12 pays de l’Union Européenne et 3 autres pays du vieux continent (Islande, Norvège et Suisse) encouragent l’actionnariat salarié par des politiques fiscales positives. Découvrez les détails.

« C’est une minorité des 28 Etats Membres de l’Union Européenne (ou des 31 pays si on prend en compte l’Islande, la Norvège et la Suisse). Mais cette minorité représente la part du lion pour ce qui est du nombre de grandes entreprises, de la capitalisation, ou de l’actionnariat salarié : 72% pour le nombre de sociétés cotées, représentant 72% des emplois, 77% de la capitalisation boursière, 83% des actionnaires salariés européens. », commente Marc Mathieu, Secrétaire Général de la Fédération Européenne de l’Actionnariat Salarié (FEAS).

En conséquence de la crise, plusieurs gouvernements ont pris des décisions négatives, pour réduire leurs dépenses et ont pénalisé ainsi l’actionnariat salarié. La France a donné la première ce mauvais signal (création du forfait social (2%) en 2009, hausse du forfait social en 2010 (4%), en 2011 (6%), en 2012 (8% puis 20%), suppression en 2014 de l’obligation faite à l’Etat lorsqu’il cède les titres d’une entreprise d’en réserver 10% aux salariés, taxation alourdie des stock options et des actions gratuites…), puis la Grèce, le Danemark, l’Irlande, les Pays-Bas entre 2009 et 2012. En France, la Loi Macron n’est que partiellement revenue sur ces points en améliorant un peu le sort des actions gratuites et en réintroduisant l’obligation d’ouverture du capital des entreprises dont l’Etat cède des titres.

La Grande Bretagne, au contraire, mène, et cela depuis plusieurs années, une politique fiscale positive afin d’encourager et développer l’actionnariat salarié dans le pays. A titre d’exemple, en 2014, le pays a fait le choix de doubler les incitations fiscales pour l’actionnariat salarié, considérant son développement comme un facteur de sortie de crise et un investissement pour l’avenir. En plus, la réélection de David Cameron peut être considérée comme la meilleure nouvelle pour l’actionnariat salarié européen et peut permettre à la Grande-Bretagne de devancer la France qui est le leader européen de l’actionnariat salarié (cf. « Actionnariat salarié : La Grande-Bretagne devancera-t-elle la France ? ») .

Pour développer l’actionnariat salarié en Europe et essayer de rattraper notre retard par rapport aux USA (cf. « Etude actionnariat salarié Eres : l’actionnariat salarié est plus développé aux USA grâce à l’actionnariat dans les PME non-cotées »), les gouvernements européens doivent s’inspirer de l’exemple britannique et adopter des politiques fiscales positives. Les entreprises, quant à elles, doivent renforcer leurs actions de communication et de pédagogie auprès de leurs salariés.

Spécifiquement en France, beaucoup reste à faire, et nous avons des propositions simples et efficaces à découvrir ICI