Une étude récente publiée en Australie par une équipe de recherche de l’Université de Melbourne sur les motivations des salariés de très grandes entreprises cotées montre qu’ils voient l’actionnariat salarié avant tout comme une façon de bénéficier du partage du profit (80% des répondants).

Si plus des deux tiers pensent que ça renforce le sentiment d’appartenance, une minorité (32%) y voit un moyen d’être impliqué dans les décisions qui ont un impact sur l’entreprise dans son ensemble et  seuls 20% pensent que l’actionnariat salarié leur permettra de prendre des décisions ayant un impact sur leur travail.

Malgré la crise financière (il faut quand même préciser que les salariés ont répondu en 2010), 78% pensent que c’est une façon de se constituer un « bas de laine » (nest egg) mais sans naïveté puisque la moitié (48%) reconnaissent comme défaut le risque que l’épargne soit à risque si l’entreprise ne va pas bien.

Enfin, il est intéressant de constater que les réponses sont très proches entre les actionnaires et ceux qui ne le sont pas à part sur 2 points : les non actionnaires soulignent, ce qui est logique, la difficulté à trouver l’argent pour acheter des actions et mettent en avant la durée trop longue pour bénéficier des gains.

Il serait intéressant de refaire le même sondage en Australie après la débâcle boursière de cet été et en France pour comparer les résultats notamment sur le chiffre suivant :

80% des actionnaires salariés australiens sont fiers de détenir des actions de leur entreprise.