Comment la complexité du monde financier créé la défiance chez les salariés.

Récemment, lors d’une réunion sur l’épargne salariale dans un grand groupe coté, j’ai assisté à un dialogue surréaliste entre un représentant du personnel et un banquier.

Le premier s’inquiétait pour l’argent des salariés de son entreprise placé dans le plan d’épargne d’entreprise car il était persuadé que toutes les sommes étaient en fait utilisées pour acheter des actions de la banque ! Ayant vu la valeur de l’action de la banque en question lourdement chuter il avait le sentiment que son épargne allait fondre.

Le banquier a eu toutes les peines du monde à lui expliquer que son épargne n’était en aucun cas utilisée pour acheter des actions de la banque et qu’il pouvait dormir sur ses deux oreilles.

Il a fallu reprendre l’explication en imaginant la situation avant la dématérialisation des titres : les titres papier étaient alors placés dans un coffre, coffre qui ne pouvait pas être ouvert par la banque même en cas de faillite car elle n’avait pas la clé.

Cet exemple caricatural doit quand même nous faire réfléchir car dans notre pays le lien entre épargne collective et financement du développement des entreprises est loin d’être acquis.