Les entreprises qui proposent moins de 150€ de prime de partage des profits ont de fortes chances de voir réagir un peu brutalement leurs représentants du personnel et leurs salariés qui parleront d’ « aumône » ou de « proposition vexatoire ».

L’administration de son côté indique que la prime ne doit « pas être d’un montant symbolique », mais ne précise pas sa pensée. Pourquoi le législateur n’a-t-il pas encadré les montants de façon plus directive ? Nous avons vu des cas limites d’entreprises osant proposer 10€, et le patronat semble avoir tout fait pour minimiser la mesure. Les entreprises françaises qui gagnent de l’argent et versent des dividendes à leurs actionnaires ne seraient-elles donc pas partageuses ? Je ne le pense pas car ces entreprises disposent le plus souvent d’accords d’Intéressement et de Participation, qui se seront déclenchés. Elles traiteront en majorité cette prime sous la forme d’un surcroît d’Intéressement ou de Participation que permet la loi. Autant d’indices qui permettent de dire que c’est bien d’une refonte/extension pérenne de la Participation dont notre contrat social à besoin et que nos entreprises et nos syndicats pourraient négocier, sous amicale pression du politique.