Selon l’Observatoire des Retraites Européennes publié pour la deuxième année par DEBORY ERES, la baisse du taux de remplacement assuré par les régimes obligatoires et le faible niveau des retraites par capitalisation rendra le travail des séniors nécessaire pour la maintien du niveau de vie.

Le partage du profit s’analyse aussi entre les générations. De ce point de vue on ne peut pas dire que le partage soit très équitable. En effet les générations aujourd’hui à la retraite bénéficient à plein du système puisqu’elles ont bénéficié de fortes années de croissance de pouvoir d’achat lorsqu’elles travaillaient et profitent aujourd’hui du système de protection sociale qui vit à crédit. Celles qui partiront dans 15 ou 20 ans devront financer les déficits passés,  cotiser de plus en plus, connaîtront une faible croissance de leur pouvoir d’achat et ne bénéficieront plus du même niveau de protection sociale.

Le système notamment de retraite par répartition soit disant égalitaire et redistributif est-il plus juste qu’un système par capitalisation individuel ? Pas sûr.

D’autant que les pays européens connaissent un déficit d’épargne estimé de 1 à 2 fois le PIB de l’Union par l’Observatoire des Retraites Européennes de DEBORY ERES. Selon cette même étude, tous les pays européens pourraient bien se retrouver dans la situation des Etats-Unis où 30% des revenus des retraités proviennent d’un salaire dans le cadre du cumul emploi retraite.