J’ai lu tardivement cette semaine un article des Echos du mois d’août sur l’édition 2011 du baromètre AON-HEWITT de l’actionnariat salarié. L’échantillon «51 entreprises pour la plupart de grande taille» semble peu clair. Cette étude converge cependant avec la nôtre sur des conclusions communes : le caractère régulier des opérations et la pédagogie financière sont des facteurs-clés de succès des opérations d’actionnariat.

Par ailleurs, le baromètre d’AON-HEWITT présente la généralisation des plans d’attribution gratuite d’actions et le caractère régulier de l’utilisation des formules d’actionnariat salarié « à effet de levier », comme des avancées, ce qui me laisse perplexe. Nous manipulons en effet ces outils chez certains de nos clients, mais rares sont les configurations où ils nous semblent vraiment pertinents : cours de l’action historiquement élevé pour le levier, volonté d’association large sans exclusive pour les gratuites. Nous préférons les opérations classiques dont la décote et l’abondement, utiles pour rendre l’actionnariat salarié attractif, minimisent le risque d’actionnaire sans le supprimer ou faire croire qu’on le supprime.

Notre propre étude, qui systématise l’analyse sur le CAC40 et le Next20 nous apprend aussi que l’information extra financière sur les projets de l’entreprise, la marche des affaires, les victoires et défaites commerciales, les innovations, les engagements, comptent pour beaucoup dans le bénéfice durable d’un schéma d’actionnariat. C’est la sur communication sur le risque de gain ou de perte et sur l’exercice réel des droits attachés aux actions que se joue selon nous le partage de la valeur actionnariale en plus du volet financier.