Pour optimiser la gestion des dispositifs d’épargne salariale de leurs salariés, les entreprises doivent faire des efforts en matière de communication et de pédagogie.

Selon le Baromètre 2015 du Club de l’Epargne Salariale – Harris Interactive, en matière d’épargne salariale:
–    près de 40% des salariés français ne sont pas satisfaits de la clarté de l’information fournie par leur entreprise et
–    55% ne sont pas satisfaits de la fréquence à laquelle est donnée l’information.

Et le fonctionnement de l’épargne salariale reste peu connu des épargnants : 70% des salariés bénéficiaires ne connaissent pas l’existence du conseil de surveillance propre à l’épargne salariale.

Les actions de communication et de pédagogie des entreprises doivent donc être renforcées afin d’améliorer la culture financière de leurs salariés et leur permettre de mieux gérer leur épargne.

En 2014, le poids du monétaire dans les encours d’épargne salariale (hors fonds d’actionnariat), représente encore 34,6% du total, alors que la performance des FCPE monétaires est devenue nulle ou négative en 2015* pour 85% des fonds (cf.  « Argus des FCPE » Eres, 2015). Ce qui peut d’ailleurs expliquer le mécontentement des salariés (42% selon l’étude du Club de l’Epargne Salariale) vis-à-vis de la performance financière de leur dispositif d’épargne salariale.

Le poids assez significatif des placements monétaires dans les encours d’épargne salariale est probablement la conséquence du choix par défaut défini dans les règlements des PEE et des PERCO. Considérée en effet comme la formule de placement la moins risquée, les partenaires sociaux retiennent la plupart du temps le fonds monétaire comme choix par défaut pour les salariés qui n’expriment pas de choix pour le placement de leur prime de participation.

Mais dans l’intérêt des épargnants, il est indispensable de les alerter sur les « risques » liés à ce type de placement souvent présenté comme « sans risque ».

« En matière d’épargne salariale, l’entreprise ne veut pas risquer de faire des recommandations qui pourraient s’avérer fâcheuses, mais ce nouveau contexte mérite une alerte de la part de l’employeur, qui est légalement démarcheur financier vis-à-vis de ses salariés** » (interview d’Olivier de Fontenay, Enterprise & Carrières, n°411).

*chiffres au 31/05/15
**Articles L 341-3 et L341-11 du Code monétaire et financier

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