Si vous êtes déjà préoccupé des niveaux élevés de la dette publique, votre niveau d’anxiété peut être sur le point de monter d’un cran.

Dans une étude publiée en mars 2016, les économistes de Citigroup évaluent la valeur totale des engagements éventuels moyens à long terme des systèmes de retraite publics dans les pays de l’OCDE à 78.000 milliards de dollars, soit 190% du PIB. En comparaison, les dettes publiques pour ces mêmes pays s’élèvent à 44.000 milliards de dollars et représentent en moyenne 109% du PIB.

L’infographie ci-dessous, réalisée par Citigroup, montre l’ampleur du problème imminent qui se cache sous la surface. L’utilisation d’un iceberg est clairement symbolique et représente les problèmes auxquels les gouvernements et les sociétés devront faire face à l’avenir.

Citygroup

Sans surprise, les pays européens ayant des systèmes de retraite publics prépondérants sont les plus menacés, avec des engagements qui dépassent 300% du PIB en France, en Allemagne, au Royaume-Uni ou encore en Italie et en Espagne. A l’opposé, les Etats-Unis qui disposent d’une sécurité sociale minimale ne sont engagés qu’à hauteur d’un peu plus de 100% de leur PIB.

Citygroup

Pour éviter la catastrophe des retraites qui s’annonce, Citigroup propose dans son rapport quelques solutions solutions :

  • Publier le montant des engagements de retraite publiques insuffisamment financés pour plus de transparence
  • Augmenter l’âge de départ à la retraite
  • Généraliser les régimes de retraite collectifs à cotisations définies au sein des entreprises pour répartir les risques
  • Encourager l’épargne retraite des salariés par des fortes incitations fiscales
  • Supprimer les régimes à prestations définies qui ne sont plus alimentés

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