Le taux de démocratisation (% des salariés actionnaires par rapport au nombre de salariés total) suit la tendance européenne et continue de baisser en 2015. Selon la dernière édition de l’étude annuelle d’Eres, il atteint 37,2 % en France, soit un recul de 10 points de pourcentage par rapport à 2013. En Europe, il est passé de 28% en 2013 à 23% deux ans plus tard. Comment expliquer cette baisse ?

Chez Eres, nous expliquons cette baisse en partie par l’alourdissement de la fiscalité sur les plans d’actions gratuites mondiaux et collectifs. Il a très probablement dissuadé certains groupes d’en réaliser alors qu’ils ont un impact très fort puisqu’ils touchent automatiquement 100% des salariés. En se référant à notre base, seuls 3 plans d’actions gratuites ont été mis en place en 2015 contre 7 en 2014 et en 2013 ou encore 9 en 2012.

Mais d’autres facteurs peuvent jouer sur la liquidation des actions détenues par les salariés, comme le facteur démographique ou plus précisément les départs à la retraite massifs dans certaines entreprises.

La France demeure toujours championne d’Europe de l’actionnariat salarié démocratique dans les entreprises cotées loin devant les autres pays:

  • 77% des entreprises françaises cotées ont des plans d’actionnariat pour l’ensemble de leurs salariés contre une moyenne européenne de 47% ;
  • 37% des salariés sont actionnaires contre 23% en Europe (taux de démocratisation) ;
  • Les salariés (non dirigeants) détiennent 3,9% du capital contre 1,7% en Europe.

Lire aussi :

Pour 100€ investis, entre 2006 et 2010, en titres de leur entreprise, les salariés du SBF120 ont réalisé un gain moyen de 78% (sans abondement)

Eres mesure pour la 1ère fois la performance des opérations d’actionnariat salarié dans le SBF120 depuis 2006

Etude actionnariat salarié Eres : Médaille d’or pour la France en actionnariat salarié « démocratique »