L’arbitrage entre rente et capital dépend de l’espérance de vie, bien sûr, mais aussi de l’espérance de rendement du capital que l’on pourrait obtenir plutôt que de le convertir en rente.

La réponse à la question « rente ou capital ? » est donnée par le tableau ci-dessous : si je pense pouvoir obtenir  un rendement de mes placements de 2% et que j’estime à 62 ans avoir une espérance de vie jusqu’à 80 ans (18 ans), j’opterai pour le capital.  Si mes antécédents familiaux me font espérer une retraite à la « Jeanne Calment », je privilégierai la rente.

La sécurité apportée par la rente viagère a d’autant plus de valeur que j’anticipe un rendement faible d’un capital que je gérerai moi-même. Elle devient plus relative si mes placements peuvent m’apporter une rentabilité supérieure à 4%.

NB : Le comparatif est réalisé pour une personne pouvant obtenir à 62 ans un taux de conversion de son capital en rente de 4% (ce taux dépend dans les faits d’un certain nombre de paramètres techniques à la liquidation tels que le sexe, l’âge, la nature de la rente… – il peut raisonnablement être approché par une fourchette comprise entre 3,5% et 4,5%). La rente attendue la première année est par ailleurs revalorisée dans le futur de 3% par an. Pour les besoins de la simulation, le capital doit permettre d’obtenir les mêmes revenus sur la même période que la rente.

Le détail du calcul se lit de la façon suivante : il faut un capital de 58 721 euros pour obtenir un revenu de 4 000 euros jusqu’à 75 ans, revenu revalorisé de 2% chaque année (équivalent à une rente sur un capital de 100 000 euros converti à 4%) .Pour ceux qui souhaitent panacher, le PERP peut s’avérer une bonne option, avec une sortie partielle en capital et la mise en place d’annuités garanties qui constituent une forme de quasi-capital.

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