« Les Français n’aiment pas la rente » : banquiers, assureurs ont pendant longtemps repris cette rengaine pour expliquer leur incapacité à commercialiser et conseiller des contrats retraite. Depuis quelques années, ces intervenants sur le marché sont heureusement de plus en plus nombreux à avoir été un peu plus loin que ce simple constat. La rente c’est en effet un revenu garanti à vie et qui n’aimerait pas bénéficier d’une telle garantie.

Ce que n’aime pas le Français dans la rente, c’est le risque d’avoir économisé pendant toute une vie et de ne pas en profiter. Cette crainte est légitime.

1/ avec une rente viagère simple, le versement de la rente s’arrête au décès du souscripteur.

Prenons l’exemple de Madame Martin née en 1972 et qui liquiderait son contrat à 62 ans.
Pour 100 000€ de capital constitué et compte tenu de son espérance de vie, la rente servie serait de 3028€. L’inquiétude de Madame Martin est donc la suivante : « si je décède au bout de 5 ans j’aurai donc perdu 85% de mon capital ! »

Même si cette part de capital sert à financer le revenu des personnes vivant au-delà de l’espérance de vie moyenne, cette situation reste un frein et ne console pas notre cliente modèle.

2/ la rente avec annuités garanties, ou la fin de l’aléa viager

Un contrat retraite moderne autorisera madame Martin à opter pour une rente avec annuités garanties pendant une durée de 28 ans(*).

Cette option a un coût (171€ par an dans son cas soit moins de 6%), la rente servie sera alors de 2 857€.

En contrepartie, cette option garantit que la rente sera versée quoi qu’il arrive pendant 28 ans, à Madame Martin si elle est en vie, aux bénéficiaires qu’elle aura désignés dans le cas contraire.

Opter pour cette option c’est alors :

  • Un retour sur investissement minimal de 80%
    79 996€ (28 x 2 857) seront versés quoi qu’il arrive
  • Un revenu garanti à vie
    La rente de 2 857€ continuera à être versée à Mme Martin si elle est encore en vie à l’issue de cette période.

Pour rappel, la rente bénéficie d’une revalorisation liée aux résultats techniques et financiers. Avec l’hypothèse d’une revalorisation annuelle de 2%, Mme Martin percevra en réalité 105 855 euros en 28 ans.

3/ Le PERP : une sortie en quasi capital

Avec le PERP, Madame Martin pourra encore optimiser sa garantie de retour sur investissement en optant pour :

la sortie en capital : 20%
+

les annuités garanties sur le solde


Ces options lui permettront de récupérer ou transmettre de façon certaine 84% de son épargne constituée et de bénéficier d’une garantie de revenu à vie.

(*)
La loi précise une durée maximum pour les annuités garanties : L’espérance de vie moins 5 ans.
Il est donc nécessaire de vérifier que votre contrat vous donne la possibilité d’opter pour le maximum légal et ainsi maximiser le quasi-capital…
… mais également de s’exonérer du risque d’un changement de table mais ça c’est le sujet du prochain post !

Lire aussi :

PERP : quelle fiscalité si j’opte pour la sortie en capital ?

La rente : théorie et pratique en France et ailleurs