Le nombre d’actionnaires individuels a chuté dramatiquement en France au cours de ces 10 dernières années. C’est l’actionnariat salarié qui maintient le lien direct des Français avec la détention directe du capital de nos entreprises.

En 2002, il y avait 7,1 millions de détenteurs individuels d’actions sur la place de Paris. Ces « petits porteurs » étaient notamment issus des grandes vagues de privatisation et de l’essor du PEA.

En 2013, selon les données de la FAS (Fédération des Actionnaires Salariés), on évalue le nombre de porteurs individuels d’actions à 4,1 millions, les données autrefois issues de la Banque de France et d’Euronext n’étant plus publiées.

Autrement dit en 10 ans ce sont trois millions de petits porteurs qui ont déserté la bourse. Les 3,7 millions d’actionnaires salariés français de sociétés cotées (source : EFES, 2014) – 3 fois plus qu’il y a 10 ans !– représentent donc désormais 90% de la masse des actionnaires individuels. De surcroît, ces deux chiffres ne s’additionnent probablement pas complètement, une partie de double comptage étant susceptible d’exister (exemple : les  salariés détenteurs de titres en direct dans les plans d’épargne de certaines sociétés, les salariés bénéficiaires d’actions gratuites ou issues d’options exercées, les grandes entreprises qui ne distinguent pas actionnaires salariés et actionnaires individuels dans la communication des statistiques de leurs clubs d’actionnaires…).

L’actionnariat salarié est ainsi le dernier lien direct des Français avec le capital de nos entreprises qui est en progression ces dernières années, même s’il a récemment stagné du fait de la crise. Il faut le renforcer et le préserver. Conjointement avec la gestion collective diversifiée support des plans d’épargne, il permet à plus de la moitié des placements issus des mécanismes de partage de l’épargne salariale de contribuer au financement de l’économie via les fonds propres de nos entreprises.

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