PEE mais il a perdu de son intérêt (cf.L’assurance vie en euros vit-elle ses dernières heures ?).

On le voit, sur les critères de disponibilité/sécurité, de frais et de fiscalité, le PEE est plus intéressant que l’assurance-vie alors n’hésitez pas à diversifier votre épargne grâce à votre PEE. Ne limitez pas le versement dans votre PEE à votre participation, à votre intéressement et aux sommes nécessaires pour toucher votre abondement. Si vous voulez que ce soit « indolore » et diversifier hors du bilan des assureurs, retirez en franchise d’impôts au moins 4 600 euros par an (9 200 pour un couple) de plus-values (le montant total de rachat ne doit pas dépasser 25% de votre rémunération brute) de votre contrat d’assurance-vie quel que soit son âge et versez les dans votre PEE.

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