Selon une enquête réalisée récemment par Amundi Asset Management (1), lorsque les salariés à l’international ont le choix, la majorité d’entre eux préfèrent capitaliser leurs dividendes et augmenter ainsi la valeur de leurs avoirs détenus en plus-values plutôt que de les percevoir en revenus. Ainsi, et partout où il est proposé, ils préfèrent utiliser le FCPE (Fonds commun de placement d’entreprise) pour la gestion de leurs avoirs d’actionnariat salarié, via la part « de capitalisation ».

A cette occasion, rappelons que le développement du FCPE, outil 100% français et donc unique au monde, est l’un des facteurs qui peuvent expliquer la position dominante de la France en matière d’actionnariat salarié (cf. Pourquoi la France est championne d’Europe de l’actionnariat salarié ?).

Si tous les autres pays proposent aux salariés d’acheter directement des actions de l’entreprise, en France la plupart des opérations collectives sont réalisées à travers un fonds commun de placement d’entreprise (FCPE) réservé aux salariés des entreprises. Cet outil très souple permet d’intermédier et donc de simplifier la relation avec la collectivité des actionnaires salariés, tout en garantissant leur représentation via le Conseil de Surveillance. Il permet également, si c’est souhaité, d’introduire des mécanismes d’amortissement des risques, via l’abondement, la décote, ou des mécanismes de levier avec garantie en capital. Lorsqu’il est investi en titres non cotés, il prévoit le ou les mécanismes adaptés de liquidité.

Le mécanisme de « passeport » européen permet désormais en théorie d’exporter un FCPE français, même si dans les faits, l’export du FCPE n’est pas encore fluide. Vu ses avantages, d’autres pays européens pourraient s’inspirer à l’avenir du modèle français afin de développer leur actionnariat salarié. Le FCPE deviendra-t-il la référence des placements des salariés en Europe ?

(1) Méthodologie de l’enquête : La deuxième édition du baromètre d’Amundi Asset Management portant sur les attentes des salariés à l’international vis-à-vis des offres d’actionnariat salarié initiées par les entreprises françaises a été réalisée auprès de 63 000 salariés dans plus de 100 pays.

Lire aussi :
Avancées et menaces pour l’actionnariat salarié européen en 2014