A l’occasion de la Journée de l’actionnariat salarié au Royaume-Uni (UK Employee Ownership Day) qui a eu lieu le 3 juillet dernier, l’EOA (Employee Ownership Association) a publié un nouveau rapport sur la performance économique de l’actionnariat salarié. Et les résultats sont plus que convaincants !

Faits marquants (Juin 2015) :

– Le chiffre d’affaires total des 50 premières entreprises britanniques appartenant aux salariés (Employee Ownership Top 50) s’élève à 21,5 milliards de livres, soit une hausse de 4,6% sur un an. Rappel : En 2014, le Royaume-Uni a enregistré une croissance économique de 2,7%.

– Le Top 50 compte 164 000 salariés (soit une progression de 4,3% sur un an). Cela représente 0,8% de la population active du secteur privé au Royaume-Uni.

– Le résultat d’exploitation total du Top 50 s’élève à 1,2 milliard de livres, soit une augmentation de 3,4% par rapport à l’année précédente.

– 74% des entreprises du Top 50 n’ont aucune difficulté de trésorerie.

– La productivité des entreprises du Top 50 a augmenté de 2,4% sur un an alors qu’elle est restée plate au niveau du pays dans son ensemble.

Selon les mots du président de l’EOA, l’actionnariat salarié contribue à hauteur de 30 milliards de livres au PIB national du Royaume-Uni chaque année !

Selon les derniers résultats de l’étude annuelle d’Eres, la France reste toujours championne d’Europe de l’actionnariat salarié et cela malgré la baisse du taux de démocratisation dans les 250 principales sociétés cotées : il est passé de 50% en 2011 à 44,4% en 2014.

Mais l’actionnariat salarié est aussi très développé au Royaume-Uni grâce à une politique fiscale positive :

  • 77% des entreprises britanniques ont des plans d’actionnariat pour l’ensemble de leurs salariés contre une moyenne européenne de 47% ;
  • 29% des salariés sont actionnaires  contre 26% en Europe (taux de démocratisation);
  • Les salariés (non dirigeants) détiennent 1,5% du capital (1,6% en Europe).

Par ailleurs, si en conséquence de la crise, plusieurs pays (dont la France) ont pris des décisions négatives pour réduire leurs dépenses et ont pénalisé ainsi l’actionnariat salarié, le Royaume-Uni, au contraire, mène, et cela depuis plusieurs années, une politique fiscale positive afin d’encourager et développer l’actionnariat salarié dans le pays. En plus, la réélection de David Cameron peut être considérée comme la meilleure nouvelle pour l’actionnariat salarié européen et peut permettre au Royaume-Uni de devancer la France qui est le leader européen de l’actionnariat salarié (cf. Actionnariat salarié : La Grande-Bretagne devancera-t-elle la France ?).