Une nouvelle étude vient d’être publiée aux Etats-Unis, dirigée par la Rutgers School of Management avec le Professeur Douglas Kruse, qui met en évidence un lien entre l’actionnariat salarié et la plus grande stabilité de l’emploi.

Les résultats de l’étude « How Did Employee Ownership Firms Weather the Last Two Recessions? », révèlent que les entreprises avec actionnariat salarié ont licencié deux fois moins que les autres au cours des deux dernières périodes de récessions aux Etats-Unis (2001-03 et 2009-11).

« Si on a pour objectif des emplois stables et bien payés, alors l’encouragement de l’actionnariat salarié dans les entreprises a beaucoup de sens », conclut Douglas Kruse. « L’actionnariat salarié est souvent considéré en premier lieu pour son effet positif sur les relations de travail et sur la productivité, mais nos résultats montrent qu’il y a un important effet dérivé sur la stabilité de l’emploi ».

Ces résultats peuvent être rapprochés des conclusions de l’étude General Social Survey, publiée en 2015 par le NCEO (National Center for Employee Ownership) qui a révélé que les salariés actionnaires étaient beaucoup moins susceptibles de perdre leur emploi, d’où un chômage moins important. Pour le budget fédéral des Etats-Unis, cela a représenté une économie de dépenses estimée à 17 milliards de dollars pour la seule année 2014 (cf. USA : Quand l’actionnariat salarié contribue à la réduction des licenciements et des coûts du chômage pour le gouvernement fédéral)

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2,34 milliards d’euros, c’est le montant total des opérations d’actionnariat salarié réalisées dans le SBF120 en 2016