L’Allemagne est en haut du graphique, mais ce n’est pas une bonne nouvelle pour elle : à partir de 2020 le taux de dépendance de ses seniors (+ de 65 ans) sur la population de 15 à 64 ans va s’écarter de celui de la France avec une stabilisation prévue à un taux nettement plus élevé (source : Rexecode).

Une autre façon d’apprécier la supposée « rigidité » de Madame Merkel dans la résolution de la crise de la dette est de comprendre que le boom démographique des seniors risque de coûter durablement plus cher à son pays qu’à la France. L’Allemagne n’est pas « en avance » sur le traitement de ses déficits : elle DOIT prendre de l’avance.  Cela n’exonère pas la France de ses responsabilités pour remettre en ordre ses finances, mais permet de relativiser le soi-disant découplage entre les deux pays que notre myopie nous fait voir.