Le plafonnement des niches fiscales est fixé à 10 000€ en 2014. L’épargne retraite échappe au plafonnement.

Au cours des trente dernières années, les gouvernements successifs ont systématiquement tenté de stimuler l’investissement ou l’emploi au moyen de réductions d’impôts ciblées que l’on appelle communément les « niches fiscales ».
Sans ambition d’exhaustivité (même la Cour des Comptes semble s’y perdre…), on pourra citer :

  • l’emploi d’un  salarié à domicile,
  • l’investissement au capital de PME (avec en particulier les FCPI et les FIP),
  • le soutien aux secteurs de la pêche et de l’audiovisuel (cf. les Sofipêche et Sofica),
  • l’investissement outremer (lois Paul, Pons et Girardin),
  • les innombrables défiscalisations immobilières (dispositifs Périssol, Besson, Robien, Scellier, Duflot, mais aussi Malraux, Monuments historiques, ZRR, Censier Bouvard et j’en oublie…),
  • etc, etc, etc….

En 2008, pour des raisons très politiques, le gouvernement décide d’instaurer un plafonnement aux avantages fiscaux dont peut bénéficier un foyer : ce sera le plafonnement des niches fiscales, entré en vigueur le 1er janvier 2009.
A l’époque, ce plafond est fixé à 25 000€ + 10% du revenu imposable. Il a progressivement diminué pour s’établir en 2014 à 10 000€ (après une intervention décisive du Conseil Constitutionnel en décembre 2012 qui supprime toute proportionnalité au revenu).

Aujourd’hui les contribuables qui souhaitent réduire leur imposition doivent choisir :
•    salarié à domicile (réduction maximale = 7 500€)
ou
•    investissement locatif (réduction maximale = 6 000€)
ou
•    investissement PME (réduction maximale = 8 640€)

L’épargne retraite permet également de réduire son imposition, mais il ne s’agit pas d’une « niche fiscale » : l’investisseur qui utilise son plafond épargne retraite va déduire de son revenu le montant des versements sur son PERP et donc bénéficier d’une réduction d’impôt non prise en compte dans le plafond des niches fiscales.

En 2014, un foyer fiscal qui souhaite investir sur un PERP pourra bénéficier d’une réduction d’impôt dont le montant maximal dépasse 100 000€, sans pour autant renoncer à faire garder ses enfants ou à investir pour soutenir l’innovation et l’emploi dans notre pays…
Alors n’hésitez plus et prenez le contrôle de votre retraite !

Lire aussi :

10 ans : l’âge de raison pour le PERP ?

DEBORY ERES et 163x lancent un nouveau contrat : « LE PERP ERES 163x » en partenariat avec Swiss Life

Plafond Epargne Retraite : comment ne pas le perdre ?