L’investissement en actions, qui plus est en actions d’une seule entreprise, comporte des risques. C’est la raison pour laquelle le législateur dans sa grande sagesse, a exclu l’actionnariat salarié du PERCO (Plan d’Epargne Retraite Collectif).

S’agissant de l’actionnariat salarié dans les PEE (Plan d’Epargne d’Entreprise), la décote, l’abondement créent un amortisseur qui permet de lisser le risque des collaborateurs.

Une étude menée en 2017 par Eres sur les opérations menées dans le SBF120 entre 2006 et 2011 (donc potentiellement liquides 5 ans plus tard) montre qu’en réintégrant décote et dividende les salariés ont réalisé une bonne affaire dans 78% des cas, dans 95% des cas en intégrant un abondement normatif de 100%.

Pour 100€ investis, entre 2006 et 2010, en titres de leur entreprise, les salariés du SBF120 ont réalisé un gain moyen de 78% (sans abondement)

Et la régularité des opérations lisse encore le risque de perte au final sur plusieurs opérations cumulées.

Bien sûr, sur la masse des opérations certaines ont pu laisser des souvenirs amers : Vivendi et France Telecom au moment de l’explosion de la bulle internet par exemple. Mais combien d’opérations réussies depuis dans ces entreprises ?

Bien entendu, et nous le conseillons toujours à nos clients, il faut veiller à ce que les salariés n’investissent pas dans les actions de leur entreprise un montant déraisonnable par rapport à leur surface financière et leur besoin de liquidité pour faire face à une dépense imprévue. C’est la raison pour laquelle plafonner les souscriptions ou mettre en œuvre des règles d’abondement plus favorables aux versements modestes est souvent utile.

Il est par ailleurs important de bien qualifier les bénéfices extra-financiers de l’actionnariat salarié :

Voilà pour l’essentiel, et maintenant êtes-vous prêts pour le PACTE de 2018 (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) ?

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