Les négociations dans les entreprises concernées sur la prime de partage des profits ont commencé il y a 2 à 3 semaines. Nous avons été sollicités par des entreprises clientes grandes ou moins grandes qui nous demandent «combien faut-il donner ?».

Je croirais m’entendre, bon père de famille, interroger de temps à autre mes proches sur les montants d’argent de poche donnés aux enfants pour vérifier que ma femme et moi sommes « dans les clous » ! Mais voilà, le partage de la valeur n’est pas une affaire d’argent de poche des salariés, et cette absence de réflexion de fond sur les modalités de partage que telle ou telle entreprise est prête à consentir dans son contexte montre bien que cette prime est une mauvaise réponse à un vrai sujet.

En attendant une solution pérenne, des ordres de grandeur se dessinent déjà pour cette prime ponctuelle : entre 100 et 800€ par salarié selon les entreprises, très rarement plus, avec un consensus dans la fourchette 200€-500€ qui regroupe le maximum d’occurrences, confirmé par une première moyenne à 300€. On sera donc loin des 700€ moyens attendus par le gouvernement, bien que cette prime soit imposée aux entreprises dont les dividendes ont augmenté par rapport à leur moyenne sur deux ans.