L’INSEE affirme qu’« au premier trimestre 2013, l’indice du coût du travail – salaires et charges baisse de 1,9 % »… si l’on intègre dès à présent le Crédit Impôt Compétitivité Emploi que certaines entreprises toucheront peut-être… Cherchez l’erreur !

Si je ne me trompe pas l’INSEE est « L’Institut national de la statistique et des études économiques » qui « collecte, produit, analyse et diffuse des informations sur l’économie et la société françaises ».

En me référant, par contre, aux informations récentes publiées par l’INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE portant sur l’indice du coût du travail (ICT), je commence à avoir des doutes sur sa mission. Pourquoi ?

Le 13 juin dernier, l’INSEE annonce la baisse de l’indice du coût du travail de 1,9% au 1er trimestre 2013 en nous « avertissant » que le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) intervient désormais dans le calcul de l’indice en question.

Pour rappel, le CICE a pour objet le financement de l’amélioration de la compétitivité des entreprises à travers notamment des efforts en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique et énergétique et de reconstitution de leur fonds de roulement (cf. http://www.economie.gouv.fr/ma-competitivite/quest-que-credit-dimpot-pour-competitivite-et-lemploi).

Vous me diriez que les entreprises ont la possibilité de calculer le montant de leur crédit d’impôt et d’en prendre ainsi connaissance avant, mais cela reste hypothétique compte tenu de la complexité administrative du mécanisme. Certaines entreprises choisiront le préfinancement du CICE pour en percevoir immédiatement une quote-part allant jusqu’à 85%. Ce préfinancement a un coût en intérêts, frais de dossier, frais d’expertise-comptable (obligatoire) : ce coût est-il répercuté sur l’avantage théorique ?

Dans les faits, le calcul réalisé au préalable ne reflète pas toujours la réalité de l’entreprise ni sa capacité à embaucher aujourd’hui sur la promesse d’une économie future.
En d’autres termes, inclure un élément futur dans des statistiques présentes, ce n’est pas, en tous cas à mes yeux,  la mission d’un INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE qui devrait être neutre et objectif.

C’est à vous de me dire !