Suite à certains abus observés, la rémunération des dirigeants des grandes entreprises fait l’objet de nombreux débats. Les actionnaires peuvent en revanche limiter ces excès en participant aux assemblées générales (AG) des entreprises cotées dont ils détiennent les actions.

Les rémunérations des dirigeants sont souvent jugées excessives et posent des questions d’ordre éthique  (cf. post sur la situation en Suisse). En exerçant systématiquement leurs droits de vote, les actionnaires ont ainsi la possibilité de limiter ces abus et de participer au bon fonctionnement de la démocratie actionnariale. Ce vote est important car il a un impact significatif sur l’avenir de l’entreprise.

En avril dernier, L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a publié un guide pédagogique  à destination des actionnaires individuels dont l’objectif est de les aider à participer pleinement aux assemblées générales des entreprises dont ils détiennent les actions.

Ayant lu attentivement le rapport, je trouve le passage sur l’actionnariat salarié tout particulièrement intéressant car il rappelle que l’opération de type augmentation du capital réservée aux salariés « est souvent motivée par l’effet positif de la participation des salariés au capital de leur entreprise ». En effet, « en devenant eux-mêmes actionnaires, les intérêts des salariés convergeraient avec ceux des actionnaires individuels. Les salariés contribueraient ainsi davantage à la création de valeur à long terme ». Il s’avère une fois de plus que l’impact positif de l’actionnariat salarié est loin d’être un mythe (cf. post du 21/12/12).
Par ailleurs, comme pour toutes augmentations de capital, l’AMF préconise d’«être attentif aux conditions de prix  et à la dilution potentielle».

A l’occasion de cette publication, l’AMF nous rappelle qu’elle exerce parfaitement sa mission d’éducation financière, ce qui est indispensable dans notre pays.

Et je terminerai par une citation d’Anamaria Lusardi, directrice du Financial Literacy Center, publiée dans le New York Times du 24 avril 2010 :

«L’éducation financière est un élément essentiel de la connaissance que tout étudiant devrait avoir… Tout comme la lecture et l’écriture sont devenues des outils indispensables aux individus pour réussir dans les économies modernes, il est aujourd’hui impossible de réussir sans être en mesure de lire et écrire financièrement.»

Lire aussi :

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Culture financière des Français et des Européens

Rémunération des dirigeants : Le « Say on Pay » à travers le monde